Alimentation

Le code sans noix à l’école : une interdiction bientôt révolue?

Le code sans noix disparaîtra-t-il des écoles? Avec le temps, le problème des allergies alimentaires se transforme. De plus en plus d’enfants en développent, et en même temps, de plus en plus d’allergènes font surface. Que faut-il faire pour bien composer avec cette réalité?

Le code sans noix n’est pas une loi

Commençons par expliquer que le code sans noix n’a jamais été une loi. Au Québec, il n’existe pas de réglementation dans les écoles qui encadre les mesures de sécurité concernant les réactions allergiques. C’est l’opposé en Ontario qui depuis 2006, a adopté la Loi visant à protéger les élèves anaphylactiques.

Les écoles québécoises développent donc leurs propres règlements et procédures quant aux allergies. L’interdiction des noix et des arachides va presque de soi, celles-ci étant reconnues depuis longtemps pour déclencher des réactions graves, parfois fatales.

Toutefois, d’autres allergies tout aussi sévères comme celles au lait, aux œufs ou au poisson sont de plus en plus courantes. S’ensuit donc une tendance à augmenter les interdits alimentaires à l’école dans le but de protéger les enfants.

Retirer le code sans noix dans les écoles

Le retrait du code sans noix à la Commission scolaire de Montréal en 2017 est une volte-face dans ce contexte d’augmentation des allergies. Pourtant, les recherches actuelles semblent aller dans le même sens.

Une étude montréalaise indique que les enfants allergiques aux noix sont un peu plus à risque dans les écoles les interdisant que dans celles les autorisant. Pourquoi ? Possiblement à cause du sentiment de fausse sécurité qu’ils pourraient cultiver dans un endroit adoptant le code sans noix.

De plus, il devient difficile pour les établissements scolaires de garantir un environnement sans allergènes. Au Québec, les cas d’allergies alimentaires ont bondi de 18 % chez les jeunes entre 1997 et 2008, selon Allergies Québec.

Pour réduire les risques d’exposition, il serait vraisemblablement plus avantageux de sensibiliser les enfants et les intervenants à l’égard des allergies.

Miser sur la prévention et l’éducation

La prévention et l’éducation se jouent au quotidien. À l’école, il existe plusieurs mesures à adopter qui réduisent les risques d’exposition aux ingrédients allergènes :

  • Nettoyer les surfaces contaminées
  • Encourager la lecture des étiquettes pour repérer les allergènes
  • Ne pas partager ou échanger de nourriture
  • Se laver les mains avant et après les repas
  • Recourir à des récompenses non alimentaires (pas de bonbons !)

Allergies Québec a notamment élaboré un protocole destiné aux écoles en vue d’uniformiser les procédures à suivre. Cette démarche mise sur :

  • La formation du personnel sur les allergies alimentaires
  • La création de plans d’intervention individualisés pour les élèves
  • L’établissement de procédures d’urgence en cas de choc anaphylactique
Quelles solutions aux allergies?

Heureusement, les recherches concernant les allergies alimentaires avancent et peuvent fournir quelques pistes de solutions :

Vous pouvez introduire les arachides tôt dans l’alimentation de votre enfant. Selon une étude du National Institute of Allergy and Infectious Diseases, cela réduit de 81 % le risque d’allergie à l’arachide.

Le CHU Sainte-Justine offre un traitement des allergies alimentaires par immunothérapie orale, et vous pouvez inscrire votre enfant à leur clinique. Puisque le projet est en phase d’implantation, certains critères de priorisation donneront des temps d’attente variables.

Il est normal que le retrait du code sans noix nourrisse certaines craintes chez les parents d’enfants avec allergies. La prévention et l’éducation sont alors les meilleurs moyens pour protéger vos petits. En ce mois de sensibilisation aux allergies alimentaires, profitez-en pour en parler autour de vous.

Image de Mamanpourlavie.com


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