Grossesse/Maternité

Deux accouchements: deux mondes

Vous êtes enceinte et vous vous interrogez sur l’accouchement idéal? Avoir son enfant à l’hôpital, dans une maison des naissances ou à la maison? Mamanpourlavie.com vous offre le témoignage d’une maman qui a vécu deux expériences… enrichissantes, celle de l’hôpital et celle de la maison!

Isabelle Fortin est rayonnante. Elle n’est plus enceinte, mais c’est tout comme! Quand elle raconte l’accouchement de ses deux enfants de 2 et 4 ans, ses yeux pétillent, et pourtant au moins l’une des deux expériences a été cauchemardesque.

« J’ai pensé mourir… À mon premier accouchement, j’ai eu des contractions sans arrêt pendant six heures. Ça n’arrêtait pas. Je ne pouvais même pas me lever »

Commençons par le début. Au début de 2001, Isabelle est enceinte de 32 semaines de son premier enfant et comme la majorité des futures mamans, elle a suivi des cours prénataux. Mais elle se sent frustrée parce qu’elle a le sentiment de ne pas en savoir plus qu’avant. « Dans ces cours, on ne montre qu’uneseule façon de faire, sans présenter d’alternatives, sans même accepterqu’on aborde le sujet. Je n’avais pas le goût qu’on me dise quoi faire, sans m’expliquer le pourquoi. » Elle décide alors de faire un virage à 180 degrés et de consulter une sage-femme qui lui donne un cours accéléré et qui la réfère à un médecin moins conventionnel.

« Sans la formation avec la sage-femme, je n’aurais pas su à quel point j’avais le choix d’accepter ou de refuser des traitements ou des médicaments, comme l’épidural ou le Démérol. » Sa rencontre tardive avec la sage-femme et son changement de médecin à la 34e semaine n’auront cependant pas suffit à lui faciliter la tâche puisque son accouchement, quoique naturel comme elle le souhaitait, s’est déroulé dans la douleur et la frustration.

Qu’à cela ne tienne, Isabelle décide que sa deuxième grossesse ne se passerait pas de la même façon. Et comme elle devient enceinte à peine un an plus tard, elle a pu passer du désir à la réalité en recrutant une sage-femme vers sa 20e semaine de grossesse, en fait dès qu’elle a su que tout était normal et qu’aucune complication ne mettait la vie du bébé en danger. Elle pousse l’audace encore plus loin en suivant une formation d’accompagnante à la naissance, pour pouvoir d’abord appliquer ses connaissances sur elle-même, mais aussi pour les partager avec d’autres femmes. « Quand on a connu ce qu’est un accouchement, le miracle de la vie, on veut revivre cela, même à travers les autres! »

Forte de plusieurs heures de rencontres avec sa sage-femme en privé comme en groupe, Isabelle se sent prête et c’est avec sérénité qu’elle se prépare l’arrivée de son deuxième enfant. Elle imagine son « nid idéal » et ce nid, c’est dans sa chambre qu’elle l’installe! « Jamais je n’oublierai le déchirement que j’ai ressenti en quittant l’hôpital. J’ai tellement pleuré! Je quittais mon nid, l’endroit où j’avais donné naissance à mon premier enfant. Je me suis sentie déracinée… »

Sur la recommandation de la sage-femme, Isabelle organise rigoureusement les éléments dont elle aura besoin lors de l’accouchement. « Un couvre-matelas en vinyle, des draps, des piqués, des serviettes, des débarbouillettes, des pinces, des ciseaux spéciaux que j’ai stérilisés chaque semaine à partir de ma 37e semaineC’était à refaire chaque semaine pour être sûr que tout était hygiénique. » Elle accroche aussi une image inspirante et rassurante près de son lit, ajoute des chandelles un peu partout… « J’ai accouché en plein jour, alors les chandelles…! »

Quelle est donc la principale différence entre ses deux accouchements? « Quand j’ai réalisé que j’allais accoucher de mon deuxième, chez moi, dans ma maison, je n’avais aucun doute qui me déchirait. J’étais sûre de moi, de ma décision… On ne m'a pas accouché,,j'ai accouché, c'est bien différent!» Et tout s’est effectivement bien passé. Est-ce parce que c’était son deuxième accouchement et qu’elle avait plus d’expérience ou parce qu’il s’est déroulé sous la supervision d’une sage-femme, chez elle, entourée des siens? Les deux? Toujours est-il qu’Isabelle a vécu une expérience inoubliable, dans le sens positif du terme! « Chez moi, je n’ai pas vécu de déracinement. Une heure après la naissance, je souriais aux anges, en buvant un jus et en mangeant un repas préparé par mon conjoint…Rien à voir avec l’hôpital!»

Bien sûr, Isabelle avoue que c’est plus exigeant d’accoucher à domicile qu’à l’hôpital, ne serait-ce que parce que la vie continue tout autour : les repas, le lavage, les soins aux autres enfants sont des incontournables quand on est dans sa maison, alors que lorsqu’on passe quelques jours à l’hôpital, on s’en fout un peu. En fait, le papa qui s’était senti un peu inutile la première fois a été très occupé!

Mais ces « désagréments » n’arrivent pas faire douter Isabelle. « Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas! À moins qu’il y ait un risque évident pour moi ou pour le bébé, je choisirais encore l’accouchement à domicile. Sans hésitation! » Et à voir son sourire resplendissant, on n’a aucune difficulté à la croire!

(SC)

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