Vie scolaire

Les sorties scolaires sont-elles sécuritaires?

Le Conseil canadien de la sécurité recommande aux parents de s'assurer que la sécurité sera de mise lors des excursions scolaires de leurs enfants.

La majorité des parents signent le formulaire de consentement sans se poser de questions sur la sécurité de leurs enfants. Ces sorties scolaires occasionnent pourtant des milliers de blessures et quelques décès chaque année.

Le CCS a soulevé ce dossier il y a deux ans. En 2000, les excursions scolaires ont fait sept morts. En Ontario, deux élèves du primaire se sont noyés lorsque l'embarcation dans laquelle ils avaient pris place a sombré lors d'une tempête. Deux élèves du secondaire ont perdu la vie lors d'une visite d'une usine d'assemblage dans le cadre d'un programme scolaire. Durant cette même année en Californie, deux élèves de Calgary et un parent qui les accompagnait se sont noyés après avoir été emportés par une vague.

Au premier semestre de 2002, un adolescent de l'Ontario a perdu la vie et un autre est devenu quadriplégique à la suite de blessures qu'ils avaient subies lors d'un voyage de ski, et une fille de Winnipeg s'est noyée lors d'une sortie aquatique organisée par son école.

Les parents ont le droit de s'assurer qu'on a pris les mesures qui s'imposent.

  • Comment l'école assurera-t-elle la sécurité des enfants lors d'une excursion?
  • Quels sont les dangers éventuels?
  • Y a-t-il eu des incidents qui sont survenus lors d'excursions semblables?
  • Est-ce que les responsables sont compétents?
  • Que vont faire les enfants dans le cadre de cette excursion?
  • Quelle est la valeur éducative de l'excursion?

Les parents se doivent de tout savoir sur l'excursion, d'autoriser par écrit leurs enfants à y participer et de souligner leurs attentes concernant l'excursion en question, parce que les questions de responsabilité feront en sorte que plusieurs sorties populaires seront plus scrutées à la loupe.

Une question d'équilibre

C'est à la direction de l'école qu'il revient de faire la distinction entre la sécurité des élèves et les occasions d'apprentissage dans le monde réel.

Un directeur d'école doit parfois refuser une activité proposée ou imposer des restrictions qui semblent déraisonnables, ce qui peut soulever un tollé chez les élèves et les parents. Il arrive que les activités qui suscitent le plus d'opposition sont celles qui ont très peu de valeur éducative et qui sont axées sur l'aspect récréatif, social ou de divertissement.

Les écoles se font de plus en plus demander d'organiser des sorties scolaires aux parcs d'attractions thématiques, aux installations récréatives et aux centres de villégiature. Les organisateurs se doivent de peser le pour le contre au plan éducatif et des risques de blessures.

Une activité qui ne pose aucun danger en milieu de famille peut être dangereuse en milieu scolaire où la supervision n'est pas toujours assurée. Certaines activités proposées comportent des risques manifestes. À titre d'exemple, toute personne qui propose une sortie d'escalade de rocher ou en zone de guerre pour faire « revivre l'histoire » (il s'agit bel et bien de propositions qui ont été soumises) peut se heurter à un refus.

En hiver, les excursions scolaires au Canada se font souvent dans des endroits où on peut pratiquer des sports sur la neige. Le ski et la planche à neige comptent pour plus de 40 pour cent des blessures déclarées lors d'excursions scolaires. Le miniski et la descente en chambre à air, deux activités assez nouvelles, posent un grand risque et nécessitent une surveillance attentive, ainsi que du savoir-faire.

Quoique glisser sur la neige ou la glace (en traîneau ou traîne sauvage) semble moins dangereux, cette activité peut causer des blessures graves chez les enfants. Le faible nombre de réclamations et de blessures cache toutefois un fait inquiétant : les blessures restent toujours graves. Cette activité représente 25 % des indemnités payées par les assureurs pour sorties scolaires.

La gestion des risques lors d'excursions scolaires

Le Fonds d'échange d'assurance des conseils scolaires de l'Ontario assure 90 % des écoles publiques en Ontario. Chaque année, elle reçoit des rapports portant sur des milliers de blessures subies par des enfants lors d'excursions scolaires, dont certaines entraînent l'invalidité voire la mort. L'aspect le plus tragique de ces incidents est qu'on aurait pu en prévenir la majorité grâce à une simple gestion des risques.

La gestion des risques est une démarche systématique visant à prévenir ou à réduire l'exposition aux pertes. Il faut identifier et analyser les risques ou dangers, et prendre des mesures afin d'éliminer ou de contrôler tout risque susceptible de causer des blessures. L'évaluation du profil des risques repose souvent sur l'intuition et l'expérience professionnelle plutôt que sur une preuve scientifique ou médicale concrète.

Une science imprécise, l'application de la gestion des risques aux activités scolaires peut soulever de l'opposition de la part des parents ou des élèves. On peut qualifier les restrictions d'inopportunes, de coûteuses, de déraisonnables et d'atteintes aux libertés personnelles.

L'identification et l'analyse des risques constituent la première étape de toute activité proposée.

  • Quels sont les risques connus?
  • Quel est le niveau d'exposition aux blessures?
  • Est-ce que quelqu'un s'est rendu sur le site pour le vérifier?
  • Quelles sont les compétences et la formation que devraient posséder les adultes responsables?

Les écoles ne devraient pas organiser des activités comportant des risques élevés, à moins qu'on puisse les réduire. Si cela est impossible, il faut annuler l'activité, souvent au désespoir de certains élèves et parents.

Dans bien des cas, il est possible de réduire ou d'éliminer les dangers en suivant des normes ou lignes directrices en matière de sécurité. Il peut s'agir de politiques, et procédures internes, ou de celles provenant d'autres organismes, tels qu'associations athlétiques, organismes de sécurité ou autorités réglementaires. Par exemple, les dangers peuvent nécessiter la prise de précautions, telles que l'usage du bon équipement de sécurité, ou exiger que les organisateurs et les exploitants forment et supervisent les participants.

Plusieurs sorties scolaires nécessitent la participation de commerçants ou d'exploitants du secteur privé, dont les exploitants de parcs d'attractions, de centres de ski, d'excursions ou de visites guidées, ou encore de fournisseurs d'équipements. Les écoles doivent donc s'assurer que ces fournisseurs de services sont fiables, qu'ils disposent de dispositifs de sécurité efficaces et qu'ils acceptent la responsabilité relativement à tout acte de négligence de la part de leurs employés.

Lorsqu'une excursion scolaire se termine par une blessure grave, il est d'ordinaire possible de noter qu'on a fait montre de laxisme au niveau de la gestion des risques. Il se peut qu'on n'ait pas bien évalué les risques lors de la planification, ou qu'on n'ait pas mis en application les règles de sécurité lors de l'excursion. De bonnes pratiques de gestion des risques permettent de prévenir la majorité des incidents graves.

Excursions scolaires à risque

Plus de 40 % des blessures signalées lors d'excursions scolaires sont occasionnées par le ski et la planche à neige. Il s'agit là de deux sports qui ont fait deux victimes depuis 1995. Le miniski et les tripes sont des activités assez nouvelles et à haut risque nécessitant beaucoup de supervision et une grande expérience. Quoique la glissade sur la neige ou la glace (en traîneau ou traîne sauvage) semble être une activité moins dangereuse, elle peut causer des blessures graves chez les enfants. Le faible nombre de réclamations et de blessures cache toutefois un fait inquiétant : les blessures restent toujours graves. Cette activité représentait 25 % des indemnités reliées aux excursions scolaires.

Le Ontario School Boards' Insurance Exchange (OSBIE) recommande aux conseils scolaires de poser les questions suivantes lors de la planification de TOUTE activité scolaire :

Éviter les risques

 
  • Avons-nous besoin d'une telle activité?

Évaluer les risques

 
  • Si nous l'organisons, est-il prévisible que quelqu'un va se blesser?

Réduire les risques

 
  • Que pouvons-nous faire pour prévenir les blessures?

 

Les réponses à ces questions peuvent rapidement déterminer si l'activité convient aux élèves, et si l'école dispose du personnel qualifié pour organiser l'activité en toute sécurité.

Et il ne faut jamais oublier la grande question à se poser avant d'organiser toute activité scolaire : cette activité a-t-elle une valeur éducative?

Conseil canadien de la sécurité (CCS)

Le Conseil canadien de la sécurité (CCS) est un organisme à but non lucratif et autonome axé sur le savoir, qui se consacre à la promotion de la sécurité. Le Conseil canadien de la sécurité s’emploie à suivre les progrès les plus récents réalisés dans le domaine de la sécurité afin d’offrir ressources et renseignements basés sur les travaux et statistiques les plus fiables.


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