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Parents séparés et garde partagée

Je suis un peu réticent d’en parler. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai un genre de honte de ne pas avoir vécu ma vie familiale avec juste une femme.

J’ai l’impression que j’ai échoué quelque part quelque chose… Ma grand-mère déteint peut-être un peu sur moi.

Sauf que cette semaine, je parlais avec quelqu’un que je respecte beaucoup. Quelqu’un avec qui je ne parle pas beaucoup non plus. C’était des échanges par messagerie privée sur Facebook. Tu sais le genre de conversation où tu réponds quelque chose rapidement, mais vu que tu ne la connais pas encore tout à fait, tu effaces tout et soit tu t’abstiens ou soit tu reformules tes choses par peur d’être jugé.

Il y a quelque chose de positif à cette façon de communiquer. On réfléchit beaucoup afin de formuler ses phrases. C’est moins instinctif, mais plus introspectif. Dans tous les cas, elle m’a indiqué qu’elle aimerait bien entendre ma vision de ce qu’est la garde partagée et comment je vis ça.

En fait, lors de la discussion, elle a aimé une formulation que j’ai faite. J’ai dit « Mon fils ne dort pas chez moi une semaine sur deux. »

J’explique ce que je voulais dire par là. Mon plus vieux, ça reste mon enfant. Toujours. Bien qu’il soit chez sa maman, je me meurs d’envie de savoir ce qu’il fait. Tout le temps. Évidemment, je tente de ne pas être castrant pour sa maman… Alors, je dose énormément les contacts avec elle. Sinon, je pense que j’écrirais tous les matins et tous les soirs pour savoir ce qu’il fait.

Ceci dit, il reste qu’il est toujours sous ma « garde ». Il ne dort pas chez moi, mais s’il a besoin de moi, je serai là. Je suis toujours là. Même quand je ne suis pas là. Désolé. Encore une phrase clichée quétaine…

C’est quand même la réalité. Ce n’est pas parce que mon fils est parti ou que je l’ai une semaine sur deux que mon rôle de père disparaît. Chose qui, semble-t-il, arrive. En fait, je vais être honnête, je ne sais pas comment certains parents font pour se défaire de ce sentiment de garde sans problème. Ça m’ébahit.

J’ai aussi beaucoup de peine pour les parents n’ayant pas la garde de leurs enfants autant qu’ils le souhaiteraient. Je me trouve chanceux avec l’entente et la situation que j’ai en ce moment.

Coopération et concession

La réalité de la garde partagée pour moi est assez facile. J’ai une sacrée chance, je crois. Je n’aime pas les conflits et mon ex-conjointe non plus. Ma conjointe actuelle non plus. Le conjoint de mon ex-conjointe non plus. En fait, on vit dans une genre de famille explosée qui a presque pas de sens, digne d’une série télévisée.

J’ai mon plus vieux avec maman 1, qui elle a une fille avec papa 2. Papa 2 a aussi 4 ou 5 (on perd le compte des fois) enfants avec une autre femme. Finalement, j’ai aussi 2 autres enfants avec maman 2.

J’vous ferai un dessin, mais on s’entend que c’est pas nécessaire afin de comprendre que c’est un beau diagramme de complexité de garde et de relation humaine.

Pourtant, c’est vraiment facile. Peut-être parce qu’on est dedans. La réalité de la chose, c’est que nous communiquons tous ensemble. Nous sommes pas mal transparents et on pense au bien des enfants. Nous nous connaissons aussi. Nous connaissons nos défauts et qualités respectifs. Par exemple, je suis beaucoup plus intelligent que maman 1. C’est une blague.

Ça nous permet de pallier, sans avoir à chialer. On est juste une grosse équipe. Évidemment, on ne s’ingère pas dans les fronts non communs. Sauf que je pense que sans le savoir on a une optique : se chicaner, ça demande tellement plus d’énergie que juste tout simplement bien s’entendre.

Alors, on se retrouve avec moi qui les aide à déménager. Eux qui gardent mes enfants lors d’une soirée surprise avec ma conjointe actuelle. Moi qui jase de lutte avec papa 2. Les filles qui jasent de mon somnambulisme et se paient de ma gueule. Le tas d’enfants qui jouent ensemble… Vous voyez le genre.

Mais l’enfant, lui?

Mon garçon prend bien ça. Ça a bougé beaucoup, mais si on est transparent et on le tient informé, il peut réagir adéquatement à ce qui s’en vient.

Encore une fois, la communication est clé. Le but ce n’est pas de lui faire peur, parce qu’on a peur nous-mêmes. Le faire anticiper des émotions négatives.

De mon côté, j’ai toujours supporté sa maman dans ce qu’elle lui disait et je pense que c’est vice et versa. OH! Maman t’a privé pour 2 semaines de télé. C’est applicable chez nous aussi (c’est jamais arrivé, mais pour d’autres choses oui.)

Et les enfants sont intelligents!

« Chez maman, j’ai le droit… »

Un appel à maman, et c’était réglé. On a eu droit à ça 2 ou 3 fois. Le subterfuge n’a pas fonctionné. Si nous étions à couteaux tirés, évidemment, ça n’aurait pas fonctionné, remarque.

Honnêtement, si vous ne voyez pas la séparation et la garde partagée comme la fin du monde, les chances sont que votre enfant non plus ne les verra pas comme ça. Surtout si vous agissez ensemble pour le bonheur de tous les partis impliqués.

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