Bébé

Les crises de colère chez les enfants


  • En regardant la télé, faites-lui exprimer ce qu’il pense de la façon dont les personnages expriment leur colère et règlent leurs conflits. (« Ho! Kounga a poussé Rafie! Est-ce que c’est un bon moyen tu penses? Non hein… Toi tu aurais fait quoi? »)
  • Par des jeux de rôle (« on va faire semblant que je suis Martin à la garderie et que je t’enlève le camion avec lequel tu jouais... »), invitez fréquemment l’enfant à pratiquer les bonnes façons d’exprimer sa colère et de régler les conflits.
  • Montrez-lui, physiquement, en le mimant puis en lui faisant mimer lui-même, c’est quoi « être calme » et c’est quoi « faire une crise. »
  • Puisque les enfants n’apprennent pas tous de la même façon, n’enseignez pas que de façon verbale : faites l’expérience, avec l’enfant, mimez une crise, vivez avec lui un retrait afin qu’il joue à se calmer, faites des dessins des bonnes et mauvaises façons d’exprimer la colère et affichez-les dans sa chambre, etc.
  • Dans le quotidien, appliquez avec lui et votre entourage, les bonnes façons d’exprimer sa colère. Admettez vos erreurs lorsque c’est le cas. Ne justifiez pas vos actes lorsque vous exprimez inadéquatement votre frustration (« J’ai crié très fort mais ça faisait plusieurs fois que je répétais », « Papa t’a tapé pour que tu comprennes qu’il ne faut pas que tu… », « J’ai dit des gros mots parce que j’étais très fâché, les grands ce n’est pas pareil »)
  • Faites-lui vivre régulièrement des délais et des frustrations. On apprend à gérer les frustrations avec la pratique… Ne tentez jamais d’éviter une crise en cédant à ses caprices ou en expliquant et en argumentant. Si l’enfant sent que vous vivez un malaise à lui dire non, il réagira davantage. S’il sent que vous avez peur de la crise, il sentira son pouvoir et il en fera encore plus. Mais si vous êtes ferme, calme et respectueux : « C’est dommage, mais c’est comme ça » il le vivra mieux.
  • Ne discutez jamais avec votre enfant lorsqu’il a une attitude pleurnicharde, opposante ou agressive. Cessez la discussion et dites que vous répondrez lorsqu’il sera calme. Éloignez-vous de lui afin d’ignorer ses jérémiades, ne le regardez plus et ne répondez plus. S’il fait une crise, retirez-le.
  • Le plus souvent possible, donnez-lui des choix plutôt que des ordres. Toutefois, on donne des choix qui conviennent à ce qu’on veut. Par exemple: « Prends-tu ton bain avec tes autos ou avec les bateaux » Remarquez que c’est vous qui avez décidé de l’heure du bain. Laissez-le ensuite assumer ses choix, en gardant une attitude ferme mais respectueuse. « Tu as faim. Je crois que tu regrettes maintenant de n’avoir pas mangé tantôt mais je ne peux pas te donner de collation, tu as choisi tout à l’heure. » « Il fait froid, c’est pour ça que tu dois mettre un manteau. La prochaine fois tu sauras qu’il faut le mettre! » (Il apprendra ainsi à choisir les meilleurs comportements)
  • Lorsqu’il refuse d’obéir, n’entrez pas dans une guerre de pouvoir. Laissez-lui la responsabilité du choix de ses actes et assumer les conséquences de ses choix. Par exemple : « Moi je crois que tu devrais mettre ton manteau, car il fait froid dehors. » « Tu es sûr de ne plus vouloir manger? Tu sais que tu n’auras pas autre chose plus tard. » « C’EST TON CHOIX! » « C’EST TOI QUI DÉCIDE! »
  • Déterminez un endroit de retrait, plutôt agréable, mais dépourvu de trop de jouets. À la maison, cet endroit peut être l’escalier, un fauteuil ou encore une pièce à l’écart telle la salle de lavage ou sa chambre si l’enfant n’a pas de difficultés de sommeil. En milieu de garde, je suggère de prévoir un coin dans le local, un peu reculé du groupe (idéalement à l’abri des regards) où on aura installé un petit coussin, quelques livres ou du matériel pour se calmer comme des balles molles, des feuilles et des crayons, etc. Certains milieux de garde ont installé ce petit coin doux sous une table recouverte d’une nappe ou encore dans une armoire sous l’évier, mais fermée par un rideau plutôt qu’une porte. Présentez ensuite l’endroit de façon positive à l’enfant, non pas comme un lieu de punition, mais comme un endroit où il peut se retirer et qui l’aidera à se calmer.
  • Montrez-lui bien ce que vous attendez de lui lors des retraits, ce qu’il a le droit ou non de faire et comment il peut se calmer.
S’il fait une crise

Pour les petits

  • Si c’est possible, ignorez simplement l’enfant et changez de pièce pendant toute la durée de la crise. Ne vous moquez pas, ne grondez pas, n’argumentez pas et ne tentez pas de le consoler (Sauf s’il s’est fait mal!) Privez-le totalement d’attention et gardez une attitude distante et neutre. Accordez-lui de nouveau votre attention dès qu’il s’est calmé et changez de sujet.
  • Toutefois, si la crise prend trop d’ampleur, si vous vous sentez agressif et n’en pouvez plus ou s’il a des comportements de violence (frapper, mordre, lancer des objets) ou verbale (hurler, dire des insultes ou des mots grossiers), retirez-le dans sa chambre ou dans tout autre endroit calme, sécurisant et à l’écart.
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