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Surmédicamentation ou progrès de la science médicale?

Auteur Message

Elfie

Inscrit le :
28 déc. 2008

Posté le: 21 mars 2009 13:41:56 EDT  
Bonjour ou bonsoir mesdames!
Je me questionne actuellement sur la médicamentation aujourd'hui.
Je m'explique. Avant ma grossesse, j'étais du type à rechigner à prendre de l'acétaminophène. Cependant, à 29 semaines de grossesse, j'ai été hospitalisée pour travail prématuré. J'ai eu droit à tout un cocktail: adalat, bétamétazone, relaxants musculaires... Je capotais, mais grâce à cela, et à l'alitement, j'ai pu me rendre à 37 semaines de grossesse. Ensuite, mon bébé faisait du RGO avec régurgitations, il hurlait entre les boires, ne prenait pas de poids, régurgitait du sang. Encore une fois, j'ai pilé sur mes principes et accepté que mon fils prenne des médicaments. J'ai vu une ÉNORME différence: il régurgitait encore, avait des coliques, mais ne se tordait plus de douleur et il n'y avait plus de sang dans ses régurgits. Finalement, quand bébé a eu 5 mois, j'ai reçu un diagnostic de dépression post-partum. J'ai d'abord essayé de m'en sortir sans médication, mais je me suis rendue à l'évidence, j'avais besoin d'anti-dépresseurs, les remèdes naturels comme le millepertuis n'étant pas jugés compatibles avec l'allaitement, faute d'études. Et bien c'est la meilleure décision que j'ai prise de ma vie! Mes humeurs se sont stabilisés, ce qui m'a permis de faire du ménage dans les causes qui m'ont menés à la dépression.

Voilà pour ma petite histoire. Voici mes questionnements:
-Vivons nous dans un ère ou les médecins ont la prescription facile ou c'est tout simplement le reflet des progrès de la médecine?
Je me demande souvent qu'est-ce qu'il me serait arrivé si j'avais vécu tout cela 60 plus tôt, ou les antidépresseurs n'étaient pas choses courante et la connaissance de la vie intra-utérine pas aussi développée.
J'aurais eu un bébé prématuré, avec toutes les conséquences que ça implique. Mon bébé aurait souffert, aurait peut-être eu des retards de croissance. Je serais encore aux prises avec la dépression, probablement sans le savoir.
-Autre questionnement. Je sais qu'il y a des ''modes''. Par exemple, il y a 15 ans, ont entendait très peu parler du RGO chez les bébés. Aujourd'hui, il y a beaucoup de bébés sous médication pour cela. Pourtant, le problème devait exister autant il y a 15 ans qu'aujourd'hui, juste moins dépisté. Que faisaient les médecins, les parents, ils enduraient? Et quelles étaient les conséquences sur les enfants? Juste à me souvenir de la souffrance de mon bébé, j'ai le coeur qui se tord.

Qu'en pensez-vous? Pensez-vous que j'aurais pu éviter la médication et avoir recours à des méthodes alternatives? Trouvez-vous que les médecins sont rapides sur la prescription ou que c'est tout simplement la conséquence des progrès de la science?

Merci d'alimenter mes réflexions!
Elfie 

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Elfie

Inscrit le :
28 déc. 2008

Posté le: 23 mars 2009 14:36:42 EDT  
Oui, effectivement, il en reviens à nous d'accepter ou non de prendre la médication qui nous est offerte, de ''magaziner'' les autres possilités..
Il faut aussi tenir compte du moment où la médication nous est offerte... N'ayant pratiquement jamais été malade avant ma grossesse, n'ayant jamais eu de grande douleur, c'était facile pour moi de me soulager avec des méthodes alternaltives. Je n'avais même pas envisagé l'idée que je pourrais avoir à prendre de la médication enceinte; c'était impensable pour moi! Cependant, lorsque j'ai été hospitalisée, que j'avais des contractions et que me médecin m'expliquait les séquelles possibles chez mon bébé s'il naissait à ce moment, je n'ai pas hésité une seconde lorsqu'ils m'ont offert un traitement.
Je suis heureuse de vivre à notre époque, même si le monde ne tourne pas toujours rond! 

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Hochi

Inscrit le :
13 mai 2007

Posté le: 23 mars 2009 06:25:08 EDT  
Je pense que dans ton cas Elfie... Tout les medicaments qui ton ete donner et a ton bebe aussi etait justifier. Les anti-depresseur ce n'est pas juste une patch c'est aussi un regulateur des neuro-transmetteurs et des hormones. C'est tres tres frequant que des femmes apres leurs accouchement prennent des anti-depresseur le debalancement hormonales est assez gros. Il y a 60 ans tu aurais peut-etre pris des choses pire que ca car la science n'etait pas rendue aussi loin dans ses recherches et tout dependant de comment tu etait il t'aurais prescrit de la codeine (meme si tu aurais allaiter mais il y a 60 les bebe etaient nourris au cornation formule bebe et au lait de vache sucré paroles de grands-maman qui nous ont compter ces histoires en me voyant allaiter) et au pire les medecins t'aurais interner et t'aurais subi des choses vraiment weird, parceque la depression n'etais pas connue et les femmes etait reconnue pour etre hysterique et malade. Rolling Eyes Tu aurais ete chanceuse si tu aurais vecue dans un petit village un peu plus reculer la les vieilles femmes t'aurais surement donner du millipertuis car de toute facon il n'y avait meme pas d'etudes sur les plantes a savoir si oui ou non on pouvait allaiter en meme temps... Confused

Ton bebe au point ou il en etait c'etait mieux comme ca qu'il est des medicaments, vive la science dans ce cas la ton bebe souffrait.

Et a 29 semaines il y a 60 ans ca aurait ete un bebe mort ne, ils n'auraient rien pue faire, malheureusement c'est tout nouveau qu'ils sont capable de sauvé des bebes si petits ou d'arreter le travail trop tot.

Alors oui dans certains cas il est preferable que la science avance et des fois c'est abusifs mais ca souvent c'est un peu le patient qui est en cause si il accepte chaque medicaments les yeux fermer... Si tu te renseignes et que tu es sure que le medicament t'aiderais a court, moyen ou long terme si c'est pour ameliorer ta santé et par le fait meme ton humeur et mieux vivre au sein de ta famille pourquoi pas?

Mais je suis d'accord que la moderation et se renseigner a bien meilleur gout... Wink  

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Elfie

Inscrit le :
28 déc. 2008

Posté le: 21 mars 2009 22:46:47 EDT  
Intéressant, vos réflexions.
Je veux apporter une petite précision. Dans les 3 situations que j'ai décrites, j'avais fait plusieurs essais avant d'en arriver aux médicaments. Par exemple, pour le RGO de mon fils, j'ai coupé toutes les protéines bovines, je l'ai allaité dans toutes les positions farfelues et inimaginables, nous avons consulté une ostéopathe aux semaines (à 75$ la session, ce n'est pas donné...). Bref, j'ai beaucoup réfléchi avant de prendre ou donner ces médicaments.

Gala , c'est vraiment étonnant, le fait que les chinois paient leurs médecins tant qu'ils vont bien... Disons qu'ils doivent être plus dévoués qu'ici! Very Happy
C'est vrai qu'il y a pas mal du pubs qui cherchent à nous faire peur, pour que nous consommions des pillules, comme celles pour le vaccin contre le VPH... D'un autre côté, on est en 2009, on nous offre la possibilité de moins souffrir, et quand on souffre, on veut que ça cesse...

Bref, c'est du cas par cas!

 

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marieeve1982

Inscrit le :
08 oct. 2008

Posté le: 21 mars 2009 21:32:51 EDT  
Bonjour Elfie,

Elfie a écrit
-Autre questionnement. Je sais qu'il y a des ''modes''. Par exemple, il y a 15 ans, ont entendait très peu parler du RGO chez les bébés. Aujourd'hui, il y a beaucoup de bébés sous médication pour cela. Pourtant, le problème devait exister autant il y a 15 ans qu'aujourd'hui, juste moins dépisté. Que faisaient les médecins, les parents, ils enduraient? Et quelles étaient les conséquences sur les enfants? Juste à me souvenir de la souffrance de mon bébé, j'ai le coeur qui se tord.


Ma fille a aussi énormément souffert du RGO. Et je me suis posée les mêmes questions que toi... Suite à mes recherches et mes nombreuses discussions avec le médecin de ma fille (on la voyait à chaque semaine pratiquement les 4 premiers mois), voici ce que j'ai découvert. Les bébés souffrant de RGO sont souvent "pleureurs" en raison de la douleur. Auparavant, il était plus de coutume de donner à manger tôt au bébé (autre mode). Alors quand les gens avaient un bébé pleureur, ils se disaient "y doit avoir faim" ou "son lait ne le bourre pas assez" et ils commençaient à donner du solide très tôt. Comme le solide aide à contenir le liquide dans l'estomac ça aidait à régler en partie le problème (façon simpliste de l'expliquer... mais en gros c'est ça!). Aujourd'hui, nous savons que donner à manger trop tôt peut être néfaste et les problèmes de reflux sont maintenant diagnostiqués, mais encore là, pour avoir parler avec beaucoup de mamans qui ont un bébé qui souffrent de rgo, ça prend des fois 2-3 médecins différents avant que le problème soit détecté.

Elfie a écrit
Qu'en pensez-vous? Pensez-vous que j'aurais pu éviter la médication et avoir recours à des méthodes alternatives? Trouvez-vous que les médecins sont rapides sur la prescription ou que c'est tout simplement la conséquence des progrès de la science?


Pour l'avoir aussi vécu. Je ne crois pas que tu aurais pu éviter la médication. Ici aussi, ça a tout changé. Elle avait toujours son reflux, mais elle ne souffrait plus. ENFIN ! J'ai un médecin plutôt grano... elle ne prescrit pas pour rien. J'aurais des exemples, mais c'est d'ordre personnel...

Toutefois, je sais que d'autres médecins qu'elle aurait probablement été plus fort sur le crayon et le ti-bout de papier de prescriptions ! Comme disait catherinova, certains médecins sont plus intègres et ont un souci réel de leur patient. 

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katja

Inscrit le :
06 sept. 2008

Posté le: 21 mars 2009 19:58:06 EDT  
Salut Elfie,

Oui, je crois aussi qu'il y a une surmédicalisation, mais ce n'est heureusement pas généralisé. Pour te donner un exemple personnel, quand j'étais adolescente, j'avais de terribles migraines. Des vraies de vraies, avec vomissements, vision trouble et tout le tralala. Un seule fois j'ai réussi à avoir une prescription pour je ne sais plus trop quel médicament (en tout cas, celui qui est ben populaire pour les migraines, celui qui rend complètement givrée!) et jamais plus je n'ai réussi à trouver un docteur qui voulait m'en prescrire d'autres. Dans le temps, je trouvais ça complètement stupide parce que j'avais vraiment très mal, mais maintenant je suis contente de savoir qu'il y a encore des médecins qui sont intègres et qui prônent des approches plus naturelles.

Pour les exemples que tu cites dans ton message, je pense que tu as bien fait de prendre la médication ou de l'offrir à ton enfant. Ce sont des situations où toi ou ton enfant vous trouviez dans un état vulnérable, et ce n'est peut-être pas le bon moment de prendre des risques. Ceci étant dit, une fois ces épisodes terminés, je pense que tu fais bien de t'informer. Moi aussi j'ai été hospitalisée à 2 reprises pour menaces d'accouchement avant terme (à 31 et 34 semaines). On ne m'a donné qu'un soluté et l'hydratation ainsi que le repos ont arrangé les choses. Par contre, je sais pertinemment que j'aurais accepté la médication si elle avait été nécessaire. La médecine a des défauts, mais elle a quand même permis de sauver des nouveaux-nés ou des mères qui jadis n'auraient pas survécus.

En passant, je déteste l'aspect mercantile de la pharmacologie! Heureusement qu'on peut encore distinguer médecine de commerce pharmaceutique... 

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Gala

Inscrit le :
12 sept. 2007

Posté le: 21 mars 2009 16:51:06 EDT  
" Vivons nous dans un ère ou les médecins ont la prescription facile ou c'est tout simplement le reflet des progrès de la médecine ?"

OUI !

Nous en sommes même rendu à inventer des maladies pour pouvoir vendre de nouvelles pilules !

Il y a de l'abus parce qu'il y a à la fois une demande et une pression de la part des compagnies pharmaceutiques..Nous ne sommes plus capables de toléré la douleur, nous voulons des pilules pour guérir " vite vite vite !!! Docteur ne veut pas nous en prescrire ?? Alors on change de docteur !

Nous sommes des incroyables mangeux de pilules au Québec...Pourquoi ? Les pilules évitent d'attendre après un psychologue, onéreux et difficile à dénicher...C'est plus confortant aussi...

Certains en n'ont réellement besoin, d'autre, vraiment pas...Nous sommes dans une médecine d'urgence interventionniste qui ne favorise pas suffisamment la prévention...

En Chine, il paient le médecin tant qu'il sont en santé, dès qu'il tombe malade, il arrête de payer le médecin !

Parler moi de ça !! Wink  

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myrly

Inscrit le :
12 sept. 2007

Posté le: 21 mars 2009 16:41:56 EDT  
mamammelanie
La prévention et la modération c'est la clé je pense!


Je suis tout à fait d'accord. Comme dans tout, c'est une question d'équilibre.
C'est aussi à nous de voir s'il n'y a pas d'alternative non médicale, sans dire non à la médecine.

Ex: avant je prenais beaucoup de médicaments pour les maux de tête ou pour la grippe. Maintenant pour la tête, j'essaie avant de boire de l'eau, prendre de longue respiration et même des petits étirements de yoga que j'ai vu à "The Doctors" qui aident le mal de tête. Résultat: Ca doit faire 3 ans que j'ai pas pris d'étominophène pour le mal de tête. ( Je dis pour le mal de tête parce qu'après mes accouchement et les déchirures... Oui j'en ai pris.)

Même chose pour la grippe, J'essaie de me gargariser à l'eau et au sel avant d'arriver aux médicaments, et habituellement ça fonctionne, je suis pas si malade que ça!

Mais une dépression ça se guérit pas avec de l'eau et du sel, alors oui j'aurais pris des médicaments.

C'est important d'avoir des bon médecins,mais c'est aussi important d'être des bon patients et de connaitre ce qu'on prend, les raisons, les effets... c'est notre corps!

Alors oui pour le progrès mais oui aussi il y a surmédicamentation parfois. 

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Anonyme

Inscrit le :
01 juil. 2007

Posté le: 21 mars 2009 14:15:42 EDT  
Je dirais qu'avant la douleur faisait partit de la vie. Les hommes devaient se frapper sur le pouce souvent, se couper avec une haches, se faire écraser un membre, heurter par un animal....Les femmes avaient surement mal au dos, problèmes post-accouchement, migraines... Ils n'allaient pas voir le médecin pour ça! C'était hors de prix et loin souvent! Maintenant, on nomme la douleur et on veut un soulagement, un traitement, un médicament c'est encore mieux...

Je crois que oui, tu aurais pu trouver pour la plupart de tes maux, une solution alternative mais souvent ça demande plus d'investissement de temps, d'argent même! Et aussi, il faut accepter de se tromper, de ne pas trouver au premier essai...Genre pour les régurgitation, la chiropratie et l'ostéopathie font souvent bon ménage!

Pour la dépression post-partum, un psychologue, j'imagine que ça aurait aidé...mais dans certains cas, les
débalancement chimiques nécessitent des antidépresseurs.

Pour ta grossesse avant terme et bien p-ê aurais-tu perdu ton enfant: mais il y a de cela 60 ans, c'était déjà pas mal plus fréquent qu'une mère perde son enfant ou bien qu'elle accouchement avant et que le bébé ne puisse survive. Aujourd'hui si on a qu'une envie, c'est que les progrès de la médecine viennent à bout des maladies des enfants!...

Progrès de la science c'est certain mais exagération aussi!!! On veut que tout fonctionne à 100%, que tout soit parfait, que tout se règle facilement....la science en profite aussi, sont pas fous! Ils font de l'argent et ils aiment ça!

La prévention et la modération c'est la clé je pense! 

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