Famille

Le chouchou de la famille

Est-il réellement possible d’aimer plus un enfant qu’un autre? Cette crainte traverse le cœur de bien des parents. Pourtant, il est vrai qu’on n’aime pas nos enfants de la même façon sans pour autant préférer l’un à l’autre. Explications.

« L’amour ne se divise pas, il se multiplie! » Cette phrase, on l’entend souvent. Mais au fond de nous, on traîne toujours la peur d’avoir un chouchou. Et parfois, c’est vrai, il y a un de nos enfants avec qui « on clique » plus qu’un autre. Ou un avec qui on a inévitablement plus de frictions (souvent parce qu’il nous ressemble plus!). Pas la peine de culpabiliser avec l’idée de ne pas aimer nos enfants de la même façon… car c’est partir sur une mauvaise base!

Aimer différement? 

Il est impossible d’aimer nos enfants exactement pour les mêmes raisons, de les aimer « pareil ». Nécessairement, ça revient à dire qu’on a un « préféré », mais on bannit vite ce mot. Ce qu’il faut comprendre (et accepter!) c’est qu’on aime tous nos enfants, ça, c’est certain. Toutefois, selon leur sexe, leur âge, l’énergie qu’ils nous demandent, leur personnalité et leurs intérêts, il nous arrive de développer plus d’affinités et de complicité avec l’un d’eux. Et au courant de notre vie, parce qu’on change et eux aussi, cette complicité change aussi. On n’est pas toujours plus proche du même enfant.

Mais cette situation nous fait mal dans notre cœur de parent. On ne veut pas avoir de chouchou! Ce terme est lourd de sens négatif. Cependant, ce sont nos gestes et nos actions qui feront en sorte que cette situation est blessante ou non. Bien sûr, si on fait toujours passer un de nos enfants en premier (pour l’achat de vêtements autant que pour servir son assiette), il se peut que les autres se sentent lésés… surtout si vous ne leur expliquez pas les raisons qui motivent votre choix. Si vous achetez du linge à l’aîné parce qu’ensuite, il pourra le refiler au deuxième par souci d’économie, ce dernier pourrait le comprendre si vous lui expliquez.

Toutefois, il est vrai qu’il peut trouver barbant de toujours porter le linge du plus vieux. Peut-être trouver un terrain d’entente avec lui et se mettre d’accord sur quelques morceaux qu’il pourrait choisir neufs lui aussi? Concernant un truc aussi anodin que de savoir qui aura son assiette en premier, il se peut que vous effectuiez cette tâche sans même songer qu’elle peut être source d’un conflit dans la fratrie et être même interprétée comme un signe que vous aimez plus un enfant que l’autre. Qui aurait pu songer que l’ordre du service à la table pourrait susciter un conflit? Dans un cas comme celui-ci, où l’amour n’est pas en jeu, expliquez à l’enfant qu’il n’a pas raison de douter de votre amour et faites un effort pour varier l’ordre de service. Parfois, les enfants voient des signes où il n’y en a pas!

L’important est de ne pas glisser dans les injustices… injustifiées! Un de vos enfants ne doit pas retenir toute votre attention et surtout être le centre de tous vos gestes. JAMAIS. Autant lui, devant ce trop-plein d’amour, pourrait se sentir redevable envers vous et mal à l’aise face à sa fratrie, autant ceux qui sont délaissés pourraient voir leur confiance en eux se ternir et cultiver envers vous de mauvais sentiments. Et de fait, l’ensemble des relations familiales deviendrait tendu.

Un bagage dans chaque enfant

Chacun de nos enfants porte en lui une foule de souvenirs qui ne sont même pas reliés à lui comme être humain. Notre relation avec lui peut être influencée par :

L’époque de sa naissance. Lorsqu’il est né, vivions-nous un état d’euphorie? Une passe difficile dans notre couple? Comment s’est déroulé votre congé de maternité? Avez-vous laissé votre emploi? Un rêve?

Notre propre enfance. Selon comment notre propre enfance s’est déroulée, on n’agit pas de la même façon avec nos enfants. Aussi, si on a été le cadet de la famille, il se peut qu’on se trouve plus d’affinité avec le cadet de nos enfants.

L’effet miroir. Un de nos enfants nous ressemble beaucoup – autant physiquement que psychologiquement – et c’est suffisant pour teinter notre relation. Autant, cette relation peut être fusionnelle, autant elle peut être remplie de flammèches si on voit en notre enfant nos mauvais côtés.

Célébrer le caractère unique de chacun de nos enfants

Des idées pour que chacun de nos enfants se sente « spécial » et unique à nos yeux.

  • Secrètement, juste pour vous, faites une liste des 5 principales qualités de chacun de vos enfants. Ainsi, vous verrez qui ils sont vraiment. Vous pourriez aussi faire une liste des 5 choses dans lesquelles ils sont bons, individuellement. Cela vous permet d’avoir une vision globale de chacun de vos enfants.
  • Faites le plus souvent possible une activité spéciale en tête-à-tête avec chacun de vos enfants. Un chocolat chaud dans un café avec votre aîné, une sortie cinéma avec votre fille et une escapade au parc avec votre tout-petit. Cela permet à chacun d’avoir un moment privilégié avec vous. De fait, vous êtes plus consciente que chacun de vos enfants vous apporte quelque chose de différent.
  • Ne vous mêlez pas de tout ce qui se passe au sein de la fratrie. Une de nos propensions comme parents est de nous mêler des chicanes, dans le but qu’elles ne s’enveniment pas. Toutefois, si on punit ou si on règle les conflits à leur place, les enfants peuvent interpréter nos décisions et déclarer qu’on punit, par exemple, toujours le même. Laisser vos enfants trouver leurs propres solutions entre frères et sœurs, c’est bien.

Et si c’est grand-maman qui a un chouchou?

Avant que la situation ne s’envenime, il faut essayer de lui en parler en misant sur le fait que sa relation avec les autres enfants pourrait en souffrir. Bien sûr que Mamie peut avoir plus d’affinités avec certains de ses petits-enfants (vos nièces, vos neveux ou les vôtres, par exemple) ou qu’elle voit certains plus souvent que d’autres. Parfois, il faut arrêter, comme adultes, de compter et de mesurer. C’est parfois nous qui amplifions la situation. Même si grand-maman voit certains de ses petits-enfants plus souvent, cela ne veut pas dire qu’elle n’aime pas les autres. Reste que si on sent une préférence et que celle-ci affecte notre enfant, on aborde le sujet avec les grands-parents. Souvent, le grand-père est la personne qui peut nous aider à faire passer, doucement, notre message à Mamie. 

Image de Nadine Descheneaux

Autrice jeunesse et conférencière.


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