Ado

Un cellulaire pour les enfants?

Besoin d’un cellulaire? Vraiment? Utile, peut-être, mais papa et maman doivent suivre de près la gestion de cet outil de communication, dont dépend dorénavant le bonheur des ados!

Fort heureusement, les enfants de moins de 11 ans ne semblent pas encore avoir subi la « contamination » du port du cellulaire. En fait, il n’y a pas d’âge minimal pour la possession d’un téléphone portable au Québec et la province ne s’est pas dotée de loi pour l’encadrer, indique Myriam Chagnon, conseillère pour le volet jeunesse de l’organisme Option consommateurs. « Par contre, techniquement, les entreprises ne peuvent faire signer de contrat aux clients qui ont moins de 18 ans; le contrat est au nom du parent, c’est lui qui se porte garant de l’enfant. Pour ce qui est de l’âge auquel un jeune devrait posséder un cellulaire, c’est la responsabilité des parents de le déterminer », explique-t-elle.

Une fois le cellulaire acheté pour jeune homme ou jeune fille, son usage devrait être étroitement supervisé pour les jeunes de moins de 11 ans, estime Jeff Gagnon, spécialiste en éducation au Réseau Éducation-Médias. Car il ne faut pas oublier que plusieurs appareils permettent l’accès à Internet, source de dangers pour les plus jeunes… « Pour les jeunes de plus de 11 ans, les parents devraient quand même garder l’œil ouvert », ajoute-t-il. 

Au Canada, l’âge moyen pour la possession d’un premier appareil chez les adolescents était 14 ans en 2010 et deux adolescents sur trois avaient le leur. Mme Chagnon affirme que la hausse au cours des dix dernières années est substantielle, sans être en mesure de citer des chiffres pour étayer ce constat. « La technologie évolue et il y a de plus en plus d’offres sur le marché », ajoute-t-elle.

Un cellulaire? Pourquoi?

Mais quel est donc cet aimant qui voit les jeunes proliférer dans les boutiques où l’on vend des cellulaires ? Ils répondent généralement que pour eux, c’est une NÉCESSITÉ… ce qui ne signifie pas qu’il est forcément utile, signale Mme Chagnon. « Pour eux, c’est un outil indispensable à la vie sociale. C’est un moyen de communication incontournable ; les messages textes sont d’ailleurs très populaires chez eux », poursuit-elle.

Jeff Gagnon renchérit en signalant que la foison d’applications – tels que les jeux – s’avère un puissant attrait pour les jeunes, tout autant que la possibilité de demeurer branchés à leurs réseaux sociaux. Les adolescents affirment en outre que leur appareil leur confère un sentiment de sécurité, puisqu’il leur permet de communiquer en tout temps avec leurs parents ou leurs amis. Sécurité est aussi l’argument-clé des parents qui accèdent aux supplications de leur ado réclamant un cellulaire ; ils peuvent ainsi le joindre en tout temps, ce qui est bien sûr rassurant… « Le cellulaire peut devenir l’ordinateur principal pour les gens qui n’en ont pas à la maison, ajoute M. Gagnon. Ce peut être pratique par exemple pour faire des recherches pour les devoirs d’école…»

Dépendance?

Accrocs à leur petit miracle technologique les jeunes ? Peut-être, oui, mais on parle alors d’usage excessif, plutôt que de dépendance, selon le Réseau Éducation-Médias.

Si le bel outil techno de votre ado rogne son sommeil et sa vie sociale, si toutes ses soirées se déroulent en ligne et si son rendement scolaire subit les contrecoups de cette utilisation, les parents doivent songer à sévir, soutient M. Gagnon.

Les dérives de la possession d’un cellulaire chez les jeunes portent souvent la couleur de l’argent. « Il y a souvent des dépassements de coûts ; l’adolescent voudra le modèle le plus récent par exemple et on constate que c’est un contrat de trois ans… Ou alors il ne respecte pas les limites de son forfait », relate Myriam Chagnon.

Les Smartphones, qui allouent l’accès à une foule d’applications et de jeux, peuvent par ailleurs jouer des tours aux parents, enchaîne Jeff Gagnon. En effet, outre le paiement de l’abonnement, certains jeux requièrent le débours d’un petit montant d’argent à différentes étapes de la partie, qui s’ajoute généralement au solde de la carte de crédit de papa ou de maman…

Prudence!

Avant même d’acquiescer à la requête de son adolescent, il est impératif de bien juger si son sens des responsabilités est suffisamment développé pour utiliser adéquatement le précieux objet. On peut d’abord déterminer le montant mensuel maximal qu’on souhaite lui consacrer («on» réfère ici aux parents!). La conseillère d’Option consommateurs recommande de plonger avec un appareil comptant parmi les moins coûteux, tout en optant pour le forfait de cartes prépayées, afin que les parents soient en mesure d’assurer le contrôle des coûts.

Il faut également définir les balises de son utilisation : lui permettra-t-on de l’avoir avec lui toute la journée, ce qui inclut à l’école (certains établissements interdisent le port du cellulaire), pendant qu’il fait ses devoirs, voire la nuit ? « On peut se donner une marge de quelques mois pour évaluer les besoins du jeune, mais aussi ses habitudes d’utilisation », suggère Mme Chagnon.

N’oubliez pas non plus les pièges d’Internet, souligne Jeff Gagnon. L’adolescent doit être bien conscient du fait que toutes les informations ou données qu’il envoie sur le Web demeurent indéfiniment dans ses filets…

Les efforts et la supervision des parents lors de l’acquisition de l’appareil se heurtent parfois aux tactiques de vente dans les boutiques de cellulaires, souligne Mme Chagnon. On ne dévoile souvent que partiellement les informations inhérentes au contrat d’utilisation. Ainsi, une étude réalisée par Option consommateurs en 2007 et présentée au Bureau de la consommation d’Industrie Canada révèle que seulement 19,5 % des vendeurs ont demandé aux jeunes acheteurs « espions » s’ils prévoyaient utiliser souvent et longtemps leur téléphone cellulaire et seulement six d’entre eux leur ont expliqué la différence entre un service « à la carte » et un forfait… Voilà un argument de poids pour convaincre les parents d’offrir à leur enfant désormais majeur une petite leçon de lecture vigilante de contrat 101… !

La publicité porte aussi une petite part de responsabilité dans la dépendance des jeunes au cellulaire, admet Mme Chagnon, même si la loi ne permet pas aux publicitaires de cibler les jeunes de 13 ans et moins. « On ne pourra pas protéger les enfants contre la publicité ; il faut plutôt les outiller pour qu’ils soient en mesure d’évaluer l’information de la façon la plus juste possible », ajoute-t-elle.

Image de Josée Descôteaux

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