Santé

La peur et l'anxiété chez l'enfant

Plusieurs enfants vivent des peurs et des craintes, voire même des phobies, qui sont angoissantes et qui requièrent une bonne compréhension du phénomène.

Dans les lignes qui suivent, nous regarderons de quelle façon la peur se construit chez les enfants, comment y réagir comme parent, et enfin, nous explorerons quelques pistes d’intervention pour les petits anxieux pour qui la peur prend toute la place.

La peur : mieux la comprendre pour mieux aider

La peur est un sentiment vécu par tous les enfants, à des niveaux différents selon leur personnalité. Elle survient dès les premières semaines de vie chez le nourrisson qui sursaute et pleure lorsqu’il entend un bruit fort comme celui de l’aspirateur, puis vers 7-8 mois chez le bébé qui voit sa maman disparaître de son champ de vision ou qui fait face à un inconnu. Mais elle prend réellement forme vers 2 ans, alors que l’imaginaire prend une place de plus en plus importante dans sa vie.

En fait, nous pourrions dire qu’entre deux et cinq ans, la peur n’a de limites que la propre imagination de l’enfant. Peur des monstres, peur du noir, peur des loups, cauchemars et terreurs nocturnes font souvent partie du quotidien de notre petit. Même si ses peurs nous paraissent farfelues et irrationnelles, il faut se rappeler que le sentiment qu’il vit face à elles est bien réel pour lui.

Pour les enfants de plus de 5 ans, les peurs sont davantage ancrées dans la réalité : peur de se perdre, d’avoir un accident, peur des voleurs, du feu, des animaux, de la mort, parfois peur de l’échec ou d’être ridiculisé à l’école ou dans les sports. Ce sont toutes des peurs que nous aussi pourrions ressentir comme adulte. Toutefois, pour l’enfant, comme sa compréhension des choses est encore limitée, sa réaction face à celles-ci est disproportionnée.

Peur de quoi? Peur de tout?

Voici différents types de peur que l’enfant peut ressentir :

Angoisse de séparation
Malia, 8 mois, est inconsolable quand sa maman s’éloigne du petit tapis de jeu où elle est installée dans le salon. Dans sa tête de tout petite, c’est comme si elle comprenait que lorsqu’elle ne voit plus maman, elle n’existe plus. Imaginons l’angoisse ressentie! Cette peur refait parfois surface chez l’enfant un peu plus vieux, lors de son entrée à la garderie ou à l’école.

Peurs acquises
Justin, 2 ans, crie et pleure en s’accrochant désespérément aux pantalons de son papa lorsqu’il entre à l’animalerie et voit des chiens dans des cages. C’est que la semaine dernière, en allant au parc, un gros chien qui n’était pas en laisse est venu lui lécher le visage pendant qu’il jouait. Justin a eu très peur et cette crainte refait surface quand il voit d’autres chiens.

Peurs adaptatives
Amélie, 6 ans, échappe son ballon dans la rue et court pour aller le chercher. Sa mère crie, une auto freine brusquement et un coup de klaxon retentit. Amélie pleure de peur. Mais cet événement permettra à sa maman de lui rappeler qu’il est dangereux d’aller dans la rue. Amélie s’en souviendra certainement la prochaine fois. Cette peur lui permettra de s’adapter à un comportement sécuritaire.

Peurs irrationnelles
Pascal, 8 ans, ne veut pas aller à l’école, car il a peur qu’il y ait un incendie et qu’il y meurt. Cette peur prend toute la place pour lui malgré les tentatives de ses parents pour le rassurer. Il sera difficile de lui faire comprendre que même si c’est un événement possible, les probabilités qu’il survienne sont quand même minces.

Que faire? Comment réagir aux peurs de notre enfant?

L’attitude à préconiser pour faire face aux peurs de notre enfant est très délicate. Parce qu’on doit trouver le difficile équilibre entre la capacité à rassurer notre enfant tout en évitant de confirmer sa peur. Ainsi, on évite les techniques visant à attraper le loup ou à combattre les méchants, car avec cette tactique, on passe de façon inconsciente le message que ce personnage existait vraiment. Il ne faut pas banaliser la peur de notre enfant, car elle est bien réelle, mais il faut tout de même éviter de lui donner forme.

Quelques trucs à essayer
  • On écoute ce que notre enfant à nous dire. C’est en parlant de ses peurs que l’enfant les apprivoisera tout doucement.
  • On questionne notre enfant sur sa peur et lorsqu’on sent qu’elle est irrationnelle, on peut tenter de la remettre en question sans minimiser son sentiment. « Est-ce que tu crois que c’est possible que maman oublie d’aller te chercher à l’école à la fin de la journée? », « Est-ce que c’est déjà arrivé? »
  • Si notre enfant est tout-petit, on tente de mettre des mots sur ses émotions : « Tu as eu peur n’est-ce pas? » Et on tente de le rassurer sans minimiser son sentiment.
  • Si votre enfant ne veut pas parler, on peut l’inviter à faire un dessin ou encore écrire une histoire ensemble sur le sujet.

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