Santé

Prendre soin de la vision de ses moussaillons

Ce n’est un secret pour personne, la vision occupe une place de tout premier plan dans nos vies. Il faut donc bien sûr prendre grand soin de nos yeux, et ça commence par une visite chez l’optométriste dès l’âge de six mois!

Eh oui, il est effectivement possible, dès ce tout jeune âge, de détecter toute une panoplie de troubles de la vision et de maladies oculaires qui pourraient nuire au bon développement de votre nourrisson. Et puisque près de 80 % de l’apprentissage d’un enfant passe par sa vision, il va sans dire qu’il est crucial de s’assurer que cette dernière soit optimale, et ce, le plus rapidement possible. J’ai donc décidé de m’entretenir avec Dre Amélie Ganivet, optométriste et détentrice d’une maîtrise en optométrie pédiatrique et en vision binoculaire, afin d’en savoir un peu plus sur la vision et l’enfance!

L’âge recommandé pour une première visite chez l’optométriste étant de six mois, soit bien avant l’acquisition du langage, à quoi ressemble ce premier examen?

Il s’agit d’une série de petits tests visant à évaluer la réaction du poupon face à diverses situations. Par exemple, si l’on cache un œil et qu’on obtient une réaction négative, c’est souvent le signe d’une mauvaise vision. On vérifie aussi la capacité à suivre le mouvement d’une cible de façon coordonnée, on analyse le champ visuel et on observe la santé générale de l’œil et la réfraction à l’aide d’un examen sous cycloplégie (avec gouttes).

C’est donc l’acuité visuelle, la réfraction, la santé oculaire et la vision binoculaire qui sont évaluées lors de cette rencontre, d’une durée totale d’environ une heure.

Quelle est la fréquence subséquente recommandée pour les examens de la vue chez les enfants?

Après ce premier examen, il est recommandé d’en passer un autre à 3 ans, puis juste avant la rentrée scolaire (vers 4-5 ans) et chaque année jusqu’à l’âge de 18 ans. Évidemment, la fréquence pourrait augmenter dans le cas d’une situation particulièrement à risque.

Quels sont les troubles de la vision les plus courants chez les jeunes enfants?

On retrouve tout d’abord l’anisométropie, qui se caractérise par une différence de réfraction entre les deux yeux. Le défaut optique n’étant pas d’égale valeur, un déséquilibre se crée et on assiste alors souvent au développement de l’amblyopie, plus connue sous le nom d’« œil paresseux ». Il s’agit de la véritable bête noire de la vision des enfants, pour la simple et bonne raison que, sans un examen de la vue, cette condition ne peut être détectée. En effet, puisque la personne atteinte ne connaît rien d’autre, elle n’a pas l’impression d’avoir une mauvaise vision, sans compter le fait que son « bon œil » compense pour le second. À long terme, cela peut s’avérer très dommageable, au point de se retrouver avec un œil quasi inutile, condition rendant la pratique de certains métiers (pompier, policier, etc.) impossible. Il importe donc de détecter l’amblyopie dès que possible afin de la traiter et d’éviter d’éventuelles complications.

Autrement, on peut également déceler la présence de plusieurs autres troubles de la vision courants chez les jeunes enfants tels que l’hypermétropie, la myopie, l’astigmatisme, le strabisme (œil qui louche) et le daltonisme, et des maladies oculaires comme le glaucome et les cataractes (qui, contrairement à la croyance populaire, ne sont pas l’apanage des aînés).

Comment peut-on repérer un trouble de la vision chez les tout-petits? Quels sont les symptômes à surveiller?

Un enfant qui ne suit pas des objets mobiles du regard, qui cligne souvent des yeux, plisse le front, se montre particulièrement sensible à la lumière, se frotte fréquemment les yeux, larmoie beaucoup, ferme toujours le même œil pour regarder quelque chose, louche ou a de la difficulté à s’orienter et se cogne un peu partout est assurément un enfant à surveiller.

Il importe également de porter une attention particulière aux enfants adoptés nés dans un pays où la malnutrition est malheureusement monnaie courante de même qu’aux bébés prématurés ou qui auraient subi des carences alimentaires durant la grossesse.

Quels sont les gestes ou les habitudes à prendre afin de maintenir une bonne hygiène visuelle?

La distance de lecture est sans contredit un élément crucial en la matière, puisque c’est l’utilisation continue de la vision rapprochée qui est néfaste dans le développement de la myopie. Qu’il s’agisse de lire un livre ou de jouer à l’ordinateur, il importe donc de conserver une distance d’environ 30 à 40 cm en tout temps afin d’éviter la fatigue oculaire et de prendre régulièrement des pauses, par exemple en levant les yeux pour regarder au loin pendant 20 secondes toutes les 20 minutes (règle du 20-20-20).

Il faut aussi éviter les éclairages trop agressifs et les contrastes trop intenses (écrans trop noirs ou trop blancs, éclairage de lecture insuffisant, etc.).

Enfin, il importe d’adopter une alimentation saine et variée riche en vitamine A, en bêta-carotène, en lutéine, en vitamine C, en vitamine E, en oméga-3 et en zinc!

Y a-t-il un âge précis pour commencer à porter des verres de contact (si mon enfant/ado a besoin de lunettes, mais ne veut rien savoir d’en porter, par exemple)?

Pas du tout ; on peut en porter à tout âge! D’ailleurs, il arrive parfois que ce soit préférable au port de lunettes, par exemple si la force requise pour les verres est si grande qu’elle les rend trop épais et crée une distorsion visuelle. L’important, c’est tout simplement que l’enfant soit prêt et en fasse lui-même la demande.

D’autres conseils en terminant?

En fait, ce que j’aimerais surtout que les parents retiennent, c’est à quel point il est essentiel d’amener ses enfants chez l’optométriste, parce qu’il n’y a souvent pas de signes clairs de la présence d’un trouble visuel et que c’est une véritable chance de pouvoir détecter tout problème rapidement afin qu’il puisse être traité plus efficacement.

Sans compter que l’examen est couvert par la RAMQ pour les 0 à 17 ans et que, dès septembre prochain, le gouvernement mettra en place une nouvelle mesure permettant le remboursement d’un montant de 250 $ pour l’achat de lunettes ou de lentilles cornéennes tous les deux ans pour les jeunes de 0 à 17 ans. Il n’y a donc vraiment aucune raison de s’en passer!

Faire le bon choix avec Catherine Coulombe, opticienne chez Granger Bernier

Quels sont les principaux critères qui doivent guider le choix d'une monture pour enfants?

Avant toute chose, il faut bien sûr prendre en compte la prescription de l’optométriste; c’est elle qui nous guidera dans le choix d’une monture appropriée. Ensuite, on pense solidité, flexibilité et rapport qualité-prix, sans oublier l’aspect coquetterie!

Parlant de mode, peux-tu me parler des tendances actuelles en matière de lunettes pour enfants et ados?

Pour les enfants, le plastique coloré a assurément la cote, de même que les grandes lunettes de forme plus arrondie.

Pour les adolescents, ce sont les grosses lunettes en plastique transparentes ou de couleur translucide qui sont le plus en demande, sans oublier les grandes montures métalliques arrondies au look plus vintage!

Quel type de verre est préférable pour les enfants?

On recommande surtout les lentilles en plastique et l’ajout d’un traitement protecteur résistant aux égratignures ainsi que d’un antireflet. Ces derniers sont d’ailleurs inclus dans tous nos forfaits enfants (15 ans et moins), qui comprennent aussi le remplacement des lentilles en tout temps pendant un an et une garantie sur les montures contre tout défaut de fabrication d’une durée d’un an également.

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