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Briser ou non le mythe de la «Badass Mom»?

Être mère, c’est en quelque sorte être une super héroïne qui doit survivre miraculeusement à l’aventure de la maternité et toutes les péripéties d’une journée typique.

Je ne vais rien vous apprendre en vous disant que la maternité ce n’est pas de tout repos. Qu’on se demande parfois comment on arrive à jongler entre allaiter, les couches, le boulot, les pleurs, les dents, la vie sociale, le conjoint, la pause Netflix, les visites médicales, les otites, les pneumonies, la maladie pieds-mains-bouche, le terrible 2, la gastro, participer aux activités de l’école ou la garderie, les activités extérieures, les repas, le ménage, répondre à la même question (maman c’est quoi ça ?) 20 fois en ligne. Vous voyez le portrait ! Je n’exagère pas, au contraire, j’en ai oublié, je pense. Étant maman solo, j’avoue que ça peut me paraitre un peu plus difficile, mais je sais que même les mères en couple en arrachent par moment.

Pourquoi, j’ai envie de vous parler du mythe la “Badass Mom” ?. Parce que je me suis longtemps projetée dans l’image de cette mère qui maitrise tout ! La mère forte, capable de tout gérer et tout réussir. Des défis, emmenez-en, je suis capable d’en prendre. C’est certain qu’en suivant les  “hashtags” #singlemomsrock #badassmom sur Instagram, on se fait un film et on finit par croire dur comme fer que OUI “We Got This” !

C’est vrai, il faut se motiver au quotidien pour pouvoir y arriver et ne pas se décourager, mais il y a un côté pernicieux à cette utopie de la “Badass Mom”. C’est quoi au juste une “Badass Mom” ? Élever son enfant seule ? Je pourrais croire que oui. Mais quand je me compare à ma petite soeur qui doit rester 24/24 - 7/7 avec sa fille depuis sa naissance, je me dis… ouais je suis “Badass”, mais comparé à ma soeur, je peux aller me coucher.

On ne peut pas toujours être une “Badass”... un jour, on va craquer. Ce jour-là, on va se sentir impuissante et faible. Le mythe va nous rattraper et on va penser qu’on a échoué, qu’on a pas réussi à être la “Badass” qu’on a tant voulu faire croire qu’on était. Par contre, on ne voudra  jamais avouer notre vulnérabilité. On ne voudra jamais montrer ce côté de nous, car on a trop longtemps alimenté ce mythe de la “Badass Mom”. Donc, on va se renfermer et culpabiliser. Certaines pourront sombrer dans  une dépression. D’autres, vont continuer à être sourdes et aveugles aux signes pourtant limpides qu’il faut ralentir.

Ma mère à son époque n’avait qu’à se soucier de l’avis de sa soeur ou de sa propre mère sur sa capacité à être une bonne mère ou non. Aujourd’hui, à l’ère des médias sociaux, on se compare constamment aux autres mères qui affichent leur super parentalité à coups de hashtags et de photos retouchées. Il y a une compétition qui s’installe et qui nous pousse également à vouloir afficher à quel point on est des “Badass” et qu’on gère la maternité comme des “superwomen”. Il ne suffit plus de faire les choses pour notre famille, il faut les montrer pour que ça devienne réel, on dirait.  Surtout, il faut faire mieux que les autres mères qui ont l’air d’avoir tout pour elles.

Soyons clairs, tout le monde est libre de faire ce qu’il veut. Je n’ai rien contre les semblants de vie parfaite sur les médias sociaux. Beaucoup gagnent leur vie comme ça.  Je sais très bien que la vie, la vraie, ne se passe pas sur Instagram. Par contre, j’ai envie de tuer le mythe de la “Badass Mom” ou du moins, j’ai envie de le changer un peu.

Au lieu de toujours publier nos exploits, nos photos parfaites, nos victoires, pourquoi ne pas partager nos moments de doute, nos faiblesses, des photos de nos maisons sens dessus-dessous,. Pourquoi ne pas montrer les journées où on est à bout et qu’on veut tout abandonner ? Pour moi, c’est ça être une “Badass”, une vraie ! Une mère qui sait qu’elle n’est pas parfaite, qu’elle a pris 20 livres et n’a pas envie de s’entrainer, car elle est trop fatiguée, mais qui ne culpabilise pas et assume son corps comme il est pour le moment. Une mère qui reste à la maison et qui est fière et qui ne se sent pas petite quand elle se compare aux mères entrepreneures ou sur le marché du travail. Une mère qui part en voyage et qui laisse son enfant d’un an derrière pour profiter d’une semaine pour se retrouver et s’aimer, sans peur du jugement des autres.  Une mère qui avoue que c’est “tough” et que ça lui arrive de pleurer et qui demande de l’aide.

À la fin de la journée, aucune de nous ne va gagner le Grand Prix de la mère fictive sur Instagram (ce gala n’existe pas encore) alors vaut mieux être vraie à 100% et montrer notre réalité en tant que mère.  Je suis certaine que cela aidera beaucoup de femmes dans leur quotidien qui ont juste envie de se sentir normales et comprises.

Je viens de passer six semaines à temps plein avec ma fille à la maison pour cause de maladie  tout en travaillant presque à temps plein de la maison et en la trimballant parfois pour mes réunions. Et sincèrement cette expérience m’a fait réaliser que je suis zéro une “Badass Mom”. Je suis une mère bien imparfaite ! Une mère ordinaire qui essaie de faire des choses extraordinaires simplement par amour pour l’amour de sa vie.

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