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10 erreurs courantes des jeunes mamans

Vous croyez avoir fait une bêtise? Il y a sans doute un peu de votre éducation et beaucoup de votre bon vouloir dans vos erreurs de jeunes mamans. Rassurez-vous!

Toutes ces paroles, ces gestes, ces attitudes envers nos enfants, que l’on voudrait tant effacer! Car on sait fort bien qu’il s’agit d’erreurs...

Les gaffes ou les réactions inappropriées avec nos enfants sont aussi quelquefois inconscientes. C’est pourquoi vous aurez intérêt à découvrir cet échantillon des erreurs courantes que commettent un grand nombre de jeunes mamans et qui nous a été soumis par une de nos spécialistes, Solène Bourque, psychoéducatrice. Mme Bourque, qui est aussi professeure en technique d’éducation spécialisée au Cégep du Vieux-Montréal, nous explique également pourquoi ces erreurs sont à éviter, en plus de nous livrer des conseils sur les bonnes façons de faire.

Dire non sans compromis à un jeune enfant

« Ne touche pas à ça », « Ne va pas là », « Ne fais pas ça! »… On interdit, on prive et on bannit; c’est sans doute impossible de compter le nombre de fois où nos enfants essuient un refus dans une journée!

Le hic, c’est qu’à force d’entendre ces « non », votre petit de un, deux ou trois ans finira lui-même par répondre constamment par non! Ce qui pourrait avoir pour effet d’accentuer sa « phase du non »!

Cela ne veut pas dire qu’il faut cesser d’interdire l’interdit non plus! Il est simplement préférable d’offrir une alternative à l’enfant. Par exemple, si vous ne voulez pas qu’il touche au bol sur la tablette, vous pouvez lui signaler qu’en revanche, vous lui accordez la permission de jouer avec les plats de plastique…

« Il faut donner à l’enfant l’impression qu’il a un certain contrôle sur sa vie », ajoute Mme Bourque.

Le forcer à finir son assiette pour avoir droit au dessert

On ne devrait pas jouer le jeu de la négociation et du marchandage quand il s’agit de l’alimentation.

Selon Mme Bourque, c’est là une habitude héritée des générations précédentes et dont on devrait se départir. Elle suggère de proposer par exemple à l’enfant; « Tu n’es pas obligé de manger tout ce qu’il y a dans ton assiette, mais mange au moins un peu de tout (les légumes, la viande…) ».

Ou encore : « Si tu crois que tu n’as pas assez mangé pour bien grandir après ce repas incomplet, tu mangeras un dessert, mais ce sera du yogourt, ou un fruit (un dessert santé). Si papa et maman croient que tu as assez mangé pour bien grandir alors on pourra sortir les biscuits ».

Imposer notre décision de manière arbitraire

Votre fille tient mordicus à porter le chandail rose, que vous estimez trop « chic » pour l’occasion. Plutôt que d’argumenter avec elle, vous devriez lui proposer deux autres options entre lesquelles elle pourra choisir.

Hausser un peu trop la voix… ou crier!

Vous transmettrez fort probablement ce « mauvais pli » à votre enfant… qui prendra l’habitude d’élever la voix à la moindre frustration.

Il faut savoir différencier le ton ferme et la hausse des décibels de la voix, signale Mme Bourque.

Escamoter la routine du dodo

Le souper chez vos amis s’est prolongé en soirée et vous rentrez tard. Assis dans l’auto, les enfants sont déjà dans les bras de Morphée. Arrivés à la maison, on enfile les pyjamas et on met les enfants au lit… que non! Votre plus jeune rouspète, réclamant son histoire!

Quitte à repousser de cinq minutes le moment du dodo, il vaut mieux céder, mais partiellement : raccourcissez la routine en écourtant l’histoire. « Il est important de maintenir les éléments de la routine », souligne Mme Bourque.

Parler « dans le dos » de son enfant… en sa présence

On aime bien raconter les bons et les mauvais coups de nos enfants à nos amis et à nos proches. Votre grand de quatre ans sera sans doute blessé si vous relatez, en sa présence et devant votre amie, qu’il a fait pipi au lit la nuit dernière… même si cela peut vous sembler anodin et que vous n’aviez nullement l’intention de vous moquer de lui.

Évitez donc ce type de bourde!

Souligner ses mauvais coups et taire les bons coups

Les enfants font souvent leurs « mauvaises actions » pour attirer l’attention alors il va de soi que si vous les soulignez davantage que vous ne le faites avec ses bonnes actions, il recommencera… pour attirer à nouveau votre attention.

Évidemment, on ne cesse pas pour autant de sévir, mais trouvez l’équilibre entre les compliments pour ses bons coups et les réprimandes pour les mauvais coups.

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