Bébé

La peur des étrangers

La peur des gens étrangers au cercle familial immédiat de l’enfant survient en même temps que s’amorce le processus de séparation d’avec la mère et ce n’est pas un hasard : l’enfant prend alors réellement conscience que d’autres personnes gravitent autour de sa maman et qu’incidemment, sa place auprès d’elle s’en trouve réduite.

« C’est généralement le père qui est le premier étranger auprès de la mère – et il y occupe une place importante – alors il peut y avoir des moments au début où il fait peur à l’enfant », explique Louise Mercier, psychologue.

Comme papa est le premier responsable du processus de séparation de maman, l’enfant devient craintif face aux autres hommes, plus que vis-à-vis des femmes étrangères.

L’angoisse de l’étranger peut en fait se révéler lorsque l’enfant est confronté à toute nouvelle situation, précise Mme Mercier. C’est la raison pour laquelle il éclate parfois en sanglots de quand il se trouve à proximité de personnes qui ne lui sont pas nécessairement étrangères (oncles, tantes, amis des parents, etc.), mais qu’il ne voit pas très souvent.

La peur de l’étranger est présente habituellement jusque vers l’âge de deux ou trois ans, parfois même quatre ans. Vous devriez commencer à vous poser des questions et même songer à consulter un professionnel si elle perdure au-delà de cet âge, surtout si la crainte devient maladive et que la famille n’ose plus sortir avec lui.

Comment rassurer votre enfant?

Règle numéro un : ne pas dramatiser. Faites parler votre enfant. Il s’agrippe à vous lorsque vous visitez ou recevez votre frère à la maison? Vous pouvez lui demander : « Aimes-tu ton oncle? Pourquoi tu pleures lorsqu’il vient chez nous ou que nous allons chez lui? » Vous pourriez même faire une bonne accolade à cet oncle, tout en disant à votre enfant que vous aimez beaucoup votre frère.

Même si votre instinct maternel vous incite à « envelopper » votre enfant lorsque vous êtes entourés d’un grand nombre de personnes, cette mesure n’est pas judicieuse, souligne Mme Mercier.

Évidemment, dans les cas de rassemblement de parenté ou de rencontre entre amis où il n’y a pas d’autre enfant présent, il est plus difficile de laisser l’enfant se débrouiller lui-même. Vous pouvez peut-être le confier à quelques reprises aux bons soins d’une tante ou d’une amie avec qui il est plus à l’aise. « Si vous gardez toujours votre enfant avec vous, il pourrait croire par exemple que son oncle est méchant », ajoute Mme Mercier.

Voici quelques conseils pertinents, tirés du site belge Psy.be :

  • Ne reniez pas sa peur en disant par exemple « Ce n’est rien! »  Reconnaissez plutôt celle-ci : « Tu as peur de lui? Pourquoi?… »
  • Ne minimisez pas sa peur : par exemple, s’il a peur d’une personne en particulier, cherchez plutôt à comprendre ce que cette personne représente pour lui.
  • Bien entendu, ne l’humiliez pas en le qualifiant de poule mouillée par exemple…
  • Ne le surprotégez pas.
  • Ne le forcez pas à affronter sa peur en l’entraînant par exemple vers le groupe de personnes qui l’effraie.
  • Ne le comparez pas à ses frères ou sœurs, qui eux, n’ont pas peur…

Nos conseils

  • Respecter votre enfant : il est tout à fait légitime d’avoir peur.
  • Lui offrir votre présence affectueuse et votre écoute.
  • L’aider à mettre des mots sur ce qu’il vit.
  • Qu’il exprime sa peur par le biais de différents médias : le jeu, le dessin, les marionnettes…
  • Lui fournir des réponses rationnelles à ses questions concernant l’objet de sa peur.
  • Faire appel aux compétences de l’enfant, en favorisant l’élaboration de ses propres stratégies pour confronter sa peur.
  • Lui raconter nos propres expériences.
  • Lui rappeler qu’il a déjà vaincu telle ou telle autre peur.

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