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Épidurale+induction VS allaitement!!

Auteur Message

soso

Inscrit le :
12 sept. 2007

Posté le: 31 janvier 2009 00:55:42 EST  
Vous ne trouvez pas que c'est contradictoire???

À l'accouchement en milieu hospitalier on nous propose d'emblée ou presque toutes sortes de méthodes artificielles (épidurale, induction, épisiotomie, gaz hilarant, rupture des membranes) et ensuite, on nous force à allaiter parce que c'est si naturel... Et on nous juge si on ne veut pas de méthode intrusive pendant un accouchement qui se déroule bien et on nous juge aussi si on ne veut pas allaiter!!

Je suis un peu outrée d'entendre des témoignages de femmes qui ont été culpabilisées par leurs choix. Le vivre et laissez-vivre, qu'en fait-on???

Soso 

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pillsbury

Inscrit le :
12 sept. 2007

Localisation :
Laval - Maman d'Arthur né le 2 sept 2008

Posté le: 3 février 2009 16:14:12 EST  
J'ai crevé mes eaux a la maison a 40.3 SA. Je me suis presentée a la cité de la santé a 3AM. On m'a laissé dormir la nuit (je n'ai pas dormi evidemment) et le matin on m'a dit que mon docteur suggérait le pitocyn pour accélerer le travail, sinon j'en aurais surement pour la journée au complet. Cela me convenait tout a fait.

On m'a dit que j'étais une bonne candidate pour l'épidurale. Cela me convenait tout a fait.

On m'a demandé si je voulais allaiter. Tout a fait.

J'ai eu mon soluté a 8h. Mon epidurale vers 11h. Je poussais a midi et mon fils etait né une quarantaine de minutes plus tard. On l'a mis sur moi. Il a tété comme un pro. Mon allaitement a commencé et c'est poursuivi sans embuches depuis maintenant 5 mois.

Je suis tres fiere et tres satisfaite de mon experience d'accouchement et d'allaitement. Un accouchement naturel n'était pas du tout une priorité pour moi mais l'allaitement l'était. Je m'étais beaucoup renseignée pendant ma grossesse, j'avais fait mes rencontres prénatales avec une accompagnante de naissance et j'ai fait tout mes choix en connaissance de cause, la tête froide et avec positivisme.

Alors je comprends votre point de vue quand vous dites que l'intervention des services hospitaliers est parfois invasive, rapide et a l'encontre de ce que la nature a prévue. Peut-etre. Mais quand meme, je ne pense pas que ce soit tout a fait contradictoire avec l'allaitement.

Mais j'admets que j'ai probablement été chanceuse que l'induction et l'épidurale n'aient ni ralenti le travail ni nuit a la premiere tétée. Je remercie le ciel. 

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van26

Inscrit le :
09 mars 2008

Posté le: 1 février 2009 18:58:15 EST  
Je vais essayer de te trouver des références moins à peu près, mais environ 1/3 du sang du bébé se retrouve dans le cordon, si on attends qu'il arrête de battre, il y aplus de sang qui se retrouve "dans" notre bébé. C'est une question de diminuer les risques d'anémie et de permettre au bébé de s'oxygéner via sa mère pendant quelques instant ...le temps de s'habituer en douceur j'imagine...

[url]
http://www.masantenaturelle.com/chroniques/collaborationgb/collaborationgb_cordon_ombilical.php[/url]

Mais ca a pris plus de deux minutes... 

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gege123

Inscrit le :
01 avr. 2005

Posté le: 1 février 2009 18:55:34 EST  
Les risques d'anémie de bébé sont plus faibles si on attend que le cordon arrête de battre avant de le couper. Cette protection est à long terme. En plus, ça laisse le temps à bébé de s'habituer à son nouvel environnement avant qu'on coupe le cordon. 

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CathSeguin

Inscrit le :
20 juin 2008

Posté le: 1 février 2009 18:17:34 EST  
Van26:

"On m'a laissée couper le cordon seulement quand il ne battait plus, selon mes désirs."

Je suis curieuse, pourquoi attendre qu'il ne batte plus?  

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van26

Inscrit le :
09 mars 2008

Posté le: 1 février 2009 18:11:48 EST  
Je dois vous aovuer que plus je vous lis, moins je me reconnais dans la façon dont j'ai été traité à l'hopital ( CHUS).

J'ai accouché à 40 semaines et 6 jours et aucun "provoquement" n'était prévu à l'horaire.
Jamais on ne m'a proposée l'épidurale, comme je l'avais demandé en arrivant ( même quand j'ai fini par la demander, l'infirmière est venue me suggérer d'autres options puisqu'elle savait que j'y tenais, cela m'a permis de continuer sans 1 heure de plus...).
On me faisait des monitoring 1 fois par heure avant l'épidurale, parfois aux 2 heures.
On m'a proposé de crever mes eaux seulement quand je me suis plaint de mon long travail qui avancait au compte-goutte.
On m'a laissée couper le cordon seulement quand il ne battait plus, selon mes désirs.
On m'a laissée sortir mon bébé sans même que je le demande.
Ma fille est restée très longtemps sur moi avant qu'on ne la lave ou ne la pèse.
Je ne peux pas parler de la pression pour allaiter parce que je voulais allaiter et que j'ai eu beaucoup d'aide.

Peut-être que cela diffère d'un milieu hospitalier à un autre.
Le CHUS est d'ailleurs d'avoir le plus faible taux de césariennes au Qc ...tout va peut-être ensemble...


 

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juliea

Inscrit le :
07 mai 2006

Posté le: 1 février 2009 15:46:00 EST  
Je ne dis pas qu'il n'existe pas de protocole dans d'autres milieux... Et puis tu sais, des infirmières zélées, il y en a partout, tout comme des infirmières ouvertes d'esprit. Tout comme les médecins. Et aussi les sage-femmes! Mais peu importe le milieu, la décision finale revient toujours à la patiente.

De plus, je trouve que c'est bien facile de faire des séances de défoulement contre le personnel des hôpitaux. Une patiente qui se fait offrir l'épidurale va aller se plaindre qu'elle ne l'avait pas demandé et qu'on n'a pas respecté son choix de vouloir accoucher naturellement. Et d'un autre côté, une autre femme à qui on offre pas l'épidurale peut aller se plaindre qu'on l'a laissé souffrir et qu'on ne lui a pas offert de support.

Alors finalement, peu importe la situation, les gens sont souvent insatisfaits. Alors voilà pourquoi je persiste et signe: informons-nous, prenons des décisions libres et éclairées, et assumons nos choix!

Et n'allez surtout pas croire que mon opinion découle simplement du fait que je suis infirmière. Oui je le suis, mais j'ai déserté le réseau de la santé il y a plusieurs années maintenant, justement à cause du manque d'humanisme.  

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Maé

Inscrit le :
24 avr. 2007

Posté le: 1 février 2009 15:22:25 EST  
Julia je ne connais personne aux soins palliatifs, mais pour ce qui est du milieu obstétrique, il y a un protocole. Il est écrit noir sur blanc, les infirmières doivent l'apprendre, se l'approprier tellement, que même celles qui ont un bagage et des croyances qui prônent le libre choix finissent par le mettre de côté et s'en tenir au sacro-saint protocole. Je me base ici sur de longues conversations que j'ai eu avec 7 infirmières en obstétrique de différents centres.

Voilà pour ma parenthèse! 

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juliea

Inscrit le :
07 mai 2006

Posté le: 1 février 2009 13:03:44 EST  
gege123 Des protocoles coulés dans le béton? Absolument pas! Tu sais, tous nos patients sont différents, et ils souffrent tous de maladies différentes (en général des cancers, mais pas tous les mêmes). Ils réagissent donc tous différemment à la médication. J'ai des patients qui recevront et seront soulagés par d'infimes doses de narcotiques et ce, jusqu'à la fin. J'ai même déjà vu une patiente soulagée jusqu'à la fin par des suppositoires d'acétaminophène! Pour d'autres, malgré les doses massives, la douleur restera très difficile à soulager. Alors c'est vraiment du cas par cas. On s'ajuste à nos patients, et on s'ajuste continuellement en cours de route... Si un patient refuse sa médication? Je respecte son choix, tout simplement. Jamais je n'ai donné un médicament de force à un patient. Mais en général, je peux te dire qu'un patient qui souffre demande sa médication. Les résistances viennent plus souvent du côté des familles, et nous sommes justement là pour faire de l'enseignement, pour les rassurer, et aussi beaucoup pour leur expliquer ce qui les attend... Tu sais, je fais des soins palliatifs depuis quelques années déjà et c'est un milieu très humain. Voilà d'ailleurs la principale raison pour laquelle je suis là...

J'espère que ça répond à tes questions. Si tu en as d'autres, n'hésite pas! Ça me fait bien plaisir de démystifier les soins palliatifs  Wink  

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gege123

Inscrit le :
01 avr. 2005

Posté le: 1 février 2009 12:24:31 EST  
Juliea, j'ai des questions sincères à te poser. Elles sont sans préjugé. Je suis vraiment intéressée par les réponses. Avez-vous des protocoles coulés dans le béton en soin paliatif ou est-ce du cas par cas? Administrez-vous systématiquement la médication à chaque patient? Si le patient refuse sa médication, est-ce que vous insistez?

Je pense que ce qui m'a le plus choqué en maternité est l'infantilisation de la patiente. Se faire dire que tu n'es pas obligée de prouver que tu es une superwomen juste parce que tu refuses la péridurale, je ne trouve pas ça fort. Pour avoir souvent discuté avec toi sur le forum, je suis certaine que ce n'est pas le genre de discours que tu sers à ta clientèle. 

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soso

Inscrit le :
12 sept. 2007

Posté le: 1 février 2009 12:15:35 EST  
Merci infiniment les femmes pour vos interventions, c'est très instructif. Il est vrai que le monde hospitalier est une grosse machine et qu'effectivement, tout travail peut devenir routinier. Merci de m'avoir éclairée sur cette perspective.

Sauvageonne; effectivement, le sentiment de se sentir jugée peut venir d'une insécurité personnelle mais je n'accouche pas tous les jours et j'imagine (j'accouche de mon premier dans 3 semaines) que le fait d'être fatiguée et vulnérable (pendant et après l'accouchement) ne nous aide en rien à se sentir parfaitement bien et absolument convaincues dans tous nos choix.

Je ne suis pas stressée mais je reste persuadée qu'avec les protocoles des centres hospitaliers, il est possible de sentir une certaine pression que ce soit pour l'accouchement ou l'allaitement et que certainement, nos certitudes peuvent être ébranlées.

Soso  

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juliea

Inscrit le :
07 mai 2006

Posté le: 1 février 2009 11:44:43 EST  
Tchintcha a écrit


L'hôpital, le personnel de l'hôpital, tout ça ça fait partie d'une machine, d'une GROSSE machine. J,aurais envie de dire grasse....donc, le personnel, qui est le messager du système nous transmet toutes les directives. On suggère l'épidurale, l'indiction et tous les autres bidules, car c'est beaucoup plus SIMPLE à gérer! Qui a envie d'une femme qui hurle et qui perd le contrôle de ses moyens parce qu'elle a mal, alors qu'il y a des dizaines d'autres femmes à gérer, d,autres malades, d,autres problématiques.  


Vous savez, moi je suis du genre "informons-nous, assumons nos choix et laissons les autres faire leurs propres choix".

Mais j'en ai un peu assez d'entendre parler de la sacrée mafia diabolique hospitalière. Comprenez-moi bien... je ne suis pas pro ou anti-interventions... Je suis en faveur des choix libres et éclairés. Mais vous savez, c'est archi-faux de dire que c'est plus simple une patiente sous épidurale!! Une épidurale demande une très grande surveillance de la part des infirmières. Ça leur demande beaucoup plus de travail et d'interventions.

Julie, une méchante infirmière qui en a marre qu'on voit des complots partout où il n'y en n'a pas! (et non, je ne travaille pas en salle d'accouchement... je travaille en soins palliatifs et ohhhh... je distribue de la drogue pour soulager mes patients!).

Rolling Eyes  

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gege123

Inscrit le :
01 avr. 2005

Posté le: 1 février 2009 09:10:45 EST  
Surtout qu'on s'entend que les sage-femmes vivent le même genre de situation mais n'ont pas de protocole à suivre. La routine n'embarque donc pas.

Car au-delà de la routine, il y a le protocole. À mon 2e accouchement, je tentais un AVAC. Dès mon arrivée, selon le protocole, j'aurais dû avoir un soluté. Qui dit soluté, dit réduction de la mobilité. Pour moi, hors de question de rester couchée et de bénéficier des "bienfaits" de la péridurale. Je voulais bouger, prendre mon bain, utiliser le ballon, bref, faire à ma tête. Par contre, je m'étais informée cette fois-ci et je savais qu'il existait une alternative au soluté : le salin-lock. Il s'agit d'installer l'aiguille avec un bouchon plutôt qu'avec le soluté. J'étais donc prête en cas d'urgence, sans avoir à endurer le poteau, ni gonfler comme une poupée. Pour les infirmières, ce n'est pas plus compliqué, mais le sacro-saint protocole dit soluté, en prévention. J'ai accouché comme une chatte 3 heures plus tard. Admettons qu'il y ai 10 femmes sur 100 qui tentent un AVAC. Il y a donc 90 femmes qui ont un soluté pour rien. C'est beaucoup non, pour prévenir?  

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ginko_maman

Inscrit le :
21 mai 2007

Posté le: 31 janvier 2009 20:59:23 EST  
nous accouchons pas tres souvent dans une vie... mais les infirmières sont la a tous les jours, c'est leur routine, leur vie normale, leurs habitudes... dans le meilleur des mondes, il faudrait qu'elles vivent chaque accouchement comme si c'était le premier, en respectant completement la maman qui accouche et en essayant de la comprendre le plus possible mais soyons réaliste: tout le monde fini par s'habituer par leurs tache, la routine embarque et on a plein d'habitudes... pas facile de s'en aller de ce confort !

Pour cela, je les comprend de leur attitude, mais je crois quand même qu'elle devrait avoir un minimum d'ouverture envers les mamans qui sont décidées... d'être tres disponible aider celles qui en ont besoin quand elles en ont besoin, mais pas d'aller insister auprès de celles qui ont pas besoin d'aide !

A mon accouchement elles m'ont demandé a plusieurs reprise "mais t'es sure que tu veux pas l'épidurale, car si tu change d'idée tantôt ca se peut qu'il soit trop tard, ca va te faire du bien bla bla bla..." écoute chose, on est en 2007 (quand j'accouchais.. ) internet existe, j'ai passé 9 mois en retrait préventif sur les forums et sur internet, j'ai lu plusieurs livres, je suis vraiment TRES informée sur ce qu'est une péridurale, j'en veux pas, et si jamais je la veux, je vais te faire signe!!" mais elles m'en parlaient quand meme a chaque fois... ca aurait été simple de dire "ok, si jamais tu change d'idée hésite pas"

et pour l'allaitement, j'ai l'impression que c'est la qu'il y a le plus de travail a faire... je pense que les infirmieres voient mal leur role, elles sont la pour nous supporter, nous aider en cas de probleme.. pas pour faire de la sensibilisation ! Les docs qui ont fait notre suivi nous en ont parlé, les cours prénataux aussi, les livres, internet... on le sait, allaiter c'est bon ! c'est mieux ! c'est pas rendu a l'hopital qu'il faut nous faire suer avec ca ! Si une maman a besoin d'aide, aidez la a s'enligner, mais allez pas y faire un speech sur les bienfaits de l'allaitement, quelques heures apres avoir accouché on est pas trop réceptive a tous ces commentaires !
Ma meilleure amie a eu de la misere a allaiter, ca marchait pas... les infirmieres ont tellement insisté qu'elle a sauté une coche et elle a jamais allaité... une fois rendu a la maison, les seins lui coulaient tout seuls (la fameuse montée laiteuse) a ce moment la, je suis sure que si elle aurait essayé, ca aurait fonctionné.. mais elle était tellement faché contre son expérience a l'hôpital qu'elle voulait plus rien savoir... c'est la vie !
Et moi tout allait bien a l'hopital, mais les infirmieres venaient me voir a tout bout de champ " ca fait combien de temps qu'il a bu ? il a bu combien de temps ? si ca fait trop longtemps qu'il a bu on va le réveiller pour qu'il boive" premièrement: je sais pas il est quelle heure, je sais pas combien de temps il a bu, je sais pas non plus ca fait combien de temps, une chose est sure: il dort et il est heureux donc ca c'est le meilleur signe comme quoi il est bien selon moi ! Elles venaient nous voir au milieu de la nuit, etre sure que bébé buvait... j'en revenait pas !

Mais je reviens a mon point du début, quand c'est ta vie de tous les jours, tu viens a rester dans tes habitude, on oublie que les mamans qui sont la vivent un moment spécial, tres rares, et qu'ils faut leur faire confiance... aaaaaaah la routine !! =)

 

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gege123

Inscrit le :
01 avr. 2005

Posté le: 31 janvier 2009 09:54:07 EST  
Je n'étais pas sarcastique, je suis vraiment impressionnée. Tu vois, à ma 2e, les infirmières m'ont regardé avec un drôle d'air lorsque je leur ai parlé de papules d'eau stériles. Une seule infirmière au plancher savait comment faire alors qu'elles étaient une dizaine. J'ai trouvé ça bien domage. Il faut dire qu'à Gatineau, le manque de personnel est criant et que les infirmières ont peu de temps à consacrer à chaque patiente lorsque l'obstétrique est pleine. À mon 2e accouchement, j'ai vu l'infirmière 2 fois (je l'ai adorée) avant de pousser. À mon 3e, je l'ai aussi très peu vue, mais elle avait tellement l'air bête que ça faisait mon affaire Wink (je pense que ça ne faisait pas son affaire de travailler un 31 décembre Laughing ).

Pour l'allaitement, Gatineau a encore beaucoup de chemin à faire. Le message est qu'il est préférable d'allaiter, mais on dirait que les employés ne savent pas comment supporter concrètement les mères qui veulent tenter l'expérience. Les médecins prescrivent des suppléments de formule à tour de bras plutôt que de suggérer d'exprimer du colostrum et les infirmières empoignent le sein des mères et poussent bébé à prendre le sein (je l'ai vu, je vous jure que c'est vrai), plutôt que d'enseigner à la mère comment s'installer et l'encourager à le faire elle-même. Dans ce cas, l'infirmière est restée 30 minutes dans la chambre alors que j'étais avec ma filleule (qui lui avait dit que j'étais sa marraine d'allaitement). Elle a tenu le sein de la mère et la tête de bébé pendant ces 30 minutes, sans jamais expliquer quoi faire. Ce ne sont pas toutes les infirmières qui sont ainsi heureusement, sauf que ce sont souvent celles qui travaillent de jour la semaine, lorsque la mère est la plus apte à écouter les conseils. Ce sont aussi celles qui travaillent depuis plusieurs années et qui n'ont pas encore amorcé le virage du changement dans les protocoles. Un changement, c'est long à opérer. 

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katja

Inscrit le :
06 sept. 2008

Posté le: 31 janvier 2009 09:27:34 EST  
Sarah-soleil : je suis bien d'accord avec toi pour dire que les effets positifs de l'aillaitement sont plus importants que les effets négatifs de la péridurale.

Gege : bien sûr que les protocoles changent d'un hôpital à l'autre. Et ces protocoles changent aussi selon le cas présenté. Dans mon cas, c'était un accouchement sans aucune complication possible, à 38 semaines, je les auraient trouvés bien cons de me proposer l'induction, l'épisiotomie ou une quelconque intervention non nécessaire.
Que tu dises "Wow, je suis impressionnée" (sarcastique ou pas, c'est difficile de juger à l'écrit) confirme ce que je pensais, il y a une vision bien négative de ce qui se passe dans les hôpitaux, même auprès des personnes qui semblent bien informées. Je préfère être positive et penser que plus les femmes se présenteront à l'hôpital sûres d'elles et préparées, moins les interventions superflues seront proposées et administrées. Suis-je idéaliste? J'espère que non!

J'ajouterais aussi que je me suis présentée 2 fois à l'hôpital avant mon accouchement pour menace d'accouchement avant terme. La première fois, à 31 semaines, une douleur intense et vive m'a traversée le ventre, suivie de contractions aux 3 minutes. La 2e fois, à 34 semaines, encore des contractions aux 3 minutes. Les 2 fois, on m'a bien expliqué ce qui se passait, et les 2 fois, on a tenté de régler le problème sans intervention médicale (je ne considère pas le soluté comme une intervention "médicale") et ça a fonctionné. Est-ce que je suis juste chanceuse d'être tombée sur des perles à chaque fois? Les statistiques joueraient un peu trop en ma faveur pour me le faire croire.

J'admets que des médecins trop collés aux interventions médicales, il y en a. Une amie s'est fait dire par son médecin : "en 2009, c'est ridicule que des femmes acceptent encore de souffrir sans la péridurale". Mais j'aime mieux me dire que les choses vont changer et regarder ce qui se fait de bien plutôt que de constamment critiquer le milieu médical.  

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sarah-soleil

Inscrit le :
12 sept. 2007

Posté le: 31 janvier 2009 08:25:26 EST  
la seule chose qui me vient en tête spontanément c'est que l'épidurale est un choix que l'on fait pour quelques heures que durent l'accouchement et c'est pour soulager la douleur au même titre que ce faire arracher une dent c'est médicale et les effets sur le bébé sont minimes. Cependant faire le choix d'allaiter ton bébé c'est un choix de longue durée et c'est pour sa santé. A mon avis la comparaison ne peut être faite entre ses deux alternatives. Pour ma part je ne vois pas le fait que l'un doit absolument aller avec l'autre, chacune fait son choix sur sas valeurs et sur ses besoins. Pour ce qui est des infirmières et des jugements des autres , je suis assez a l'aise avec mes choix pour ne pas me laisser influencer et je crois que de cette facon tu agis pour ton bien et celui que tu crois le mieux pour ton enfant.

à titre informatif: j'ai eu 1 épidurale sur 2 et j'ai allaiter 9 mois et 1 an 

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gege123

Inscrit le :
01 avr. 2005

Posté le: 31 janvier 2009 08:09:55 EST  
Catherinova, je pense que ce qui arrive est que chaque hôpital a un protocole différent. Vos infirmières connaissent la méthode Bonapace? Wow, je suis impressionnée. À Gatineau en ce moment, on manque tellement de personnel que les infirmières ne viennent que nous visiter.

Je peux te dire que j'ai eu 1 infirmière géniale à mon 2e accouchement, mais j'avais dû la veille imposer mes choix à une infirmière d'expérience qui trouvait que je faisais bien du chichi en refusant qu'elle perfore ma poche des eaux. Résultat, je suis retournée chez moi dilatée à 5cm et je suis revenue 30 heures plus tard, dilatée à 7 et prête à accoucher. J'ai perdu mes eaux à 8½ cm et j'accouchais 3 heures après mon arrivée à l'hôpital. Imagine tout ce que ça aurait donné si j'avais accepté une première intervention? J'aurais probablement souffert au point de vouloir l'épidurale, ce que je ne pouvais me permettre selon le protocole de l'hôpital puisque je faisais un avac 20 mois après ma césarienne.

Comme Tchincha le dit, il faut s'informer et s'assurer que notre conjoint est au courant de ce que nous désirons pour faire le chien de garde.

Et Tchincha, bien que je sois de celles qui trouve dangereux de consommer même un verre d'alcool pendant la grossesse, tu pourras dire à ton hôte que l'alcool dans la fondue s'évapore rapidement à cause de l'ébulition. Wink  

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katja

Inscrit le :
06 sept. 2008

Posté le: 31 janvier 2009 07:40:39 EST  
Des fois, je vous lis, et je me dis que si je n'avais pas encore accouché, j'aurais bien peur des méchantes infirmières Wink !

Sérieusement, j'ai accouché dans une grande institution (CHUM, à St-Luc), et tout a été parfait! Les infirmières connaissent la méthode Bonapace (que j'ai utilisée) et si on leur dit qu'on veut à tout prix éviter la péridurale, croyez-moi, elle respectent notre choix! Peut-être que j'ai été chanceuse, mais j'ai aussi l'impression qu'il y a parfois de l'exagération de la part des femmes qui voient le corps médical comme un monstre voulant prendre le contrôle de leur corps! (J'exagère, ne venez pas me citer juste avec ça!)

De la mauvaise foi et de l'abus, il y en a selon moi autant du côté des hôpitaux que du côté des méthodes naturelles. La blonde d'un ami a accouché il y a environ 3 ans dans une maison de naissances. Tout c'est bien passé, mais l'allaitement n'allait pas très bien. La sage-femme est venue faire son tour 2 fois, et la 2e fois, elle lui a dit : "toutes les mères peuvent allaiter, si tu ne peux pas passer par-dessus ta douleur, c'est que tu n'es pas faite pour être mère" (en gros, ça ressemblait à ça). La conséquence de ce gros manque de jugement a été que mon ami a mis la sage-femme dehors, et lui et sa blonde ont décidé conjointement que s'en était assez, on passe au biberon. Tout ça pour dire que, d'un côté comme de l'autre, faut avoir de l'empathie pour les femmes qui souffrent (qui ne veut pas dire de procéder à la péridurale), et il faut aussi que les femmes et leurs conjoints soient préparés et informés.

Donc, d'après mon expérience personnelle, non, je ne vois pas vraiment qu'il y a une incohérence dans le système de santé. Je crois que toutes devraient avoir le plus de renseignements possibles avant d'accoucher et d'allaiter afin d'assumer pleinement leur choix.

Dans l'ensemble, le point de vue de Sauvageonne me rejoint.

Voilà! 

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Tchintcha

Inscrit le :
22 mars 2008

Posté le: 31 janvier 2009 07:15:05 EST  
Je suis d'accord que c'est contradictoire et que souvent des jugements sont passés, mais je suis suis aussi d'accord avec Sauvageonne . Je m'explique.

L'hôpital, le personnel de l'hôpital, tout ça ça fait partie d'une machine, d'une GROSSE machine. J,aurais envie de dire grasse....donc, le personnel, qui est le messager du système nous transmet toutes les directives. On suggère l'épidurale, l'indiction et tous les autres bidules, car c'est beaucoup plus SIMPLE à gérer! Qui a envie d'une femme qui hurle et qui perd le contrôle de ses moyens parce qu'elle a mal, alors qu'il y a des dizaines d'autres femmes à gérer, d,autres malades, d,autres problématiques. Qui a envie d'une maternité engorgée alors qu'on pourrait prévoir le moment de l'accouchement et équilibrer le tout...(en passant, je trouve qu'une induction planifiée, sans aucune raison médicale (et ça existe!), ça s'apparente à une césarienne planifée. Les deux visent la même chose, c'est juste le moyen de délivrance qui diffère....).

Donc, le système, la machine provoque tout cela, véhiculé par le personnel travaillant à l'hôpital. C'est à ce moment qu'ON entre en jeux. Nous sommes des adultes, nous avons la capacité de bien s'informer et de faire valoir nos droits et croyances. De faire valoir ce que NOUS voulons. Il faut cesser de s'appitoyer sur cette pression, même s'il ne fait aucun doute qu'elle existe et qu'elle est présente. Il faut se prendre en mains comme femmes et hommes, sinon, c'est le système qui assure la prise en charge.

Là où les jugements interviennent...selon les moi, ces hommes et femmes et qui travaillent au service du Système (et les autres aussi, influencés par la grande Machine)... Ils se font bien sûr influencés par ce système. Ils le côtoient tous les jours. Ils apprennent à le connaître et à le trouver bon, infaillible. Alors quand quelqu'un ne "fitte" pas dans ce système, leur moi, conditionné par le système, va poser un jugement. Il faut cesser de s,arrêter à ce jugement et faire vraiment ce dont nous avons envie.

Bien sûr, tout ne fonctionne pas comme on veut dans la vie et ça se peut que même si on a toujours suivi nos convictions, que qqc ait mal tourné et qu'on ait été déçu. Je crois qiue c'est à nous à passer par dessus et à penser comment, la prochaine fois, on pourrait faire pour éviter la déception.

Mais y a-t-il contradiction parmi toutes ces "directives"! Oh! Que oui! Un exemple bien personnel:

vers la fin de ma grossesse, mon conjoint et moi on se rend à son souper de Noël de compagnie. Un restaurant à fondue. La blonde d'un collègue me dit un moment donné: "Tu vas être correcte pour la fondue, j,ai demandé, il n'y a pas d'alcool dedans..." Heu merci, mais ça ne m'aurait pas dérangé (je suis d'avis qu'à partir du 3ème trimestre, ce n'est pas UN verre d'alcool qui va déranger qqc). Elle était carrément outrée de ma réponse, alors qu'elle assume pleinement et sans remords avoir pris l'épidurale (une DROGUE qui traverse dans le placenta et beaucoup plus rapidement qu'un petit verre d'alcool...) pour son accouchement. Ma réaction: rien du tout...JE suis à l'aise avec MES choix (qui accepte un verre de vin, mais refuse l'épidurale). 

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gege123

Inscrit le :
01 avr. 2005

Posté le: 31 janvier 2009 06:32:11 EST  
Ce n'est pas la première fois qu'une institution ne se donne pas les moyens de faire ce qu'elle prône. 

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