Les signatures forum sont temporairement désactivées.
Se connecter pour répondre

ambivalence de devenir maman en fin de grossesse

Auteur Message

Croustille44

Inscrit le :
18 oct. 2012

Posté le: 3 février 2013 20:16:26 EST  
bonjour à toutes,
je viens sonder le terrain (et chercher un peu de réconfort!) à savoir si certaines d'entre vous ont éprouvé les mêmesémotions en fin de grossesse.

je suis à 33 semaines donc prévue pour la fin mars. c'est un petit bébé que nous avons espéré et attendu.mon chum en voulait depuis longtemps mais j'ai attendu d'être bien "prête" (mais je pense qu'on ne l'est jamais vraiment dans le fond).

c'est justement ça l'histoire. j'ai beau avoir lu sur la grossesse, l'accouchement, l'allaitement, tout acheté et planifié, avoir une bédaine et qqmaux de grossesse, sentir bébé, on dirait que je viens de me réveiller que nous allons avoir un enfant. ça ne me rentre pas dans la tête. je croyaisque toute cette préparation physique allait matérialiser les changements qui se sont aussi faits dans ma tête et mon coeur au courant des derniersmois. j'ai toujours été une personne qui planifie et j'ai toujours eu la liberté de mes choix. la grossesse m'a été salutaire dans le sens où jecommence à comprendre qu'il y a maintenant bcp de choses sur lesquelles je n'ai et n'aurai pas le contrôle malgré mes intentions.

moncoeur sait que je serai une maman aimante et attentionnée, comme l'a été la mienne. ma tête par contre stresse à l'idée de ce grand changement quej'ai voulu très fort. j'ai l'impression qu'à partir du moment où mon travail commencera, je tomberai dans le vide et je suis un peu paniquée. laplupart des filles ont hâte d'accoucher, moi, je ne réalise pas encore que ça va m'arriver dans qq semaines. c'est terrible à dire, mais j'ai peur dene pas aimer ça ou de ne pas me sentir attachée à mon précieux bébé dès le premier regard. je ne croyais jamais ressentir ça, c'est pas l'fun!

bref, j'ai l'impression que tout mon cheminement "sentimental" que j'ai fait durant les derniers mois ne vaut plus rien. que j'aurais pu rienfaire, rien ressentir, ne pas réfléchir que j'en serais au même point. je suis presque paniquée à l'idée d'accoucher, pas nécessairement pour ladouleur mais pour que tout ce l'après représente.

s'il y en a qui sont passées par là, ça serait gentil de rassurer la petite personneanxieuse que je suis ces temps-ci!  

revenir en haut

Anonyme

Inscrit le :
18 nov. 2008

Posté le: 4 février 2013 08:05:18 EST  
L'inconnu est un sentiment que je déteste au plus au point. Je suis planificatrice, et j'aime savoir où je m'en va.

Ma première grossesse, j'ai eu un retrait préventif qui m'a donné l'occasion de trop réfléchir et de planifier à ma guise. Lire, faire mes préparatif, etc.. À la fin de la grossesse, je réalisais que le reste je n'avais pas de contrôle mais que je n'avais plus vraiment de choix, rendu là. J'ai géré et je me suis dit: on verra, et tu es prête.

Sincèrement, je n'étais pas prête. (Je ne dis pas que toi tu ne l'es pas) c'est que je n'avais pas accès à internet et à tous un tas de référence. J'ai eu quelques livres. J'ai même eu mon Mieux Vivre seulement à l'hôpital. Rolling Eyes

Mon accouchement a bien été, et je suis tombé en amour avec bébé. C'est les semaines qui ont suivis, voir les mois qui ont été plus difficile. J'ai eu un bébé qui pleurait beaucoup et qui n'aimait pas le lait. (autant biberon que maternel) Tout ma planification a pris son bord, mes illusions aussi. Ça été assez dur à gérer mais un moment ce qui m'a sauvé de tout de train train, c'est les routines.

Si tu te dit planificatrice alors retiens ce mot: routine. Wink

La peur de ne pas aimer son bébé, je ne l'ai pas eu. Mais à ma deuxième, je ne suis pas tombé en amour avec. Ça été dur ça aussi, car je ne pensais pas vivre ça. C'est vers 4 mois que le déclic c'est fait. Aujourd'hui, on me demande si ma fille est ma préférée, c'est pour dire.
Embarassed

Alors je crois que tes sentiments sont légitime et qu'ils peuvent être positif si on le voit comme une préparation à vivre toutes une gamme d'émotions. Tu sais que la possibilité de ne pas tomber en amour peut arrivée mais que tu vas surement l'aimer de tout ton coeur aussi, la marche est moins haute quand on sait.

Parfois, c'est la débarque qui est plus difficile à gérer que la situation. Si tu te prépares à vivre toute les possibilités, tu risques de moins être perdu.

Bonne Chance et effectivement je ne crois pas qu,On soit vraiment prêt à être parent.  

revenir en haut

Pattenrond

Inscrit le :
17 juin 2008

Posté le: 4 février 2013 11:55:03 EST  
Je pense qu'on ne peut jamais être tout à fait prêt à avoir des enfants.

À un moment donné, on se lance et ça arrive. On essais alors de s'adapter.

Devenir maman, c'est toute une adaptation. Moi, c'est 3 mois après la naissance que j'ai réalisé que j'arrivais pas à le faire. Je suis allée demander de l'aide et ma psy ma bien aider à réussir cette adaptation.

Il y en a pour qui la difficulté d'adaptation arrive en début de grossesse, d'autre en fin de grossesse, d'autre après la naissance. D'autre pour qui ça se passe super bien. Chaque personne est différente et réagit différement, mais on passe à peu près toute par là. L'important, c'est d'en parler et de pas rester toute seule avec ça.

Ça se peut très bien que tu n'aie pas le coup de foudre tout de suite après la naissance. C'est un petit être qui vient au monde avec sa personalité et son caractère et vous devrez, tous les deux, apprendre à vous connaitre. Il y en a pour qui ça arrive comme un coup de foudre, d'autre pour qui ça prend plus de temps. Ne te mets pas trop de pression là-dessus.

L'ambivalence est très fréquente aussi. Moi, je l'ai vécu à ma deuxième grossesse. Tout de suite quand j'ai fait mon test de grossesse, j'ai eu peur et je me suis demandé ce que j'avais fait là. J'étais contente d'être enceinte, mais j'étais extrêmement ambivalente. Encore là, ma psy m'a aidé à clarifier tout ça.

Sans nécessairement aller faire un suivi avec un psy, tu peux quand même téléphoner au 811 et juste jaser avec quelqu'un du secteur psycho-social. Ce sont des travailleurs sociaux qui sont là pour nous écouter et nous aider. Juste un appel peut t'aider à y voir plus clair.

Il y a plein de ressources pour nous, il ne faut pas hésiter à les utiliser.

Je te souhaite une belle fin de grossesse, remplie de joies et de ''zenitude''! Smile 

revenir en haut

terebentine

Inscrit le :
16 juil. 2009

Posté le: 4 février 2013 12:20:24 EST  
Salut,

je veux te rassurer en te disant que moi aussi à mon premier bébé je me suis demandée si j'allais l'aimer!
Je désirais fort cet enfant mais ne m'étais attachée à aucun enfant au cours de ma vie.

à 34 semaines, j'ai ressenti ce stress et j'ai toujours dit que j'avais eu mon "post-partum" à 34 semaines,car après, ça s'est calmé. Mon chum a contribué à me calmer lorsque je lui disais que je ne savais pas si je serais une bonne mère, et il m'a répondu qu'il n'aurait fait ce bébé-là avec aucune autre que moi...ça m'a fait du bien.

Quand j'ai accouché à 41 semaines il est vrai que j'étais écoeurée d'être enceinte mais comme toi je ne savais pas ce que c'était d'aimer son enfant.

Si ce n'est pas dès le premier regard, l'amour t'envahis un peu plus tard c'est certain, quand tu commence à connaître ton bébé, au bout de quelques jours!
et quelques semaines après l'arrivée de ton bébé,
crois moi tu ne ferais pas un pas en arrière et chaque jour qui passe tu l'aime de plus en plus fort, et ne peux plus imaginer que tu as vécu sans lui!!
Après avoir eu mon premier bébé, je savais que je pouvais volontiers en avoir des dizaines,
qu'il y avait plein d'amour dans mon coeur pour aimer plein d'autres bébés! Laughing
J'ai eu mon deuxième bébé,
et il y a toujours autant de place dans mon coeur !

Je pense que rendu à 34 semaines, on ne réalise pas encore ce que l'on porte en nous, et ça nous fait peur car on commence à réaliser par contre que ça s'en vient, plus que quelques semaines et ça nous stresse de voir le temps qui passe et qui nous mène vers l'accouchement sans que l'on puisse reculer.

Non, on ne peut plus reculer mais on ne peut plus reculer non plus sur le fait qu'on a désiré de le porter ce bébé, et que si il n'y avait pas eu grossesse, ou pire, perte de cet être qu'on a pas encore appris à aimer, c'est un vide et une peine immense qu'on aurait ressenti à la place..

Dis toi que tu es prévilégiée et que tu as une chance incroyable de vivre ce que tu vis!
n'aie pas peur!

Bonne chance !

 

revenir en haut

Croustille44

Inscrit le :
18 oct. 2012

Posté le: 4 février 2013 22:48:55 EST  
merci à toutes les 4 d'avoir pris le temps de me répondre et raconter vos histoires, je l'apprécie bcp.

je sais que ce sentiment peut être normal (je l'ai lu dans mes livres comme une bonne élève!) mais le vivre est une chose. de savoir que je ne suis pas seule à vivre ça, ça me fait un petit poids de moins. un peu comme ronnie, je suis en retrait préventif et mon petit cerveau a tout le loisir de trop penser.

merci encore, vous faites une différence dans ma semaine!  

revenir en haut

Se connecter pour répondre