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Famille

Connaissez-vous l’aliénation parentale?

L’aliénation parentale, ça vous dit quelque chose? Encore méconnu du grand public, ce phénomène familial a pourtant pris de plus en plus d’importance sur la place publique au cours des dernières années.

L’aliénation parentale, c’est quoi?

Le Carrefour Aliénation Parentale Québec, une association à but non lucratif qui a pour mission de lever le voile sur cet abus méconnu, le définit comme suit : « Phénomène familial dans lequel un des parents se livre à des comportements aliénants, programmant l’esprit de l’enfant afin de favoriser chez lui le rejet injustifié et la désaffection à l’égard de l’autre parent ».

Douleur, tristesse, incompréhension, injustice, impuissance… Ce sont les mots qu’utilise Caroline Paradis, présidente et fondatrice du Carrefour Aliénation Parentale Québec, pour décrire les sentiments vécus par un parent victime d’aliénation parentale, dont elle fait elle-même partis depuis 2012. « J’ai perdu mes deux enfants. Mon fils est revenu après 9 mois et je n’ai pas vu ma fille pendant presque 5 ans. Je recommence, très fragilement, à être capable de la revoir. »

Quels sont les signes?

On retrouve trois éléments dans les cas d’aliénation parentale : un parent aliénant, un enfant « participant » et un parent aliéné.

« Ta mère c’est une folle ». « Ton père, c’est un cochon »… Le dénigrement est le principal comportement adopté par le parent aliénant, mais il ne vient jamais seul. « Rarement un enfant va s’aliéner avec juste du dénigrement », affirme Caroline Paradis.

Une série d’autres gestes viennent donc s’ajouter à ce salissage : interdiction d’avoir des photos de l’autre parent, tactiques diverses pour écourter les périodes de garde de l’autre parent, sabotage de toute forme de communication (les cadeaux, les lettres et les appels téléphoniques ne se rendent pas à l’enfant), etc. « Ça peut être très insidieux », précise Mme Paradis.

Dans un tel climat familial, l’enfant comprendra qu’il ne peut pas parler de l’autre parent et qu’il ne peut surtout pas être heureux avec ce dernier. Pour se libérer de sa propre souffrance, il commencera alors à rejeter son parent. « C’est sa façon de sauver sa peau », souligne Mme Paradis. C’est à ce moment qu’on dit que l’enfant joue un rôle dans le processus d’aliénation parentale. « D’enfant enrôlé, il devient alors enfant soldat », explique Mme Paradis.

Attention! Ce n’est pas parce que votre enfant vous semble plus distant à la suite de la séparation qu’il y a nécessairement aliénation parentale.

Voici cependant quelques signes qui pourraient vous mettre la puce à l’oreille : l’enfant adopte exactement le même comportement que le parent aliénant et prétend que personne ne l’a influencé, il se présente comme le soutien, le « champion » du parent aliénant, ses souvenirs sont peu crédibles lorsqu’il tente d’expliquer ses agissements et accusations, il n’éprouve aucune culpabilité.

Quelles sont les conséquences?

Difficultés à nouer des relations intimes et durables, faible confiance en soi, troubles de sommeil ou de l’alimentation, vulnérabilité psychologique… Voilà les principales conséquences de l’aliénation parentale chez l’enfant. Cependant, celles-ci n’apparaissent pas nécessairement lorsque l’enfant baigne dans l’aliénation. En effet, ce n’est souvent que plus tard, vers le début de l’âge adulte, que ces symptômes risquent de faire leur apparition.

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