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Santé

La dépression touche tous les âges

La dépression est la principale cause de maladie et de handicap des jeunes âgés de 10 à 19 ans selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une maladie multifactorielle dont il faut comprendre les sources.

La dépression se caractérise par une profonde tristesse qui perturbe la vie de tous les jours. Ce n’est pas un blues passager. Elle affecte les pensées, les émotions, le comportement et les fonctions biologiques. Heureusement, cette maladie se soigne… lorsqu’elle est diagnostiquée.

La docteure Johanne Renaud, chef médical de la section jeunesse du Programme des troubles dépressifs de l’Institut Douglas explique que la dépression est issue d’un ensemble de facteurs qui peuvent être « biologiques, psychosociaux et/ou environnementaux ».

Voici des exemples de facteurs

  • Dépression dans la famille (hérédité)
  • Changements hormonaux
  • Décès d’un proche
  • Perte d’estime de soi
  • Conflits dans la famille ou avec les amis
  • Abus de drogues ou d’alcool
À l’adolescence

« C’est souvent autour de la puberté, soit vers l’âge de 13-14 ans, que l’on détecte les premiers épisodes dépressifs. L’adolescence est une période parfois difficile. Certains se sentent moins bien dans leur peau, ont des difficultés dans les relations avec leurs amis ou vivent des échecs scolaires », soutient la Dre Renaud, qui enseigne en pédopsychiatrie à l’Université McGill et qui est également responsable du Centre Standard Life en prévention de la dépression et du suicide chez les jeunes.

Dre Renaud rappelle que les filles sont deux fois plus nombreuses à souffrir de cette maladie. « Le nombre de garçons qui se suicident est toutefois plus élevé, alors que ces derniers utilisent des moyens plus radicaux pour mettre fin à leurs souffrances », dit-elle.

L’Association canadienne de la santé mentale précise qu’aujourd’hui, environ 5 % des jeunes Canadiens et 12 % des jeunes Canadiennes ayant entre 12 et 19 ans ont connu un épisode dépressif majeur.

Déceler les symptômes

Diagnostiquer le plus tôt possible et traiter la dépression est vital. Il faut bien entendu pouvoir déceler la maladie, chose qui n’est pas facile. Chez les jeunes, la dépression est souvent masquée par divers comportements qui la rendent difficile à discerner.

Les comportements à surveiller

  • Un enfant trop calme ou plus agressif
  • Un repli sur soi
  • Un changement de comportement important
  • Une tristesse constante
  • Un manque d’intérêt dans les choses que le jeune aime habituellement
  • Baisse des notes scolaires
  • Une perte d’appétit
  • Des problèmes de sommeil
  • Difficulté à se concentrer
  • Tendances suicidaires
Des traitements pour renverser la vapeur

Une fois la dépression diagnostiquée par un médecin, elle doit être traitée. « La psychoéducation est une première approche proposée. Elle vise à donner de l’information et à aider à mieux comprendre les symptômes, que ce soit par des lectures ou en incitant à prendre part à un groupe d’entraide. Également, on prescrit la psychothérapie qui permet de travailler les aspects psychologiques et sociaux qui peuvent être reliés à l’épisode dépressif », informe Dre Renaud.

Enfin, les médicaments sont proposés pour les cas plus sévères : les ISRS (inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine. Il est relativement nouveau que l’on en prescrive. Ils aident à rétablir les échanges des neurotransmetteurs dans le cerveau qui, en phase dépressive, sont altérés.

Au pays, tel que le spécifie la Société canadienne de pédiatrie, Santé Canada n’a pas approuvé les antidépresseurs (y compris les ISRS) pour traiter la dépression chez les enfants et les adolescents. Elle soutient qu’il est donc important que les médecins consignent soigneusement les problèmes pertinents lorsqu’ils prescrivent des ISRS aux patients de ce groupe d’âge.

Le suivi : essentiel

Pour traiter la dépression, puis éviter la rechute, on préconise de poursuivre le traitement pour une période minimale de six mois. Et ça peut aller bien au-delà d’une année. Une évaluation périodique est recommandée.

En outre, les parents, le milieu scolaire et les amis doivent faire équipe. Jour après jour, il sera important de surveiller le risque suicidaire. « On demande à l’entourage d’être à l’écoute des jeunes dépressifs. Une dépression, ça ne se règle pas seul », dit Dre Renaud.

Autres missions : encourager le jeune à vivre des succès, à avoir un discours intérieur positif, à accroître son estime de lui, et notamment, à recouvrer un meilleur sommeil.

Écrit par Mélanie Dubé

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