Bébé

Le syndrome du bébé secoué

On en entend parler dans les affaires judiciaires et on sait qu’il ne faut jamais secouer un bébé, mais voici comment ça arrive quand même et quelles sont les conséquences d’un tel geste.

On aime nos enfants plus que nous-mêmes. On veut les cajoler, les nourrir et en prendre soin de notre mieux parce qu’on sait qu’ils sont vulnérables, mais chez certaines personnes, l’impatience et l’inconscience les entrainent à secouer violemment leur bébé, causant ce qu’on appelle le syndrome du bébé secoué. Les mouvements brutaux par secousses et qui font tourner la tête déchirent des vaisseaux sanguins autour du cerveau et heurtent le cerveau lui-même qui se frappe alors violemment contre la boîte crânienne. Ces bébés en subiront les conséquences toute leur vie… s’ils survivent.

Facile à identifier si on en est témoin
C’est évident quand un adulte secoue un bébé. La force requise pour produire des lésions en secouant un bébé est assez importante. Prendre son enfant qui se tortille, jouer normalement avec lui et pratiquer des manœuvres de réanimation ne peuvent pas être responsable du syndrome du bébé secoué. Secouer un enfant au point de provoquer des lésions est un acte très violent qui ne peut pas être confondu avec un geste normal.

Pourquoi quelqu’un en arrive-t-il à secouer un enfant?

Il est vraiment difficile de comprendre ce qui passe par la tête d’une personne qui secoue violemment un bébé. On sait toutefois que ce n’est pas toujours facile d’être un parent. Au début, les bébés ne nous laissent presque pas dormir et ils pleurent beaucoup parce qu’ils ne peuvent pas exprimer leurs besoins autrement. Ils ont aussi parfois des coliques, ce qui est une période très difficile pour les parents qui ne savent plus comment consoler leur bébé. Un peu plus tard, les enfants s’expriment, s’opposent, rejettent certaines choses et peuvent faire des crises phénoménales. C’est très frustrant pour les parents, surtout s’ils ont tendance à douter de leurs compétences.

Dans certains cas bien tristes, un parent à bout attrape son enfant et le secoue violemment, en pensant peut-être qu’il « comprendra » enfin et qu’il se taira. C’est évidemment une fausse perception et quand ces parents le réalisent il est souvent trop tard, le mal est fait. Les enfants, même plus grands, peuvent subir des blessures graves quand ils sont secoués, brassés, frappés. Dans les cas plus graves, les enfants peuvent en mourir.

Pas que les parents
Les parents ne sont pas les seuls responsables du syndrome du bébé secoué. Parfois, les parents confient leur enfant à une personne qui gère mal le stress du gardiennage et qui secoue le bébé par manque d’expérience et de ressources.

Pour cette raison et pour bien d’autres, il importe de confier son enfant à une personne en qui on a pleinement confiance.

Les signes qu’un bébé a été secoué

Le syndrome du bébé secoué est un traumatisme crânien qui peut causer des dommages cérébraux, des invalidités comme la cécité ou la paralysie et même la mort. Un bébé qui a été secoué peut présenter les symptômes suivants :

  • Il est somnolent ou irritable
  • Il ne veut plus manger ou très peu
  • Il vomit
  • Il ne sourit plus
  • Il ne babille plus
  • Il ne regarde plus les gens comme avant, ses yeux se renversent, il a de la difficulté à fixer des objets
  • Il raidit ses bras et ses jambes
  • Il a des convulsions
  • Il n’a plus de tonus
  • Il a de la difficulté à respirer

Si vous pensez que votre bébé a été secoué, il faut absolument appeler le 911, vous rendre rapidement au bureau de votre médecin ou directement à l’urgence.

Que faire pour se calmer?

C’est pour éviter de tels événements malheureux qu’on insiste tant sur les méthodes douces pour calmer un bébé. Si toutefois votre bébé traverse une période difficile et que vous sentez que vous allez bientôt perdre votre sang froid, de nombreuses solutions s’offrent à vous.

  • La première chose à faire est de déposer bébé dans sa couchette, de fermer la porte de sa chambre et de prendre quelques minutes pour vous calmer et reprendre le contrôle sur vos émotions. Il vaut mieux laisser pleurer bébé 5-10 minutes dans son lit sécuritaire que risquer de perdre patience et poser un geste malheureux.
  • Appelez un proche! Parler, pleurer sur votre sort, vous fâcher au téléphone et raconter ce qui vous arrive vous fera le plus grand bien et détournera votre attention.
  • Prenez une douche! Déposez votre enfant dans son lit et allez prendre une douche. Vous aurez ainsi un moment de solitude qui vous éclaircira les idées.
  • Appelez une ligne d’aide! La Fondation TelJeunes, entre autres, offre un service d’aide pour les parents.
  • Demandez de l’aide à l’entourage! Appelez un ami, un voisin ou un parent pour qu’il prenne la relève pendant quelques heures.
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