Bien sûr, il y a plusieurs raisons qui peuvent expliquer pourquoi notre chum n’est à la maison que pour dormir, ou presque! Il est accro au boulot. Il est cadre. Il est le propriétaire de son entreprise. Son emploi connaît des « pics » saisonniers. Il est le seul salaire de la famille. Il craint une insécurité financière. Aussi, certains chums travaillent à l’extérieur de leur région pendant la semaine ou une période plus ou moins longue (camionneur, militaire, etc.). Ils ne reviennent même pas pour les dodos.
Les travailleurs passent de plus en plus de temps au bureau. Par choix. Par nécessité. Par crainte. Insidieusement, le travail envahit nos vies. Quand un travailleur quitte enfin son lieu d’emploi, il arrive très souvent que le lien ne soit pas véritablement coupé. Certains rapportent des dossiers à la maison pour terminer une fois les enfants couchés, d’autres répondent à un courriel en direct de leur Blackberry assis sur les bancs de l’aréna pendant la pratique de fiston, d’autres encore corrigent des copies d’étudiants jusque tard dans la nuit en période de pointe. Le magazine Jobboom rapportait, en février dernier, que selon une étude menée par des chercheurs de l’université Carleton, la proportion des travailleurs qui consacre plus de 50 heures par semaine au travail a plus que doublé entre 1990 et 2000. Si ce chiffre a grimpé, d’autres ont descendu, évidemment. C’est le cas du nombre d’heures passées en couple ou en famille qui est passé de 16 à 11 heures par semaine durant la même période.

Les femmes n’échappent pas à cette tendance de « surtravail », mais en plus, c’est souvent sur elles – en grande partie encore aujourd’hui - qu’incombent les tâches quotidiennes (repas, ménage, courses, etc.) et les soins aux enfants. Elles travaillent donc sur deux « quarts » de travail. Si en plus, son conjoint est souvent absent ou a des horaires impossibles, la mère doit donc assumer seule les routines du matin et du soir, les repas, les courses et les corvées. Cumulés à la fatigue, au stress et aux tensions quotidiennes, il faut une main de fer, une organisation géniale et des trucs « sauve-la-vie » pour tenir le coup sans craquer. Mais ce n’est pas une mission impossible. La clé est l’organisation et la routine.
Voici les trucs que nous ont confiés des mamans
Le matin
- « Se lever au moins 20 minutes avant les enfants, afin de se préparer un peu soi-même avant que les petites tornades arrivent! » Marie, maman de deux enfants.
- « En faire le plus possible le soir avant de se coucher : sortir le linge de tout le monde, faire les sacs de garderie (école), faire les lunchs, déjà dans les sacs à lunch, ceux-ci placés au frigo, préparer le porte document, débrancher l'ordinateur portable au besoin. Ainsi, il ne reste plus qu'à se lever, à déjeuner, à s'habiller et partir le tout top chrono en moins d'une heure. Les enfants savent où est leur linge le matin et s'habillent seuls. » Sophie-Estelle, enceinte et déjà maman de 2 enfants
- Penser à diviser vos tâches selon la faisabilité et le degré d’implication demandé.
- « Le matin, ça se passe très bien. Comme tout le monde est bien reposé, il y a moins de friction. Le soir par contre, c'est un peu plus rock and roll. », Lisa-Marie, enceinte et maman de deux fillettes.
Le soir
- « Je donne le bain avant le souper pendant que ça cuit. Mes repas sont planifiés du week-end, jamais de casse-tête, donc on peut prendre le bain pendant que c'est dans le four » Sophie-Estelle, enceinte et déjà maman de 2 enfants.
La bouffe
- « Je fais plusieurs repas d’avance. En une journée, je prépare une lasagne, du pâté chinois, du bouilli, des soupes, du riz, etc. Comme cela quand vient le temps des repas tout est prêt à être réchauffé. Car avec bébé qui n’a pas de boires fixes, je ne veux pas pénaliser les autres et les faire attendre. » Marilyne, maman de 5 enfants
- « Comme fiston a souvent faim tout de suite en arrivant de la garderie et qu'il a de la difficulté à attendre que le souper soit prêt, et qu'en plus, si je lui donne quelque chose pour patienter ça lui coupe automatiquement l'appétit, je m'organise pour qu'il reste toujours des restants du souper de la veille et c'est ce qu'il mange pendant qu'on cuisine notre propre souper. S'il est capable de nous attendre, nous mangeons tous la même chose. », Mélodie enceinte et maman d’un garçon.
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