Enfant

Les enfants et le trouble d'opposition

Tout parent qui l’a vécue se souvient avec précision de la fameuse phase du « terrible two » : d’enfant docile, votre bout de chou se transforme pratiquement en tyran, voulant faire sa propre loi à la maison.

Bien que cette période mette la patience des parents à rude épreuve, cette étape est cruciale pour le développement de votre enfant. Ces réactions que vous jugez démesurées sont le résultat d’une quête d’autonomie, laquelle lui permettra de forger son identité. Il réagit ainsi pour s’affirmer en tant qu’individu et cette période de confrontation s’estompe par elle-même dans la plupart des cas.

Mais imaginez un enfant qui prolongerait cette phase indéfiniment pour en faire un aspect de sa personnalité! Tout serait alors prétexte à s’opposer à ce que vous lui demandez. C’est ce qu’on appelle le trouble d’opposition.

Ce trouble se caractérise par le fait que l’enfant ou l’adolescent tend à désobéir quasi instantanément aux demandes ou consignes formulées. Le trouble d’opposition peut se traduire de trois façons :

  • L’opposition passive : L’enfant ou l’ado vous donne l’impression d’être en accord avec votre consigne, mais néglige volontairement d’appliquer ce que vous lui avez demandé.
  • L’opposition passive agressive : L’enfant ou l’ado fait mine d’obtempérer, mais tend à inventer des excuses, à briser « accidentellement » des objets, à bâcler la tâche demandée, etc.
  • L’opposition active : L’enfant ou l’ado vous confronte en manifestant directement son désaccord, soit en soutenant votre regard et en refusant catégoriquement de se plier à vos exigences. Certains s’opposent encore plus fermement, soit en criant, frappant ou en lançant des objets qui se trouvent à portée de main.

À l’opposé des enfants/adolescents ayant un TDAH, les enfants qui ont un trouble oppositionnel agissent de façon intentionnelle et délibérée. Les parents ont l’impression d’être en lutte perpétuelle avec leur enfant. Non seulement l’enfant ne se plie pas aux exigences, mais il lève le nez sur les conséquences ou punitions qui en découlent.

L’enfant a rapidement compris ce qui attisait le mécontentement ou la colère des parents et il essaie d’en tirer profit. Plus tôt le parent interviendra, plus il sera facile de briser le cycle malsain de la provocation et du défi de l’autorité. À titre d’exemple, un parent qui cède en cas de crise en public incite implicitement l’enfant à recommencer son petit manège chaque fois que l’occasion se présentera. L’enfant estime (à juste titre d’ailleurs!) qu’il arrivera toujours à ses fins en ayant recours à cette stratégie.

Comprendre le cycle de l’opposition
  1. L’argumentation : Tout débute par une consigne dictée par le parent ou par le refus de ce dernier à consentir à une demande de l’enfant. Mécontent, l’enfant commence alors à argumenter pour faire prévaloir son point de vue. Le parent explique à nouveau les motifs de sa décision, ce qui stimule l’enfant à confronter le parent en énonçant des arguments complètement irrationnels. Irrité, le parent poursuit sur cette même lancée, en formulant une réponse tout aussi farfelue.
    Enfant : Chez Maxime, on peut se coucher à l’heure qu’on veut!
    Parent : Dans ce cas, tu devrais envisager de déménager chez lui!
  1. La menace : Après avoir épuisé tous les arguments, le parent menace l’enfant de le punir ou de lui soustraire un privilège. C’est habituellement à ce moment que l’argumentation dévie. L’enfant commence alors à argumenter sur la menace de punition plutôt que sur le motif initial d’argumentation. L’adulte continue à insister, mais l’enfant reste campé dans sa position.
  1. Une punition démesurée : Sous l’emprise de la colère, le parent en vient ultimement à donner une punition complètement démesurée qu’il ne sera pas en mesure d’appliquer. L’enfant sort donc le grand gagnant de cette confrontation.

Comme vous pouvez le constater, l’argumentation joue un rôle-clé dans le trouble d’opposition. C’est pourquoi il faut instaurer des règles claires et précises dans lesquelles l’argumentation n’a pas sa place. Si l’enfant refuse de consentir à votre demande, comptez jusqu’à 3 (pas de 2 ¼ 2 ½, etc.) et en cas de résistance, demandez-lui de se retirer dans une pièce sécuritaire et dépourvue de distractions (télé, ordinateur). Une fois seul, vous coupez net la possibilité d’argumentation. Si vous l’entendez crier ou frapper sur le mur, laissez-le faire un moment et dites-lui que vous ne vous plierez pas à ses caprices et qu’il pourra revenir avec les autres une fois calmé.

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