Couple/Sexualité

La panne de désir est-elle incontournable?

La plupart des femmes vivront, un jour ou l’autre, une baisse de désir. En effet, le désir sexuel est quelque chose de changeant et complexe. Nous en avons parlé avec la sexologue Louise-Andrée Saulnier.

On sait tous ce qu’est le désir, n’est-ce pas? Et pourtant, lorsqu’une panne se produit, il est tout à coup beaucoup plus difficile de le comprendre. Comme Louise-Andrée Saulnier, sexologue réputée et conférencière, l’explique, les causes d’une panne de désir peuvent être nombreuses et, sans les connaître, il est difficile de remédier au problème. En effet, de dire « Je n’ai plus envie… », ce n’est pas assez. Je n’ai plus envie de quoi? De faire l’amour? Est-ce à dire que je n’y pense jamais? Que j’angoisse à l’idée de me faire toucher? Que je n’ai plus envie d’avoir de sexe, ou que je n’ai plus envie de mon partenaire en particulier?

Ça va, ça vient…

Plusieurs facteurs ont une influence sur notre activité sexuelle : en plus de l’aspect biologique, il faut prendre en compte les aspects affectifs, les aspects psychologiques, les aspects sociaux et les aspects moraux. C’est donc dire que notre désir est fluctuant, et ce, pour diverses raisons! Tout ce que l’on vit dans notre quotidien influence aussi nos élans amoureux. Par exemple, lorsqu’une femme manque de temps (trop de travail), est stressée ou manque de sommeil, son désir sexuel pourrait s’en voir grandement compromis. Madame Saulnier confirme en effet que les femmes sont plus sensibles à ces facteurs, alors que les hommes, fatigués ou non, occupés ou non, sont, la plupart du temps, toujours prêts : de véritables scouts!

Cercle vicieux

On estime que les troubles du désir et de l’excitation sexuels chez la femme affectent pas moins de 4 femmes sur 10. Ces troubles du désir et de l’excitation sexuels entraînent bien entendu des conséquences fâcheuses pour la femme qui les vit, mais aussi pour son ou sa partenaire. Le fait de ne pas ressentir de désir sexuel peut devenir en soit un facteur de stress, nuisant, par la même occasion, au désir sexuel. C’est une roue qui tourne... Pas toujours facile de faire fonctionner une machine qui a été mise à l’arrêt : parlez-en aux femmes qui ont accouché! En plus d’avoir à apprivoiser une toute nouvelle vie avec bébé, les mères doivent réapprendre à aimer leur corps et, parfois, à vaincre la peur de ressentir de la douleur lors de la pénétration. Madame Saulnier soutient qu’on met aussi beaucoup de pression sur les femmes pour qu’elles remontent dans l’arène le plus rapidement possible. Or, il se peut que cette pression nuise justement au désir. Les femmes aux prises avec de tels troubles du désir peuvent même ressentir un état de dépression. « Et qu’est-ce que la dépression sinon de ne plus avoir d’appétit pour la vie, renchérit madame Saulnier. Dès lors, il est difficile d’avoir un appétit pour autre chose. »

Des chiffres qui parlent

Un sondage effectué par la firme Léger vient de révéler que plus de la moitié (57 %) des Québécois sexuellement actifs admettent avoir déjà été préoccupés par leurs performances au lit, par leur faible libido ou par celle de leur partenaire. Paradoxalement, seulement 3 Québécois sur 10 ont envisagé de parler de leurs problèmes ou inquiétudes à un médecin. Ce à quoi le Dr Krychman, obstétricien et gynécologue diplômé de la Faculté de Médecine de l’Université McGill et spécialiste en clinique en sexualité, répond : « Les préoccupations sexuelles communes, comme les troubles du désir et de l’excitation sexuels chez la femme […], sont d’autant plus difficiles qu’elles sont mal comprises ou demeurent tabou. Les femmes souffrent en silence. » Madame Saulnier abonde : si une femme qui vient d’accoucher confie à son médecin ou à ses amies qu’elle souffre d’une panne de désir, on lui répondra que c’est normal, qu’elle doit être patiente. Point. Mais la détresse de la femme n’en demeure pas moins véritable.

Quoi faire

« La première étape consiste à responsabiliser les gens à l’égard de leur sexualité et à développer des aptitudes de communication pour aborder le sujet avec leur professionnel de la santé, soutient Dr Krychman. Les personnes aux prises avec ces préoccupations doivent être informées que des solutions pratiques, cliniques et abordables sont disponibles. Même si les couples doivent améliorer leurs relations intimes, ils doivent également savoir que leur professionnel de la santé peut leur recommander des produits sécuritaires, efficaces et facilement disponibles. »

Lors de notre rencontre, madame Saulnier nous a par ailleurs présenté un tout nouveau produit : Zestra, un traitement topique médicamenteux sans hormones qui améliore la neurosensibilité locale et augmente la vasodilatation dans la vulve. En d’autres mots, Zestra permet à la femme d’atteindre une certaine excitation plus rapidement et plus facilement. Selon madame Saulnier, ce produit, que certains ont surnommé le « Viagra féminin », vient remplir un vide, puisqu’à ce jour, rien n’était offert à la femme souffrant d’une panne de désir ou de troubles de l’excitation. « Évidemment, ajoute madame Saulnier, il ne suffit pas d’appliquer le produit et d’attendre qu’un miracle se produise! Il faut un peu de travail de la part des deux partenaires! »

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