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Il était une fois...un ?uf clair (témoignage)

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Marika.d

Inscrit le :
23 sept. 2018

Posté le: 24 septembre 2018 00:12:01 EDT  
Il était une fois... un ?uf clair

Mais qu'est-ce qui se passe, 4 jours de retard puis 5,6... au bout de 8 jours, voilà le test de grossesse est positif.
En couple depuis à peine un an, belle-mère d'une merveilleuse fille de 10 ans et nous serons bientôt unis par cet enfant désiré, mais pas attendu aussi tôt.
Surprise, nous serons parents en Avril 2019.

Fatigue extrême, seins qui commence à gonfler et légère nausée sont au rendez-vous de se premier trimestre. Nous commençons tranquillement à planifier sans trop en faire. Nous l'annonçons à notre entourage et parlons même de futur prénom. Nous suivons sa progression sur une application; il a un c?ur, des poumons et même des papilles gustatives.

Jeudi enfin, le jour tant attendu arrivait, la première échographie celle où l'on rencontre pour la première l'être que l'on sens grandir en moi depuis 3 mois déjà.
Après 1h30 d'attente à l'hôpital c'est enfin notre tour. Malgré toute préparation mentale, les plus lourds mots que j'ai entendu dans ma vie jusqu'à maintenant sont prononcés.

« Vous avez ce qu'on appel un ?uf clair ».
En gros, je suis enceinte mais l'embryon ne s'est pas formé.

Pas le temps de penser, les médecins très gentils et compréhensibles font du mieux qu'ils peuvent pour me guider dans ma peine avec la suite des choses.
Trois options s'offraient alors à moi, attendre que la fausse couche se fasse naturellement, la provoquer avec la prise de médicament ou le curetage.
Mon copain et moi avons choisi l'option deux. Je me disais que ça allait se faire vite et que se serait fini après.

Mon copain et moi rentrons à la maison triste mais optimise que l'on recommencera bientôt les tentatives de grossesse. Qu'il valait mieux que ça se soit passé ainsi plutôt que d'avoir fait une fausse couche avant l'échographie comme ça je pouvais m'y préparer.
Nous commandons des sushis et ouvrons une bouteille de vin. Cette bouteille non de plaisir mais de deuil. Ce vin que je n'ai pas bu pendant 3 mois parce que je voulais le meilleur pour mon bébé.
C'est à se moment que je constate que cette épreuve a du positif sur notre couple. Nous sommes fort et allons la traverser à deux et même à trois. Le deuil de cette perspective de vie avec un enfant s'est évanouie mais donne un regard nouveau au prochain qui sera tellement mais tellement désiré.

Parce que la vie est si bien fait.
Par un beau samedi matin ensoleillé, je me suis fait réveiller par des douleurs abdominales épouvantables. Est-ce des contractions, je ne sais pas trop, c'est supposer ressembler à quoi. Est-ce qu'on peut vraiment avoir des contractions à 12 semaines de grossesse?
Voilà qu'après 7h30 de mal de ventre, de contractions, d'aller retour entre la chambre et la toilette, de prise d'anti-douleur inefficace et d'analgésique qui ont finalement réduit le mal de ventre, mais pas les contractions; je finis en larme sur la toilette avec la pire douleur que j'ai ressenti à se jour. Après 6 serviettes sanitaires changées, sans compter le temps passé sur la toilette. Je n'en peux juste plus et l'idée de donner naissance m'effraie de plus en plus.

Âme sensible s'abstenir:

Je suis seule (heureusement, je n'aurais jamais voulais faire vivre ça à mon copain ni à personne d'autre) à hurler que je n'en peux plus que je veux que ça se termine.
Et puis « plouc » l'?uf est sorti.
Les contractions cessent.

Il ne reste qu'un léger mal de ventre et une impression de soulagement.
Il ne reste qu'un « bol » de toilette rempli de sang avec l'oeuf(le sac) qui devait faire de moi une maman, qui y gît dans le fond. Voilà la récompense de toute cette douleur et de toutes ces larmes. Il est où le bébé qu'on m'avait promis, celui qui devait mettre un baume sur mes douleurs et séduire mon c?ur au tout premier regard.
J'avais déjà commencé mon deuil mais au moment où j'ai « flusher » la cuvette c'était fini. Je venais de « flusher » se qui pour moi était mon premier enfant.

Les larmes étaient le seul remède efficace contre la douleur qui ne se trouvait plus dans mon bas ventre, mais dans mon c?ur et dans mon être.

La peine est toujours présente, elle le sera toujours, mais un jour je tiendrai mon enfant, notre enfant dans mes bras et je me dirais que cette épreuve ma rendue plus forte. Qu'elle m'a permis de mieux comprendre mon corps. Je reste donc convaincu que se n'est pas rien mais que se n'est pas grave. Mon rêve d'être maman ne s'est pas envolé, il a seulement été repoussé.
En attendant, j'ai des amis, des collègues, ma famille mais surtout une belle-fille et un copain exceptionnel qui m'aide à passer au travers de chaque jour un pas à la fois.

Il était une fois... un nouveau début
Marika 

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