Santé

Comment administrer des médicaments aux enfants

Quand ils sont tout-petits, l’opération « médicaments » est assez simple. Mais quand ils se débattent et qu'ils expriment haut et fort que « Erkkk, c’est pas bon », donner un médicament devient un tour de force!

Nul besoin de les menacer ou d’y aller de promesses folles : il faut ce qu’il faut. Mais il y a des trucs pour que ça se passe bien. Les voilà, on vous les refile!

Moins d'un an
  • On les installe toujours, sur le dos, idéalement sur leur table à langer ou, du moins, sur une surface stable.
  • Dans toutes les situations, si vous êtes deux pour l’opération « médicament », c’est encore mieux.
  • Même le grand frère ou la grande sœur peuvent vous aider en distrayant doucement le bébé.
Vaporisateur dans le nez
  • On incline la tête du bébé sur le côté.
  • On introduit doucement l’embout du produit dans la narine supérieure.
  • On change de côté et on reproduit le même scénario.
Moucher son bébé
  • On prépare notre mouche-bébé avant d’installer bébé.
  • On lui tient la tête légèrement inclinée.
  • On introduit l’embout dans la narine supérieure et en même temps, on bouche l’autre narine.
  • On aspire fortement et longuement.
  • On répète avec l’autre narine en inclinant la tête de l’autre côté, très légèrement
Gouttes dans l’oreille
  • On incline légèrement la tête du bébé.
  • En tirant le lobe de l’oreille vers l’arrière, on laisse tomber les gouttes dans l’oreille.
  • On maintient la position sur le côté, en immobilisant doucement la tête, pour que le produit se rende bien. 
Médicament liquide
  • On place le bébé en position assise.
  • On ne donne jamais du liquide à un enfant en position couchée afin de prévenir les risques d’étouffement.
  • On utilise au choix le compte-goutte, la cuillère ou la seringue, mais jamais au centre de la bouche.
  • On préfère plutôt les commissures des lèvres pour que le sirop coule à l’intérieur des joues. Ainsi, moins de nausées, de haut-le-cœur ou d’étouffement.
Mettre un suppositoire

 


  • On soulève les jambes du bébé vers sa poitrine.

  • On s’assure qu’il ne fera pas de mouvement brusque du bassin.

  • On introduit rapidement le suppositoire. Pour que ceux-ci pénètrent plus aisément, on conseille souvent de les garder au réfrigérateur. 


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Gouttes dans les yeux

 

 


  • On essuie doucement les yeux avec une compresse ou une débarbouillette propre.

  • On n’utilise pas la même compresse pour les deux yeux ou alors on change de coin de débarbouillette.

  • On écarte délicatement les paupières avec nos doigts (prenez soin de bien les laver avant!) et on laisse tomber les gouttes sans toucher l’œil.

  • On estompe doucement le surplus qui coule.

  • Petit truc : on lui donne sa suce en même temps, car l’action de téter fait relâcher les paupières. L’enfant sera donc moins tendu.


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Compte-gouttes, cuillère doseuse, cuillère normale, sucette doseuse ou seringue? Question de préférence!
  • Le compte-goutte permet de libérer doucement le liquide, mais il est parfois difficile d’obtenir avec précision la bonne dose.
  • La seringue cause moins de dégât et est plus facile à manipuler, car rapidement, on obtient la dose précise.
  • La cuillère doseuse est pratique pour les enfants habiles qui mangent seuls avec débrouillardise, autrement c’est souvent la catastrophe!
  • Il existe aussi des suces « doseuses », mais l’administration du médicament peut être plus longue et moins efficace. Certains médicaments pourraient adhérer à la surface. Informez-vous bien avant.
Pour les enfants plus vieux qu'un an

On pose des questions. On demande sans gêne au pharmacien de nous aider. Qui sait? Peut-être existe-t-il des médicaments dont la dose serait moins volumineuse ou moins fréquente qui permettrait tout aussi bien de soigner efficacement notre enfant. On n’hésite pas. Il faut ce qu’il faut. On peut dire à notre enfant qu’on sait bien que le médicament n’est pas bon au goût, mais on lui rappelle qu’il est efficace pour le soigner. Et on y croit. Sinon, notre enfant sentira notre tiraillement et refusera encore plus obstinément à le prendre.

On n’insiste pas en lui disant – faussement, dans la plupart des cas – qu’on aime prendre des médicaments. Et on ne les associe pas à des « sortes » bonbons ni à des gâteries! Cela pourrait avoir comme résultat de les inciter à vouloir en prendre inutilement! On ne négocie pas. Pour la prise d’un médicament, il n’y a ni punition ni récompense. Si l’enfant fait des siennes, on ne l’afflige pas en plus en le punissant. Et même s’il fait cela comme un pro, on ne le gratifie pas outre mesure.

Jamais sans supervision. On ne laisse jamais un enfant prendre seul sa dose de médicaments. S’il doit le prendre ailleurs qu’à la maison, on avertit l’adulte qui en sera responsable. Il faut toujours vérifier la dose.On lave et passe à l’eau bouillante le compte-goutte ou la seringue à chaque utilisation pour éviter la propagation de microbes.
Trucs et réflexions de mamans
  • On demande au pharmacien si c’est possible et sans contre-indication d’écraser un comprimé dans la nourriture. Quand c’est faisable, on s’assure toutefois que notre enfant mange toute sa portion pour ne pas « oublier » des bouts du médicament.
  • Le froid paralyse un peu nos papilles gustatives, alors moins sensibles au goût du médicament. Avant la prise, on peut refroidir le produit (si possible) ou on fait sucer un « popsicle » ou un glaçon à notre enfant.
  • « Avant de donner le médicament à mes enfants, ils décident du jus qu’ils pourront boire immédiatement après pour enlever le goût. Le verre de jus prêt à côté d’eux est l’incitatif final pour qu’ils prennent sans trop rechigner le médicament. » Sonia
  • « Je n’aime pas le bon goût ajouté aux médicaments. Bien sûr, les saveurs permettent de camoufler ou de donner un goût sucré aux médicaments, mais je n’adhère pas à toute la folie du « je choisis la saveur » de mon sirop comme je choisis un cornet de crème glacée. Un médicament n’est pas un bonbon. Je ne veux pas qu’il soit délicieux, je veux qu’il soit efficace. Et à la limite, j’aime mieux que mes enfants grimacent en le voyant plutôt qu’ils aient le goût de vider la bouteille. » Mylène
  • « Pour éviter que le sirop tache les vêtements de ma fille, je lui donne sa dose quand elle prend son bain. Mais, maintenant, il existe des sirops sans colorant : génial! » Nadine.
  • Si on est seul et que notre enfant se débat trop, on peut l’enrouler dans une serviette ou une doudou pour nous aider à lui donner son médicament. Ce n’est pas la situation idéale, mais cela peut aider en cas extrême.
Image de Nadine Descheneaux

Autrice jeunesse et conférencière.


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