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Les virus, la garderie et le travail

Pas facile pour deux parents qui travaillent de concilier travail et famille. C’est encore plus vrai quand la famille est aux prises avec la fièvre et le nez qui coule.

Votre plus jeune fait de la fièvre et vous savez à peu près ce qui vous attend parce que son ami de la garderie a vomi dans le local hier. Un mois plus tard, votre grande fille se réveille avec un petit mal de tête et le nez qui coule un peu. Elle dit qu’elle se sent mal, mais vous avez déjà manqué quatre jours de travail le mois passé à cause de cette fichue gastro et vous vous sentez mal d’appeler encore une fois votre patron célibataire et sans enfant. Que faire?

La contagion et l’incubation

Selon le Directeur de santé publique de Montréal, « 200 épidémies/éclosions/urgences épidémiologiques sont signalées chaque année. »

La période d’incubation diffère beaucoup d’un virus à un autre. Par exemple, la gastroentérite n’est contagieuse qu’à partir du moment où la personne commence à avoir des symptômes et ne l’est plus 48 heures après leur disparition alors que la varicelle, par exemple, est contagieuse jusqu’à 48 heures avant l’apparition et continue de l’être pendant environ 15 jours.

Si vous avez été en contact avec une personne malade, qu’elle souffre de gastroentérite, de grippe, de rhume ou d’une autre maladie contagieuse, lavez-vous soigneusement et régulièrement les mains afin de minimiser les risques de contact. Si une personne atteinte de gastroentérite a été malade dans votre maison, lavez les surfaces avec lesquelles cette personne a été en contact à l’eau de Javel, c’est tout ce que vous pouvez faire.

Être malade

Si vous contractez la maladie en question, ou si vos enfants la contractent, vous devrez planifier en conséquence et, pour une famille nombreuse, ce n’est pas une mince affaire. Habituellement, plusieurs membres de la famille y passent et pas nécessairement en même temps. Vous devrez donc composer avec le fait que vos enfants seront malades à tour de rôle et vous le serez peut-être aussi.

Même s’il est évident que vous ne pourrez pas manquer une semaine de travail par mois, vous ne pouvez pas non plus envoyer des enfants fiévreux à la garderie. Certains parents donnent du Tempra aux enfants avant de les envoyer à l’école ou à la garderie afin de pouvoir se rendre au travail sans que l’éducatrice s’y oppose et renvoie votre enfant fiévreux à la maison.

Souvenez-vous que si elle le fait, c’est pour éviter la propagation d’un virus qui peut s’avérer dangereux pour certaines tranches d’âge, comme les nourrissons. De plus, un enfant fiévreux est souvent contagieux et a plus de chance de transmettre le virus aux éducatrices et aux autres enfants, ce qui, en plus d’être irrespectueux, compromet le bon fonctionnement du service de garde.

De plus, votre enfant malade ne pourra pas passer une belle journée à la garderie. Un enfant grippé ou qui présente des symptômes de gastro a besoin de repos et de bons soins, tout comme vous auriez de la difficulté à vous concentrer au travail en étant souffrante.

Les patrons

Si les employées sont tellement angoissées par le fait de s’occuper de leur enfant malade, c’est souvent par peur de déplaire à un patron qui n’a pas les mêmes soucis. Toutefois, il serait avantageux pour les patrons de permettre aux employées de rester à la maison grâce à des congés parentaux, à une formule de reprise du temps perdu sur l’heure du dîner ou en travaillant une demi-heure de plus par jour ou en s’assurant que les employés de bureau possèdent tous les outils de travail nécessaires à la maison. De cette façon, les employés pourraient travailler tout en gardant un œil sur leurs enfants (et en gardant ces microbes et ces virus chez eux!).

En effet, une employée qui arrive au travail en masquant ses symptômes grâce à des médicaments de plus en plus efficaces transmet la maladie à d’autres employés et à d’autres parents qui seront à leur tour obligés de gérer une telle problématique. Ces épidémies au travail coûtent cher, que ce soit en frais de congés de maladie ou à cause de l’importante baisse de productivité qui a lieu pendant la maladie et la rémission.

Ce n’est évidemment pas de la faute de qui que ce soit si la maladie frappe, mais les employeurs devraient se souvenir qu’un employé qui n’a pas à avoir peur de perdre son emploi pour des raisons hors de son contrôle est plus heureux au travail, a un meilleur sentiment d’appartenance à son entreprise et est, par conséquent, plus productif le reste du temps.

Fait vécu

Une grande entreprise établie au Québec a connu une grave épidémie de gastro il y a quelques années et près de 75 % de ses 3000 employés ont été cloués au lit pendant au moins une journée.
 

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