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L'accouchement provoqué

Des interventions peuvent être faites pour provoquer l’accouchement. Ces méthodes peuvent avoir recours ou non à des médicaments pour induire ou accélérer le travail. Et ce n'est pas sans risques!

Elles sont généralement pratiquées lorsque la santé de la mère ou de l’enfant est en jeu ou lorsque la date prévue pour la naissance est largement dépassée. Un moniteur cardiaque fœtal est souvent utilisé durant le travail provoqué pour s'assurer que tout est en ordre.

MÉTHODES UTILISÉES
Rupture artificielle des membranes

La rupture artificielle des membranes signifie que le médecin brise le sac de liquide amniotique avec un long crochet en plastique appelé crochet amniotique dans le but de provoquer l'accouchement. On a recours à cette méthode qui n’est pas douloureuse quand le travail est déjà amorcé, mais que la poche des eaux est encore intacte. Sa rupture accélère habituellement le travail.

Inconvénients
Infection utérine possible, augmentation de la douleur lors des contractions, perturbation possible de la circulation sanguine à la tête de bébé, le cordon pourrait passer avant la tête de bébé.

Gel

Le gel qui contient de la prostine (prostaglandine), une hormone, est appliqué pour ramollir et mûrir le col de l'utérus. C'est une façon douce de provoquer le travail qui agit entre 3 et 5 heures. Nom commercial : Prépidil.

Inconvénients
Hémorragie post-partum, utérus fatigué par des contractions artificielles.

Induction d'ocytocine

L’autre hormone couramment utilisée est l'ocytocine qui est une hormone déjà produite par le corps lors de l’accouchement. En augmentant artificiellement la présence de cette hormone, le corps réagit comme si c’était lui qui l’avait produite et il enclenche le processus d'accouchement. Elle peut aussi être utilisée pour stimuler le travail naturel qu’on juge trop lent. On l'administre par intraveineuse quand la femme se trouve dans la salle d'accouchement.
Nom commercial : Pitocin.

Inconvénients
Peut provoquer d'intenses contractions et produit habituellement une naissance rapide.

L’acupuncture, les massages, l’homéopathie, la stimulation des seins et même les relations sexuelles sont aussi des manières douces d’induire le travail.
Risques 

Une importante étude canadienne menée entre autres à l’Université McGill a révélé que le travail stimulé médicalement augmentait les risques d'embolie amniotique. L'embolie amniotique (EA) est une complication rare, mais grave et parfois même fatale de l'accouchement. Bien que sa cause soit inconnue, il s'agit d'une des principales causes de mortalité maternelle dans les pays développés, comptant pour 7 des 44 décès liés à la maternité au Canada de 1997 à 2000. Trois millions de naissances dans les hôpitaux canadiens entre 1991 et 2002 ont été examinées. Sur les 180 cas d'EA recensés, 24, soit 13 %, se sont avérés fatals. Les femmes chez qui le travail avait été provoqué médicalement se sont révélées presque deux fois plus à risque d'EA que les autres; les cas de mortalité ont été 3,5 fois plus nombreux.

Plusieurs autres facteurs ont aussi été associés à des taux plus élevés d'embolie amniotique, y compris la grossesse multiple, l'âge de la mère (35 ans ou plus), l'accouchement par césarienne ou par voie naturelle à l'aide d'instruments, l'éclampsie (complication grave de l'accouchement caractérisée par des convulsions), l'hydramnios (quantité excessive de liquide amniotique), la position ou la séparation anormales du placenta ainsi que la lacération du col de l'utérus ou la rupture utérine.

Autisme?

L’hypothèse d’un lien entre le Pitocin et l’autisme avait attiré l’attention des médias à la suite de la publication, en 1998, d’une étude faisant état d’une augmentation du taux d’enfants autistes nés d’un accouchement provoqué au Pitocin. Certains chercheurs supposaient alors qu’une exposition à des taux élevés d’ocytocine à la naissance pouvait augmenter la prédisposition à développer l’autisme en diminuant la régulation des récepteurs de l’ocytocine dans le cerveau en développement.

La Fédération québécoise de l’Autisme et des autres troubles envahissants du développement (FQATED) rapporte sur son site Internet les résultats d’une nouvelle étude qui n’a observé aucune différence chez les enfants nés d’accouchements provoqués au Pitocin et du groupe de contrôle, non seulement au niveau de l’autisme, mais au niveau général de QI des enfants. Ils rejettent ainsi l’hypothèse d’une association entre une exposition exogène à l’ocytocine et le développement de l’autisme.

Sources: Femmesensanté.ca, FQATED, Santé Canada

Par Sonia Cosentino

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