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juste pour l'argent?

Auteur Message

saralexis

Inscrit le :
26 mai 2009

Posté le: 1 mai 2013 13:23:34 EDT  
J'aimerais connaître votre rapport avec votre travail. Vous le faites par passion, par nécessité, un peu des deux?
Je suis dans le même domaine depuis 2008 et depuis que j'ai commencé dans ca j'ai toujours soutenu adorer mon emploi. Mais voila que je reviens d'un (2eme) congé de maternité et tout est pareil... sauf moi! Soudainement je m'ennuie, je trouve ca desespérément répétitif et sans défi. Par contre j'apprécie tout ''l'emballage'' de ma job : les horaires parfaits (de jour, pas de week-end, pas de fériés, 30 heures par semaine), ma gang est collegues est agréable, je fais un bon salaire et j'ai un fond de pension, mon travail est facile physiquement (ce qui est une chance dans mon domaine). Donc je ne cracherais jamais dessus, mais je me questionne à savoir si on est plusieurs à faire notre job pour... l'argent?
Il y a quelques années un ami m'avait dit ne pas comprendre cette mode de devoir absolument se trouver un travail pour ''s'épanouir''. Que lui allait travailler et that's it (faire de l'$). Il s'épanouissait ailleurs qu'au travail. Je trouvais ca triste comme vision, je le plaignais... Mais là je commence a comprendre son point de vue. Ca me remet beaucoup en question sur moi-meme car j'ai toujours eu ce besoin de me valider avec ma job et là ca me tente pu!! Je veux juste faire ma job pis m'en aller chez nous retrouver ma petite famille. Travailler pour vivre finalement.
Et vous?? 

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Jue28

Inscrit le :
07 sept. 2010

Posté le: 1 mai 2013 14:48:47 EDT  
Que je te comprends a 100 milles a l'heure! On est éduqué en nous faisant croire qu'on doit trouver un travail qui nous passionne, qui est payant, stimulant, avoirs de bons avantages, horaire flexible pour concilier travail-famille....... heum je ne connais personne dans cette situation. Moi ma passion était de travailler en fabrication de décor. Créatif, stimulant, non routinier... mais contractuel (quelques mois dans l'année), salaire minimum et horaire de fou. J'ai vite compris alors que ce n'était pas pour moi. Car etre automone financierement, est une priorité. Je travaille maintenant en comptabilité, supers horaires, supers avantages, a 5 minutes de la maison. J'ai encore tendance a vouloir me trouver un autre emploi qui "me correspond" mieux, mais comme tu dis, j'ai l'emballage de la job. Je crois que c'est un peu de la fausse illusion de trouver l'emploi de nos reves et vivres de cette passion. OU encore, que c'est pour une tres petite partie de la société. C'est pas facile de se défaire de cette idée de "trouver l'emploi de nos reves".... alors tu n'es pas seule dans cette situation! 

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Anonyme

Inscrit le :
18 nov. 2008

Posté le: 1 mai 2013 17:52:09 EDT  
Je te comprends tellement.

Ici, j'ai fais un DEC en Design intérieur. et je ne travaille pas dans mon domaine. Je n'aime pas ça. Pourtant, le design est une passion mais je n'y travaillerais pas 40h semaine. C'est moi et je ne connais personne dans on entourage qui me comprends.

Je passe pour une folle.

Je me suis trouvée un emploi que j'aime, pour lequel je ne rentre pas travailler à reculons ou en pleurant, qui payent les factures, me comblent quand même d,un point de vue. Je ne peux pas m'y surpasser comme je le veux mais j'aime mon domaine quand même. Je songe à de l'avancement mais pas maintenant car je veux profiter de ma famille.

C'est exactement pour ça que j'ai changé d'emploi, pour arriver à la maison et me consacrer à eux. Je travaille pour l'argent et payer les factures sans pensée à eux ou un peu, beaucoup. Wink mais quand j'arrive à la maison, je tasse le tout et je profites d'eux.

Pour moi ça me comble et pourtant mes collègues et ma famille et même mes amis ne me comprennent pas.

L'important pour moi, c'est d'être en paix avec moi-même et ma vie.  

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Pattenrond

Inscrit le :
17 juin 2008

Posté le: 1 mai 2013 18:25:45 EDT  
Moi c'est le contraire... je comprend pas comment quelqu'un peut supporter de travailler dans un domaine qui ne stimule pas mais qui paye ses factures et lui donne un fond de pension.

Je regarde ma mère et tous les autres de ma famille qui sont rendu sur le bord de la retraite et qui chialent non-stop sur leur job qu'ils haïssent mais qui est dont payante et qu'ils peuvent pas lâcher de même parce que c'est leur fond de pension. Ma mère chiale à toutes les semaines que, parce qu'elle a pris sa job à la ville plus tard que sa cousine, il lui reste encore 10 ans à faire avant de pouvoir prendre sa retraite. Je comprend juste pas cette façon de voir les choses.

Mon mari, il a une bonne job, payante, qu'il adore et il s'y épanoui. Ça se peut. Ça fait 10 ans qu'il travail au même endroit et, pour le remercier, ils lui ont acheté un ipad. Il en est super fière. Il pourrait, demain matin, lâcher sa job (qui n,a pas de fond de pension et qui n'a pas d'assurance dentaire) pour aller travailler pour l'hydro et faire des salaire faramineux comparativement à ce qu'il fait. Mais il refuse. Il est bien où il est et il aime ça. Je l'appui à 100%. on se sert la ceinture et on vit avec ce qu'on a. On est heureux en famille et c'est ce qui compte.

Moi, personellement, je suis encore en train de me chercher... je suis présentement à l,Université pour faire un bac en histoire et je fais aussi, en parralèle, une formation d'accompagnante à la naissance. Le salaire et l'emballage de ma job futur m'importe peu. Je veux y être heureuse et m'épanouir.

J'ai déjà travaillé comme sauveteur à la ville quand j'étais eu cégep. J'étais l'une des seule qui y était parce que c'était une passion. Tout le monde s'obtinait, à l'ouverture, pour savoir qui allait commencé par faire de la chaise ou être en break dans le chalet. Moi, je m'en foutais. être sur la chaise et surveiller, j'aimais ça! Alors j'y allais! Passer le vac le matin une fois par semaine, j'adorais ça. C'était comme mon moment de calme payé. Tous les autres sacraient quand c'était leur tour. J'ai jamais compris pourquoi ils avaient tant investis dans une formation pour finalement faire une job qu'ils n'aiment pas...

J'ai peut-être des lunettes roses! mdr mais j'aime bien voir les choses comme ça Smile 

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Marman

Inscrit le :
01 févr. 2011

Posté le: 2 mai 2013 08:25:03 EDT  
Ce qui nous convenait "avant" peut ne plus nous convenir maintenant et ce, pour pleins de raisons! Peut-être le retour est un peu difficile et que tu préférerais rester avec bb. Ou peut-être as-tu besoin de qqchose de nouveau dans ta vie sur le plan professionnel? Il y a beaucoup de gens qui change de carrière à un moment ou un autre... 

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saralexis

Inscrit le :
26 mai 2009

Posté le: 3 mai 2013 09:00:46 EDT  
Merci de vos reponses!
Je pense que je me suis peut-être mal exprimée... je ne le fais pas JUSTE pour l'argent et je n`hais pas du tout mon travail. Je suis trop sensible pour travailler dans un environnement pénible, je me mettrais rapidement à deprimer. Mais disons que la passion n'y est plus. Je ne rentre pas au travail en pleurant et en chialant, je ne suis pas down les dimanches soir a l'idée de retourner, mais je ne saute pas de joie le matin non plus. Ca va, tout simplement. Il faut dire aussi que mon poste est a haut risque d'abolition, alors ca n'aide pas à s'attacher a sa job. Moi non plus je ne comprends pas le monde qui HAIS sa job, qui passe son temps a chialer et qui fait juste attendre la retraite, mais qui reste quand meme. Là, je ferais autre chose. Je suis d'accòrd avec le post qui parle de sécurité financiere, ne pas se stresser de payer les factures, se payer des petits luxes. Pour ca, oui, j'adore mon travail... et son salaire! Donc, est-ce que je fais des pirouettes dans les corridors le matin? Non. Est-ce que je rentre la face a terre en chialant et en déprimant? Absolument pas. Il y a aussi cette partie que j'avais demandé un an supplémentaire (accepté) pour rester avec BB et j'ai decidé de revenir apres 3 semaines en partie a cause de cette menace de coupures (faire des sous avant de perdre ma job!) , alors ca joue dans mon sentiment en ce moment.
 

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Maxal

Inscrit le :
29 déc. 2010

Posté le: 3 mai 2013 09:21:37 EDT  
Je comprend.

J'ai un bon emploi dans un domaine d'étude que j'ai choisi. J'ai un bon salaire, de bonnes conditions, un horaire très flexible, bref tout est là.

Au retour de mon congé de maternité, tout était encore là et inchangé. Mieux, mon supérieur a accepté que je travaille sur un horaire 30 heures semaine. Tout était pareil, sauf moi... J'avais changé et non je n'arrivais juste plus à saisir "l'urgence" de tel ou tel projet... Je n'arrivais pas à m'investir à fond dans mon travail comme mes collègues.

Je me suis posée BEAUCOUP de questions, surtout avec ma 2ème grossesse. Ultimement, j'en suis venue à réaliser que non mon domaine d'étude (que j'ai pourtant choisi) ne me convenait plus, pire je pense que je n'ai jamais vraiment "tripper" sur ça... Si c'était à recommencer, je choisirais une autre voie, une voie qui me passionne davantage... Aurais-je pu faire les choses autrement? Difficilement. Ce qui me passionne aujourd'hui ne me passionnait pas à 19 ans, point barre.

La vie passe et les gens changent.

Mon mari me parle souvent de retourner aux études, ne faire un nouveau bacc, ne me ré-orienter, mais non ça ne me tente pas. Je perdrais beaucoup au niveau salaire et oui c'est plate, mais ça me dérange. Je l'aime ma paie, elle nous permet de nous payer des choses que nous ne pourrions pas sans. J'ai un horaire réduit qui fait que je ne cours pas tant que ça... J'arrive à la garderie à 16h00, bref rien ne me dit que je retrouverais ces conditions dans un nouveau travail.

Il n'y a rien qui dit que je ferais encore le même travail dans 20 ans, mais pour l'instant j'ai choisi le statu-quo. J'ai choisi et accepté d'être sur la "slow track" côté avancement et performance car pour être sur la "fast track", il faut faire des heures, beaucoup d'heures.

La lecon à retenir? Je vais épauler mes enfants dans leur choix de carrière, contrairement à mes parents qui ne s'en sont pas mêlés. C'est tellement jeune 17-19 ans pour choisir! Je veux que mes enfants aient une vision globale de leur choix de carrière afin que leur travail correspondent à leurs intérêts, mais également à leur mode de vie. Si un travail nous passionne, mais que le rythme imposé ne nous convient pas, alors ce n'est pas mieux, du moins c'est mon opinion. 

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Zozo a sa maman

Inscrit le :
14 avr. 2009

Posté le: 3 mai 2013 21:54:30 EDT  
Moi j'adore mon métier (et c'est mon 2e la) c'est pas tous les jours la perfectionscomme dans tout, mais l'important c'est que je me réalise dans mon métier et dans ma vie....

Je crois que si ton métier te fais chier ca a des répercussions dans ta vie de couple, de famille, tes loisirs... 

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Rachelle26

Inscrit le :
12 avr. 2005

Posté le: 6 mai 2013 10:36:06 EDT  
Je n'aie pas lu les autres réponses pour ne pas influencer la mienne, alors voici.

Moi aussi, longtemps j'ai désiré un emploi afin de m'épanouir. Je voyais tellement de gens qui semblaient le faire, que je ne me trouvais pas normal de ne pas être ainsi.

J'ai effectué un changement de carrière, parfois je tente de me motiver à faire des cours universitaires, mais tout ça pour quoi finalement?

J'ai la chance à mon travail de pouvoir être orientée dans divers endroits, selon mes goûts (je suis agente administrative dans un CSSS). Oui certain départements font que tu travailleras plus, mais finalement, non je ne veux pas ça. Tant que je suis heureuse dans les endroits que je vais, elle est là ma satisfaction, le reste, je m'épanouie chez moi (mes amis, ma fille et mon conjoint, mes activités personnelles). Je suis bien payée pour le travail que je fais, j'ai de bonnes conditions (fond pension, je ne travaille pas les weekends, ni les fériés), je suis donc heureuse.

Pour moi, le travail n'est pas ma vie, c'est une partie de ce que vis point. Tant qu'il me permet de me gâter, payer mes comptes, je suis comblée! 

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Sarahpro

Inscrit le :
09 juil. 2011

Posté le: 7 mai 2013 16:16:18 EDT  
Adolescente, c'était par mes amis, nos activités et par la danse que je me réalisais. Le reste était secondaire.

Au début de la vingtaine, c'était par mes études et mes voyages, les découvertes que je faisais, l'impression de m'enrichir de connaissances par l'un et l'autre que je m'épanouissais.

Au milieu de la vingtaine, c'est dans mon emploi que j'avais l'impression de me réaliser le plus pleinement. Qu'il soit stimulant, qu'il me permette de me dépasser, de me sentir compétente, c'était essentiel parce qu'il était en quelque sorte au centre de mon existence. Je faisais des plans de carrière, j'adorais mes collègues. D'ailleurs, j'en ramenais avec plaisir à la maison (du travail... pas des collègues Wink !

Quand Maëlle est née, j'étais dans la seconde moitié de la vingtaine. Elle avait 19 mois quand je suis retournée travailler pour un contrat. C'était le même emploi enthousiasmant qu'avant, avec les mêmes collègues géniaux et cultivés qu'avant et de nouveaux défis à la mesure de ceux d'avant. Mais ce n'était plus pareil. C'est moi qui avait changé. Le temps que je passais au travail n'était plus dorénavant un moment où je m'épanouissais et me réalisais. C'était maintenant du temps qui m'était en quelque sorte volé, du temps que je passais loin de ce qui me permettait de me sentir en train d'exploiter mon potentiel à son plein rendement. Bref, j'aimais mon travail, mais j'avais toujours hâte d'en sortir, d'avoir un jour de congé. Les heures supplémentaires me répugnaient et, du moment que je m'assoyais dans l'auto, je ne pensais plus une minute au boulot jusqu'au lendemain. Même au travail, je me prenais parfois à rêvasser, à penser à ma fille.

J'ai compris que j'étais entrée dans une phase de ma vie où la famille (mes enfants, mon conjoint) était le lieu où je m'épanouissais et vivais les plus belles expériences. Que pour quelques années, c'était en m'investissant au maximum dans ma vie de famille que j'investirais le mieux dans mon bonheur. J'ai décidé de ne pas retourner travailler, sauf périodiquement, le moins possible, et en empruntant au minimum sur mon temps en famille, sur ce que je bâtissais avec mes filles. Si j'allais travailler en ce moment, ce serait vraiment juste pour l'argent, malgré que ce soit un emploi qui me va bien et que j'ai adoré.

Dans quelques années, ce sera autre chose qui se retrouvera au centre de ma vie. Probablement de nouveau le travail. Peut-être même le même emploi, qui de nouveau me semblera aussi essentiel à mon bonheur. Puis viendra un jour où le travail prendra encore une fois le bord pour être remplacé par autre chose. Les voyages, la vie de couple, être grand-mère, des activités de retraitée, la danse de nouveau ? Un mélange de ces choses, probablement.

Personnellement, je n'ai pas l'impression que de mettre le boulot de coté ou d'y aller seulement pour la paie pendant un certain temps ce soit nocif. Je pense qu'il faut accepter que chaque période de notre vie nous permet de développer davantage un aspect particulier de notre personne. Et que la maternité est un aspect important qu'on peut se permettre de passer quelques années à développer. Que pendant ce temps, le travail peut nous paraitre secondaire, voire inutile ou même dérangeant. Je n'aime pas trop cette idée selon laquelle si on ne se réalise pas dans le travail, on ne se réalise pas du tout. Ça me parait très réducteur. Être une femme, ce n'est pas seulement être une travailleuse ou une entrepreneure.
   

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