Couple/Sexualité

Difficultés sexuelles chez la femme

Dans la thérapie, Kaffko aide les couples à redéfinir les rapports sexuels et à les voir comme une rencontre qui mène à l’excitation, plutôt qu’à la pénétration ou à l’orgasme. « Cela force les partenaires à être plus créatifs et plus intimes, ajoute-elle, et réduit l’anxiété puisqu’ils n’ont pas l’impression de participer à une course à l’orgasme. »

Kaffko traite aussi les femmes dont la réponse sexuelle souffre de ce qu’elle appelle un auto-conditionnement négatif à propos des rapports sexuels. Ces femmes viennent peut-être d’une famille qui voyait les relations sexuelles d’un mauvais œil ou elles peuvent avoir été victimes d’abus sexuels.

Au moyen d’une thérapie cognitivo-comportementale, Kaffko les aide à remettre en question leurs idées intériorisées à propos des rapports sexuels. « Cela ne se fait pas du jour au lendemain, mais des progrès véritables sont possibles », dit-elle.

La dépression, qui touche au moins deux fois plus souvent les femmes que les hommes, perturbe sérieusement les réponses sexuelles.

« Une partie de ce qui est déprimé est la pulsion sexuelle », explique le Dr Holzapfel. Les antidépresseurs, qui font augmenter la sérotonine, engourdissent eux aussi le désir et la sensibilité génitale chez les deux tiers environ des usagers à long terme.

Certaines personnes trouvent que le fait d’attendre de prendre leur dose quotidienne de médicament après les rapports sexuels ou d’interrompre leur prise de médicament lorsqu’elles s’attendent à avoir des rapports a pour effet de normaliser leur réponse sexuelle. Mais de telles « pauses thérapeutiques » peuvent être dangereuses si elles ne sont pas surveillées de près par le médecin.

Changements hormonaux

Beaucoup de femmes éprouvent également une baisse d'intérêt face aux rapports sexuels dans les années qui précèdent la ménopause et dans celles qui la suivent. « Cela n’a rien de surprenant, affirme le Dr Holzapfel, puisque la ménopause fait disparaître chez la femme environ la moitié de la testostérone (l’hormone qui stimule le désir aussi bien chez les hommes que les femmes) et 80 % de l’œstrogène. »

La sécheresse vaginale qui accompagne la baisse d’œstrogène peut facilement faire que les femmes se désintéressent de la sexualité.

« Le vagin n’est pas bête, dit le Dr Holzapfel. « S’il ressent de la douleur, il va faire en sorte que le désir disparaisse pour ne plus avoir à souffrir. » Une hormonothérapie de substitution, des gels lubrifiants et même l’huile d’arachide peuvent aider à remédier à ce problème.

Certains médecins offrent aux femmes se plaignant de sécheresse vaginale de prendre du Viagra, qui chez l’homme accroît le flux sanguin dans la région pelvienne. Chez la femme, les médecins espèrent que la petite pilule bleue rétablira la richesse et la sensibilité de la paroi vaginale.

« Bien que le Viagra ne soit pas officiellement approuvé pour les femmes, les médecins le prescrivent », dit le Dr Holzapfel. À noter toutefois que selon les études faites jusqu’à maintenant, l’utilisation du Viagra chez la femme a donné des résultats décevants.

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