Les signatures forum sont temporairement désactivées.
Répondre au message

Deuil périnatal perte d'un bébé à 22 semaines de grossesse

Auteur Message

kabouky

Inscrit le :
22 sept. 2014

Posté le: 22 septembre 2014 16:57:41 EDT  
Bonjour,
Le 13 septembre dernier j'ai subit une interruption médicale de grossesse à 22 semaines. Lors de l'échographie de 20 semaines, on nous a appris que notre petit garçon avait une hernie diaphragmatique droite. Après d'autres tests, on nous a affirmé que les chances de survie de notre bébé étaient que de 10 à 15%. Nous avons pris la dure décision d'interrompre la grossesse. C'est très difficile de croire qu'on ne verra plus jamais notre bébé et que l'on aura pas la chance de le voir grandir....Quelqu'un vit ou a vécu une situation semblable? 

revenir en haut

christineperron

Inscrit le :
05 juin 2013

Posté le: 16 février 2015 22:15:34 EST  
Bonjour Kabouky,

Je suis bien placé pour comprendre ce que vous vivez jours après jours puisque moi aussi j'ai dû interrompe ma grossesse à 22 semaines de grossesse pour malformations cardiaques sévères. À 19 semaines on nous apprend que nous attendions un garçon mais qu'on doit aller à Ste-Justine faire un échocardio foetal pour confirmer que tout va bien parce que le bébé est peut-être mal placé et que c'est surement pour cette raison qu'on ne voit pas tout le coeur. À 20 semaines on a un rendez-vous interminant à Ste-Justine pour nous annoncer cette terrible nouvelle et les options qui s'offre à nous. Notre garçon ne pouvait pas survivre à la naissance alors on nous propose de lui faire de multiples opérations qui, même dans le meilleur des cas, ne lui offre pas de qualité de vie ou l'interruption de grossesse.

Si vous avez ou ressentez toujours le besoin d'en parler avec quelqu'un, j'en ai grandement besoin moi aussi! 

revenir en haut

kabouky

Inscrit le :
22 sept. 2014

Posté le: 18 février 2015 15:58:12 EST  
Toutes mes sympathies pour votre petit garçon... Vous avez eu l'interruption de grossesse quand? J'ai subit la mienne à Ste-Justine. Le deuil est difficile à faire mais je me suis outillée pour passer mieux au travers. Après 5 mois maintenant, je me sens mieux, même si je pense à mon bébé perdu chaque jour, j'arrive à vivre plus normalement maintenant. Ce qui nous a aidé, c'est de s'occuper du deuil. Avoir des souvenirs de notre bébé (photos, et tout ce qu'ils nous remettent à l'hôpital). Nous avons acheté une belle boîte en bois et fait inscrire les inscriptions de notre enfant dessus. Je lui ai rempli un album photos et récupérer ses cendres. Nous sommes allé dans un groupe de soutien en deuil périnatal à l'hôpital Pierre Boucher (les rêves envolés), mais il y a des groupes un peu partout au Québec. Il y a des livres aussi qui nous ont aidé à mieux comprendre notre deuil et à nous aider à passer au travers en tant que couple (entre autre le livre Les rêves envolés). Il faut prendre le temps de vivre ses émotions et chaque fois qu'on pleure, on guérit un petit peu... Ce que nous avons vécu nous changera à jamais et laisse une profonde cicatrice. Comment ça se passe de votre côté? Est-ce que vous avez du soutien autour de vous? Il y a certaines étapes à passer dans le deuil... De mon côté je crois que j'ai déjà beaucoup cheminer depuis le début. Ou en êtes-vous?  

revenir en haut

christineperron

Inscrit le :
05 juin 2013

Posté le: 18 février 2015 20:02:33 EST  
Merci de votre réponse. L'interruption a eue lieu il y a seulement un mois. J'ai encore une plaie ouverte qui ne porte pas de cicatrice. J'ai subit mon interruption dans une clinique d'avortement la seule au québec qui pratique jusqu'à 24 semaines de grossesse car je ne voulait pas accouchée. Vous avez accouchée naturellement si c'était à Ste-Justine n'est-ce pas? Comment ça s'est passé? J'ai très peu de souvenirs de mon fils car je ne pouvait pas prendre de photos mais j'ai pu le voir (pas en entier) et ça m'a énormément soulagée. Malheureusement mon conjoint n'a pas pu le voir puisqu'il ne pouvait être dans la salle d'intervention au même moment et ça été très difficile de l'accepter. Il avait l'air d'un petit ange et surtout il avait l'air paisible et en paix. J'ai l'intention de lui écrire dans un journal et j'ai conservé les photos de l'échographie ainsi que le lourd diagnostique de Ste-Justine dans une boîte avec le pyjama et une couverture qu'on lui avait acheté mais, je n'ai rien de plus. Je suis suivit par une travailleuse sociale qui m'aide à cheminer et je suis à la recherche d'un livre "Lorsque grossesse devient tristesse". J'ai du soutien autour de moi mais j'ai l'impression que j'arrive à peine à sortir ma tête de sous l'eau. J'ai cette douleur qui ne s'apaise pas et le plus difficile c'est que mon conjoint veut tourner la page plus vite que moi alors j'ai de la difficulté à gérer et vivre toutes ses émotions. Combien de temps ça vous a pris pour vivre plus normalement? Est-ce que c'était votre premier enfant? Avez-vous envie d'avoir un autre enfant malgré cette terrible épreuve? 

revenir en haut

Se connecter pour répondre