Imprimer Fermer
Ado

Agression sexuelle : les mythes les plus courants chez les ados

Malheureusement, les stéréotypes sexuels ont encore la vie dure, même en 2016. Dans un monde dans lequel une infinité d'images et de vidéos pornographiques circulent, on ne doit pas se surprendre que de nombreux préjugés subsistent encore. C'est pourquoi j'ai cru pertinent d'en énoncer les principaux.

1. Une jolie fille habillée de manière sexy court plus le risque d'être agressée sexuellement.
La personne qui commet un tel acte est plutôt en quête de pouvoir et la victime n'est « qu'accessoire » dans la situation. En somme, l'apparence, l'attitude ou le comportement de la victime ne devrait jamais être pointé du doigt. En aucun cas, une femme désire être humiliée, malmenée ou violée et RIEN ne peut justifier une agression sexuelle.

2. Une agression sexuelle se déroule toujours dans un contexte de violence.
Il arrive fréquemment qu'une personne réalise après coup ne pas avoir consenti de manière délibérée à la relation sexuelle. Par crainte d'être ridiculisée, humiliée ou violentée, elle « s'oblige » à poursuivre les caresses jusqu'à l'acte sexuel. Plusieurs adolescentes (voire adultes) se sentent coupables d'interrompre l'activité en cours. Elles en arrivent à se blâmer d'avoir accepté. Certaines n'osent pas y mettre un frein, même si c'est ce qu'elles souhaitent. Elles ont l'impression qu'il est trop tard pour dire non... alors qu'on peut le faire à tout moment. Par ailleurs, l'agresseur a souvent recours à la ruse et aux menaces pour arriver à ses fins plutôt qu'à la violence physique. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un acte d'agression puisque ce dernier sait pertinemment que sa partenaire n'est pas à l'aise et c'est justement ce sentiment de domination qui l'incite à poursuivre.

3. Soûler ou droguer une fille pour qu'elle accepte de coucher avec un garçon, ce n'est pas vraiment un viol.
Pour que le consentement soit valide, la personne doit être en mesure de pouvoir donner son accord à chacune des étapes. La consommation d'alcool et/ou de psychothropes altérant la concience du sujet, le consentement n'est donc plus valable. En définitive, afin d'être en mesure de consentir à l'acte sexuel, le jugement de la personne doit être totalement intact. Profiter du sommeil de la personne ou du moment où elle est sous l'effet d'une substance quelconque, peut être puni par la loi si la victime porte plainte.

4. Les hommes ne peuvent pas se faire agresser sexuellement.
La crainte des réactions de l'entourage ou des représailles de la part de l'agresseur, la honte, le manque de confiance dans le système judiciaire et le fait de ne pas savoir vers quelles ressources se diriger sont autant d'éléments qui favorisent le repli sur soi et le refus des hommes à en parler. D'ailleurs, un homme sur six serait victime d'agression sexuelle au cours de sa vie, mais une minorité d'entre eux oseraient dénoncer.

5. Un agresseur a forcément l'air louche.
Les personnes qui commettent une agression sexuelle sont issues de toutes les cultures, de milieux socio-économiques variés et peuvent avoir n'importe quel âge. Certains ont une apparence propre et soignée alors que d'autres sont négligés. Le niveau d'instruction et le fait d'adhérer à une religion ou non ne sont pas des critères qui ont une incidence sur la propension à commettre une agression sexuelle. Bref, il n'existe aucun dénominateur commun entre les agresseurs.

6. La majorité des agressions sexuelles sont commises par des étrangers.
Plus de 80% des agressions sexuelles seraient perpétrées par des personnes de l'entourage. Il peut autant s'agir d'un membre de la famille, d'un voisin, d'un ami, d'une connaissance, d'un enseignant, d'un entraîneur que du conjoint. Concrètement, environ trois demandes sur quatre dans les Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) seraient liées à l'inceste ou à une agression sexuelle survenue pendant l'enfance ou l'adolescence dont l'agresseur serait un proche.

7. Un homme a plus de mal à contrôler ses pulsions sexuelles qu'une femme.
Voilà l'avis de deux personnes sur trois. Ce mythe est d'autant plus tenace chez les jeunes. La pornographie véhiculent des images de soumission où l'agressivité et le non-respect de la femme sont mis à l'avant-plan : il n'est pas étonnant que tant de jeunes aient une conception erronée de la sexualité masculine et féminine.

Annie Dufresne

Coach parental, familial et conjugal

Détentrice d’un baccalauréat en psychoéducation, ayant une formation en sexologie et étant en voie de compléter un DESS en santé mentale, Annie offre un service de coaching personnel, parental et conjugal aux résidents de la Rive-Sud de Montréal et de Montréal. Voici en quoi elle peut vous aider: Aide pour enfants/adolescents ayant un trouble d'opposition, TDA/H, TSA ou vivant une période difficile; Aide pour couples en difficulté : séparation, garde partagée, vie sexuelle et/ou relation de couple houleuse; Aide sur le plan personnel : dépression, anxiété, estime de soi, trouble d'adaptation. Pour plus de renseignements au sujet d’Annie Dufresne, vous pouvez consulter son site Web ou lui téléphoner au 514 660-2705.

Cette semaine

Commentaires

Suivez-nous

Facebook Twitter Pinterest Google+ Instagram Youtube RSS

Les couches lavables - Vidéo

23053 vues / 13 commentaires

Bulletin Ma Grossesse

Abonnez-vous dès maintenant.

Bulletin Bébé grandit!

Abonnez-vous dès sa naissance!

Nos partenaires