Enfant

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) chez les enfants

Les troubles obsessionnels compulsifs, appelés TOC, sont bien sûr désarmants pour l’enfant qui en souffre, ils le sont aussi pour le parent qui se sent souvent impuissant face à leur impact.

Mais que sont ces troubles obsessionnels compulsifs au juste? Communément appelés TOC, ces troubles sont bel et bien une maladie mentale, qui se compose de deux caractéristiques. D’une part, des obsessions qui sont angoissantes et envahissantes. C’est pourquoi la personne souffrant de TOC tentera de les calmer grâce à des compulsions : des gestes ou des comportements répétitifs qui arrivent à la rassurer.

Les personnes atteintes de TOC sont lucides face à leur condition : elles réalisent qu’elles ont des obsessions, des compulsions, mais n’arrivent pas à les contrôler pour autant. Ces obsessions occupent donc continuellement l’esprit des souffrants. C’est dire que ces troubles peuvent être très handicapants pour l’enfant, sur le plan scolaire, mais aussi sur le plan social.

Les TOC touchent les enfants comme les adultes.

Obsessions les plus rencontrées
  • Peur constante de la contamination, de la saleté, de la maladie
  • Une préoccupation excessive pour l’organisation et la symétrie
  • Crainte de blesser autrui à cause d’une inattention
  • Peur d’attraper une maladie grave
  • Soucis exagérés de l’allure d’une partie de son corps en particulier
  • Crainte d’être responsable d’un évènement terrible
  • Peur de jeter un objet dont on pourrait avoir besoin dans le futur
  • Peur de faire des erreurs
Les compulsions

Afin de se soulager de l’anxiété que créent ces obsessions malsaines, le souffrant adopte alors des comportements dits compulsifs : une espèce de rituel qu’il réalise de façon répétée. Bien qu’il ait l’impression que ces actions l’aident et le soulagent, il n’en est rien : en réalité, ces compulsions ne font qu’aggraver le problème. S’enclenche alors un véritable cercle vicieux.

Les compulsions les plus communes
  • Vérifier, toucher, compter, placer ou ordonner
  • Se laver, nettoyer
  • Faire des listes
  • Accumuler des objets inutiles
  • Exécuter des rituels mentaux
  • Fixer des yeux
  • Demander d’être rassuré de façon répétitive
  • S’éloigner de toute source de « contamination »
Chez les enfants

On estime qu’environ 2 à 3 % des enfants souffriraient de TOC et, en général, les premiers symptômes apparaissent vers l’âge de 10 ans. Chez les enfants, il n’est pas rare que les TOC accompagnent d’autres troubles, comme le trouble de l’opposition, l’anxiété de séparation, l’anxiété en général, troubles de l’attachement et le TDAH.

Ainsi, lorsque les enfants sont plus jeunes, il peut leur arriver d’avoir des compulsions : au début, celles-ci ne s’accompagnent pas d’obsessions. Ce n’est qu’en vieillissant, lorsqu’il aura accès à une cognition plus élevée (vers ses 10 ans), que la pensée obsessionnelle s’ajoutera aux compulsions.

Les traitements

Non seulement les TOC sont difficiles à traiter, ils s’aggravent avec le temps si aucune mesure n’est prise pour les éradiquer. Il est donc primordial de consulter un spécialiste, qui proposera probablement que l’enfant suive une thérapie, parfois une thérapie familiale. Il s’agit en effet d’un traitement qui a fait ses preuves. La famille a donc un rôle extrêmement important à jouer pour aider l’enfant souffrant de TOC, et les actions que tous les membres adopteront au quotidien pourront aider le souffrant à cheminer et enfin se sortir du cercle vicieux dans lequel il s’est empêtré. Car même si on suit une thérapie, c’est à la maison que les TOC se pointent.

Difficile pour le parent

Bref, le meilleur moyen pour que l’enfant arrive à se sortir de cette tornade, c’est de ne pas y entrer avec lui. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire! En effet, ses comportements sont compulsifs, et l’enfant ne peut rien contre cette obligation de rituel. Ainsi, vos interventions simples, qui fonctionneraient s’il ne s’agissait que de caprice, sont vouées à l’échec. Impossible donc de lui dire : « Si tu n’arrêtes pas, tu seras en punition. » Les TOC ne fonctionnent pas comme ça.

C’est pourquoi plusieurs parents se découragent et se sentent profondément désœuvrés devant à la détresse de leur enfant.

L’extériorisation du TOC

Une des clés du traitement, c’est d’extérioriser le TOC : c’est une maladie, et on en fait l’ennemi commun contre qui il faut se battre – une bataille que vous mènerez ensemble! Lorsque votre enfant est en plein rituel et vous demande de l’aide, souvenez-vous des quatre étapes suivantes :

  1. Reconnaitre sa souffrance : je sais que c’est très difficile pour toi;
  2. Nommer le mal : ce sont les TOC qui s’emparent de toi;
  3. Montrer les limites de votre aide : si je t’apporte ce que tu me demandes, c’est la maladie que j’aide, pas toi;
  4. Proposer une alternative : comment peut-on s’en sortir autrement?

Parfois, il vous faudra malgré tout céder, mais essayez de toujours mettre une limite : acceptez de le faire pour cette fois-ci, tout en avertissant votre enfant que c’est la dernière fois. Ainsi, lorsqu’un enfant est plus fatigué, ou malade, ou en visite quelque part, il se peut qu’il soit moins enclin à combattre les TOC. Il est important d’être à l’écoute.

J’ai aussi besoin d’aide

Il est extrêmement difficile pour un parent de voir son enfant se battre contre des TOC. Plus encore : cela peut devenir extrêmement frustrant pour ce dernier, qui souhaite que son enfant soit « normal ». Il ne sert à rien de vous culpabiliser. Pour être en mesure d’aider votre enfant, vous devez avoir une tête froide, reposée. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à prendre vos distances, lorsque vous vous sentez sur le point de craquer. Lorsque vous reviendrez, vous serez plus forte, et mieux équipée pour l’aider.

N’hésitez jamais à consulter un professionnel, qui pourra vous donner de précieux conseils et vous épauler.

Trois points primordiaux pour aider votre enfant
  • Rester souple sans pour autant tout laisser faire;
  • Assister votre enfant le moins possible et lui faire prendre en charge lui-même sa thérapie dans la mesure du possible;
  • Savoir l’écouter et lui faire sentir que vous comprenez sa souffrance, sans pour autant l’assister.

Source : Association Française des Troubles Obsessionnels et Compulsifs

Image de Marie-Eve Bourassa

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