Bébé

Otites, antibiotiques et prévention

Devenir parent, c’est aussi refaire connaissance avec plusieurs petites infections côtoyées lors de notre propre enfance. Les otites sont du nombre et amènent leur lot de questions. On tente de répondre aux plus fréquentes.

Les enfants, contrairement aux adultes, semblent plus sensibles aux infections de l’oreille, tel est le premier constat que peuvent faire les parents. Ce n’est malheureusement pas qu’une impression. Les otites touchent majoritairement les petits âgés entre 6 mois et trois ans. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce fait.

Les jeunes enfants plus à risque

Généralement — puisque d’autres causes ne sont pas exclues —, les otites sont causées par des virus et/ou des bactéries qui remontent de l’arrière de la gorge jusqu’à la trompe d’Eustache. Chez les enfants, cette partie de l’oreille est plus courte que chez les adultes, ce qui les rend plus vulnérables aux otites, particulièrement pendant un rhume. Sachant que les moins de deux ans peuvent avoir jusqu’à dix rhumes par année, on comprend que les otites ont un terreau fertile pour se développer.

Parents, soyez aux aguets

Les enfants en âge de parler se plaindront de maux d’oreilles —bien que pas toujours — et les plus jeunes auront plutôt des signes cliniques allant de la fièvre inexpliquée aux troubles du sommeil, en passant par l’irritabilité, un excès de sécrétions, une mauvaise perception des sons ou autres symptômes. Il est aussi commun de voir les bébés se triturer les oreilles. Devant la suspicion d’une otite, faut-il nécessairement se précipiter chez le médecin et réclamer des antibiotiques?

On sait que pour certaines otites — c’est le cas de l’otite mucoïde ou séreuse —l’antibiothérapie n’est pas nécessaire et que, pour d’autres, comme l’otite moyenne aiguë, elle l’est. Difficile donc, pour un parent, de savoir si «oui» ou «non» l’otite doit être traitée par antibiotiques. Dans tous les cas, ce dernier devra consulter un spécialiste de la santé.

Repousser de 48 heures la prise d’antibiotiques

Bien que la décision de prescrire ou non des antibiotiques est établie selon des critères précis et qu’elle revienne uniquement au médecin traitant, plusieurs études suggèrent de retarder la prise d’antibiotiques de 48 heures chez les petits patients dont les symptômes sont non sévères et qui n’ont pas de maladies particulières. Cette décision, adoptée d’un commun accord avec les parents, vise à enrayer la prise inutile de médicaments et, donc, à prévenir la résistance aux antibiotiques. Puisque certains types d’otites se résorbent d’elles-mêmes, attendre 48 heures peut s’avérer une stratégie gagnante.

N’oubliez pas de soulager

Qui dit «repousser la prise d’antibiotiques» ne veut pas dire «négliger de soulager la fièvre et la douleur de l’enfant». En effet, l’administration d’ibuprofène et d’acétaminophène est recommandée pendant les premiers jours.

Quelques gestes simples, à intégrer à la routine d’un enfant, peuvent agir à titre préventif. En voici quelques-uns:

  • assurer une hygiène nasale adaptée à l’âge de l’enfant;
  • éliminer l’usage du tabac à la maison;
  • allaiter;
  • éviter de lui donner le biberon lorsqu’il est couché;
  • s’assurer de suivre le carnet de vaccination.

Sources: Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, Canadian Paediatric Society, Soins de nos enfants

Écrit par Annie Harvey


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