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Voyages et handicaps : est-ce possible?

Les voyages sont-ils une réalité accessible aux familles dont l’un des enfants vit une situation de handicaps? Et si on osait?

Tout le monde le dit, tout le monde le sait : avoir un enfant handicapé rend le quotidien un peu plus compliqué. Entre les exercices de réadaptation et les soins de santé à donner à l’enfant, le temps consacré à l’évasion et la détente est souvent bien mince. Alors, penser à partir « vogue la galère » dans un autre pays, loin des repères et des médecins spécialistes n’est pas une mince affaire. Pour plusieurs parents, la ronde des médicaments et les soins à donner à l’enfant freinent toute envie de s’exiler. Mais pour d’autres, l’amour du voyage et le besoin de s’évader outrepassent toutes considérations – souvent lourdes – d’ordre pratico-pratique.

Voyager pour grandir

Valérie, maman de Camille, petite fille extra-hors-de-l’ordinaire et auteure du blogue Voyager pour grandir, fait partie de ces personnes pour qui les voyages ne pouvaient disparaître avec les contraintes liées au handicap. Il y avait les voyages « d’avant » et il était essentiel pour elle qu’il y ait les voyages « d’après » : après que sa fille marche, que l’alimentation soit moins laborieuse, que l’autonomie soit plus substantielle. « Pas question pour moi de faire porter à ma fille l’absence de voyage dans ma vie ». Valérie caressait ce rêve depuis 4 ans déjà : partir à la rencontre de l’autre en sillonnant les routes des États-Unis, du Mexique et de l’Amérique centrale. Décrocher, quoi! Pour elle et sa fille, le voyage durera 10 mois. On en convient, il faut une bonne dose d’audace pour dire « halte-là! » à la routine et, dans le cas des familles qui jonglent quotidiennement avec la dispensation de services, au système de santé qui prend soin et surveille l’état de santé de notre enfant. Pour Valérie et Camille, cela voulait dire mettre un stop à des services qui valent leur pesant d’or, tant par leur rareté que leur bénéfice : orthophoniste, physiothérapeute, ergothérapeute, éducatrice spécialisée, psychologue, professeur, audiologiste, travailleur social, etc. « Je me suis assurée qu’à notre retour, nous pourrions reprendre tous ces services et qu’ils ne nous seraient pas enlevés. Pour certains, comme l’ergothérapie, je me suis assise avec le thérapeute pour élaborer un « plan de traitement » que je ferai durant le voyage ».

Se préparer pour mieux partir

Évidemment, les voyages – petits ou grands – demandent une bonne dose de préparation. Dans le cas de Valérie et Camille, on parle de plusieurs mois de planification allant de la recherche de financement, à l’adaptation du véhicule, en passant par le projet d’enseignement (comme tous les enfants, Camille a une obligation de fréquentation scolaire). L’organisation est sans conteste la clé du succès! Selon Valérie, il ne faut pas hésiter à comparer les prix et magasiner les services : « Par exemple, dans le cas des assurances voyage, j’ai parfois constaté des différences de prix allant jusqu’à 50 % ». Ces fameuses assurances sont souvent le talon d’Achille des parents qui ont un enfant handicapé. Certaines compagnies refusent carrément d’assurer les enfants dont la santé est jugée instable. D’autres proposent des prix exorbitants ou limitent leur offre de service (par exemple, il peut être difficile de faire assurer un enfant qui présente un déficit immunitaire ou qui a besoin d’oxygène). Heureusement, en s’informant et cherchant bien, il existe toujours des compagnies honnêtes qui offrent des prix acceptables. Et pas question de partir sans assurance! La santé des enfants handicapés est souvent précaire et nul parent n’a besoin de s’endetter à la suite d'un bref séjour passé chez l’oncle Sam.

Dans un même ordre d’idée, il peut être ingénieux de contacter à l’avance les pharmacies qui croiseront votre route. Ainsi, vous vous assurerez d’avoir les médicaments essentiels au bien-être de votre enfant et vous ne perdrez pas un temps fou à courir le médicament qui redonnera le sourire à votre enfant… et à vous par la même occasion!

Afin de faciliter l’accessibilité aux voyages pour les personnes qui présentent une déficience, le gouvernement du Canada a élaboré deux guides qui fournissent plusieurs renseignements essentiels. Voici dans l’ordre et le désordre, certaines informations qui pourraient faciliter votre périple.

Informations générales

  • Habituellement, une personne ayant une déficience n'a pas besoin d'un certificat de santé pour voyager. Vous n'êtes pas tenue non plus de donner des détails sur la déficience, mais il y a des exceptions. Par exemple, si vous utilisez un fauteuil roulant ou que vous avez besoin d'oxygène, il se peut que vous ayez à discuter ouvertement de la déficience. Une compagnie aérienne pourrait demander que vous ou votre médecin communiquiez avec leurs services médicaux pour discuter du besoin que vous avez de vous déplacer avec un aidant personnel, d'utiliser de l'oxygène ou d'obtenir un siège supplémentaire en raison de votre déficience.
  • Si vous êtes séparés, ayez en mains une lettre de consentement de l’autre parent de l’enfant.

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