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Une nouvelle série découverte! - Chronique de Michelle-France Robidas

Au cours de l’année 2019, vous aurez le plaisir de mieux connaître des auteurs(es) jeunesse passionnés (es) qui offrent, à nos jeunes de 3 à 17 ans, un monde d’aventures, d’amitié, d’imaginaire, de fantaisie... du précieux plaisir de lire!

Ce premier profil d’auteure est celui d’Évelyne Gauthier. Tout au long de cette entrevue, vous en apprendrez davantage sur le cheminement de cette auteure, son processus d’écriture, sa vision de la littérature jeunesse... ainsi que les romans qu’elle a publiés!

À quel moment, dans votre vie, avez-vous commencé à écrire?

Assez jeune. Déjà, quand on me demandait des travaux écrits, surtout des histoires, j’adorais ça! Parfois, j’écrivais des poèmes aussi. J’ai écrit mon premier roman vers l’âge de 12 ans. J’en ai écrit plusieurs autres par la suite, mais j’ai commencé à publier à l’âge «vénérable» de 25 ans.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire?

Un besoin irrépressible de raconter des histoires. J’ai une imagination débordante et j’ai des idées et des histoires qui apparaissent sans arrêt dans ma tête. Parfois, ça me hante littéralement, et je n’arrête pas d’y penser. C’est pour cela que je dois les écrire, pour les sortir de ma tête… et penser à la prochaine histoire!

Avez-vous besoin d’une ambiance de travail, d’un lieu ou d’un rituel pour vous plonger dans l’écriture?

Avec une jeune famille, j’ai peu de temps libre, et je dois maximiser ce dernier. Je ne peux donc plus vraiment me permettre d’avoir besoin d’un rituel complexe pour faire venir l’inspiration. Quand je m’assois pour écrire, la seule chose dont j’ai besoin est de la musique, et je suis partie!

Lorsque vous êtes en travail d’écriture, lisez-vous d’autres auteurs du même genre?

Rarement, car je ne veux pas me faire influencer par les écrits des autres.

Y a-t-il des manuscrits qui dorment dans vos tiroirs? Pourquoi?

Absolument, mes premiers romans, que j’ai écrits à 12, 14 et 15 ans. Parce qu’ils étaient mauvais, tout simplement. J’étais bien jeune quand je les ai écrits, et j’étais inexpérimentée.

Acceptez-vous de retravailler votre texte à la demande d’un éditeur?

Bien entendu! Je dirais même que le travail de l’éditeur est crucial. Je pense que l’auteur a besoin d’un œil extérieur aguerri pour pointer les défauts du texte et les retravailler en conséquence. Jusqu’à présent, la majorité des conseils que mes éditeurs (éditrices, en fait) m’ont donnés étaient très utiles.

Lorsque vous terminez l’écriture d’un manuscrit, êtes-vous déjà prête à commencer l’écriture du prochain?

Pas mal toujours, oui! J’ai généralement plusieurs autres ouvrages en attente dans ma tête. Lorsque j’en termine un, j’ai donc déjà un autre projet la plupart du temps.

Complétez à votre guise l’énoncé suivant: «L’écriture, c’est…»

… essentiel à ma vie.

Selon vous, peut-on écrire sur n’importe quel sujet en littérature jeunesse?

Oui, tout dépend du traitement et de la sensibilité avec laquelle le sujet est abordé.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la littérature jeunesse est inférieure à celle destinée aux adultes?

Que, malheureusement, ils n’y connaissent rien et qu’ils doivent sûrement sous-estimer les jeunes pour avoir une telle opinion.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut écrire et publier pour la jeunesse?

De persévérer, persévérer, persévérer! Et aussi, de lire et écrire beaucoup.

Quels auteurs aimiez-vous? Et maintenant, que lisez-vous?

Plus jeune, j’étais une grande fan de la série Nancy Drew (qui s’appelait Alice Roy dans la version française traduite chez Bibliothèque verte). J’étais aussi mordue des livres de Chrystine Brouillet et de Denis Côté.

Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié?

Un sentiment d’euphorie. Je pense que je n’arrivais pas à y croire!

Y a-t-il un âge pour publier son premier roman?

Pas du tout. Personne ne part du même point dans la vie. Mais il est vrai qu’en plus du talent, l’expérience et la maturité influencent souvent la qualité de l’écriture.

L’éditeur demande-t-il souvent des modifications à l’auteur?

Pas mal toujours, oui. Même dans les cas d’auteurs chevronnés, aucun texte n’est parfait. Mais la quantité de modifications demandées varie beaucoup d’un auteur à l’autre et d’un éditeur à l’autre.

À ce jour, combien avez-vous écrit d’ouvrages?

Mon douzième roman, Emma, dans la collection «C ma vie», vient tout juste de sortir.

Pouvez-vous vivre de votre travail d’écrivaine?

Non et rares sont ceux qui le peuvent, surtout au Québec.

Combien de romans pensez-vous encore écrire?

Des dizaines, c’est certain.

Prendrez-vous votre retraite un jour?

Jamais de la vie! Pas de l’écriture, en tout cas. J’ai bien trop d’histoires dans la tête.

Avez-vous participé à des concours littéraires? Avez-vous gagné des prix? Lesquels?

Oui, au Marathon d’écriture intercollégial du Cégep André-Laurendeau en 1996. J’avais alors remporté le premier prix.

Est-ce important à vos yeux de remporter un prix littéraire?

Plus ou moins. Ce n’est pas essentiel à la vie d’un auteur, mais c’est toujours un bel encouragement, une belle reconnaissance, car nous doutons très souvent de notre talent.

Êtes-vous sensible à la critique que l’on fait de vos écrits?

Comme tous les auteurs! On veut connaître la réaction des gens et nous sommes tous sensibles à cela.

Vos amis proches sont-ils aussi auteurs?

Par la force des choses, beaucoup de mes amis le sont puisque je travaille toujours dans ce milieu.

Pourquoi faites-vous partie d’une association comme l’AÉQJ? Cela vous aide-t-il à vous donner une visibilité, à mieux faire la promotion de vos livres, à avoir accès à des fonds, à participer à des événements publics?

Je trouve important de faire partie d’associations, surtout par solidarité. Les auteurs sont vulnérables et doivent parfois se regrouper pour faire valoir leurs droits, avoir des activités intéressantes ou revendiquer des choses. Ou tout simplement, avoir accès à de l’information, des conseils et des idées de leurs pairs.

Où êtes-vous néeet où avez-vous vécu?

Je suis née à Montréal, et j’ai vécu dans le quartier Mile-End pendant vingt ans. Ensuite, j’ai déménagé à plusieurs reprises à Montréal, puis sur la Rive-Sud pour enfin aboutir sur la Rive-Nord, où j’habite depuis onze ans.

Enfant, que faisiez-vous de votre temps libre?

Jeune, je passais énormément de temps à lire et à dessiner.

Y avait-il des écrivains dans votre entourage familial? Des artistes?

Pas d’écrivains, mais mon père est un artiste accompli des arts visuels et des métiers d’art.

Lorsque vous étiez jeune, vouliez-vous devenir écrivaine?

J’ai commencé à y songer alors que je devais avoir une dizaine d’années! Mais j’ai fait plusieurs détours avant d’en arriver là.

Quand vous commencez à écrire une histoire, la connaissez-vous en entier ou improvisez-vous au fur et à mesure?

Je rédige toujours un plan avant même d’écrire la première ligne. Je sais toujours où je m’en vais et comment ça risque de finir. Cependant, mon plan n’est jamais coulé dans le béton. Il y aura toujours des modifications en cours de route.

Êtes-vous mariée? Avez-vous des enfants?

Je ne suis pas mariée, mais je suis avec mon conjoint depuis longtemps et nous avons deux enfants.

Avez-vous une ou des passions autres que la lecture et l’écriture?

Oui, la danse et l’artisanat.

Rencontrez-vous souvent vos lecteurs? Dans quel cadre?

Absolument. Je fais de rencontres dans les écoles, mais j’aime surtout aller dans les Salons du livre. C’est toujours vivifiant comme expérience!

BIBLIOGRAPHIE d’Évelyne Gauthier

  • Emma, Guy Saint-Jean éditeur, 2018

  • Mystères à l’école, collectif, Éditions Druide, 2018

  • 24 dodos avant Noël, collectif, J.N. Éditions & Co., 2017

  • Ariel à l’école des espions — Banana split et missiles (tome 4), Guy Saint-Jean éditeur, 2016

  • Ariel à l’école des espions — Satellite et bas blancs (tome 3), Guy Saint-Jean éditeur, 2014

  • Ariel à l’école des espions — Bazooka et caméras (tome 2), Guy Saint-Jean éditeur, 2014

  • Ariel à l’école des espions — Mathématique et bombes (tome 1), Guy Saint-Jean éditeur, 2014

  • Sombre complot au temple d’Amon-Râ, Éditions Pierre Tisseyre, 2006

  • Snéfrou et la fête des Dieux, Éditions Pierre Tisseyre, 2005

  • Snéfrou, le scribe, Éditions Pierre Tisseyre, 2003
Michelle-France Robidas

Maman d’une grande fille, et mamie de deux amours (Meg-Ann et Rafael) et d’un troisième bientôt, Michelle-France Robidas est bachelière de l’Université de Montréal et, depuis toujours, passionnée de littérature en général et de littérature jeunesse en particulier. Depuis 2003, elle s’implique bénévolement et professionnellement dans la promotion de la lecture chez les jeunes. D’abord collaboratrice au journal virtuel Le Sans Papier de la Téluq-Université du Québec, elle poursuit sa passion pour la littérature jeunesse avec Maman pour la vie, en y présentant mensuellement une chronique de littérature jeunesse québécoise. En 2019, Michelle-France désire mieux faire connaître les écrivaines et écrivains jeunesse d’ici, ainsi que leurs œuvres littéraires destinées à nos tout-petits, jusqu’à nos grands ados. Les adultes intervenant auprès des jeunes — parents, grands-parents, amis(es), enseignants(es), éducateurs(trices) — trouveront, dans ses chroniques, une foule d’idées de lecture permettant de répondre à maints besoins, mais visant toujours à cultiver le plaisir de lire! La lecture demeure un outil ludique et pédagogique à privilégier, car comme le disait Elena Rhim: «Un enfant qui lit, sera un adulte qui pense !»

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