Nouveaux parents recherchent sommeil désespérément
Si l’arrivée de bébé est une période si merveilleuse que les parents supportent les nuits agitées comme un mal nécessaire, il ne faut pas négliger les conséquences que peut avoir la privation de sommeil.
Maternité, paternité et nuits paisibles semblent a priori peu compatibles, tout au moins pendant quelques semaines, voire quelques mois dans les cas les plus difficiles. Les perturbations du sommeil chez les nouveaux parents paraissent tellement inévitables qu'on en parle peu. D'ailleurs, le sommeil commence parfois à poser problème bien avant la venue de bébé.
Avant l’accouchement
Le dernier trimestre est très épuisant pour la mère et éprouvant chez certains pères. Le sommeil est perturbé par les positions inconfortables, le besoin d’uriner fréquemment, la manifestation de bébé par de petits coups de pieds, sans oublier toutes les inquiétudes qui trottent dans la tête de maman (et de papa aussi!) par rapport à l’accouchement. Les nuits blanches sont déjà en place et bébé n’est même pas arrivé!
Même si on ne peut accumuler de sommeil avant l’arrivée de bébé, le fait de trouver le moyen de se ménager, de se reposer même sans dormir profondément, permet d’être plus en forme au moment de l’accouchement et par la suite. Si vous le pouvez, chers parents, éliminez le plus possible la fatigue avant l’arrivée de bébé. Voici deux suggestions :
- Permettez-vous de longues siestes (entre 1h30 et 3 heures) l’après-midi durant le week-end. Quant à la mère, elle devrait mettre en pratique ces temps de repos dès le début de son congé de maternité. L’idéal serait de bénéficier avant l’accouchement, d’un minimum d’un mois de repos, à raison de cinq longues siestes par semaine, pour être le plus possible reposée avant l’arrivée de bébé.
- Régulièrement, au moins durant le dernier mois avant l’arrivée de bébé, restez au lit 2 heures de plus que votre besoin régulier de sommeil. Les couche-tôt iront au lit plus tôt et les couche-tard lambineront au lit plus tard le matin. Afin de bénéficier pleinement de ce temps de repos, aucune discussion, télévision ou lecture ne vient gêner ce temps d’arrêt. Étendue, immobile, les yeux clos, profitez de ces moments de calme.
De plus, les futurs grands-parents, en règle générale, sont généreux de leur temps et désireux d’aider. Demandez-leur de vous concocter des repas que vous pourrez congeler (par exemple : pâté chinois, lasagne, sauce à spaghetti, soupe-repas, pot-au-feu, pain de viande, cigare aux choux, etc.). Une vingtaine de repas préparés d’avance feront la différence lors des premières semaines, dans la gestion de votre temps… de sommeil.

Bébé est arrivé!
Les nourrissons diffèrent les uns des autres, cependant, un point fait l’unanimité : ceux qui font leurs nuits sont extrêmement rares. Le nouveau-né ne différencie pas le jour et la nuit. Ses réveils se produisent à n’importe quel moment, il est indifférent à l’environnement lumineux. Si vous faites partie des parents dont le nourrisson mange davantage le jour et dort mieux la nuit, estimez-vous chanceux, c’est un pur hasard.
Les premiers temps, dormir et se nourrir sont les activités exclusives d’un nouveau-né. Ses pleurs sont essentiellement motivés par la faim, qu’il soit nourri au sein ou au biberon. Un nouveau-né dort beaucoup, en moyenne 18 heures sur 24, mais il existe d’emblée des différences importantes dans la durée. Certains bébés, gros dormeurs, passent près de 20 heures en sommeil, d’autres, petits dormeurs, auront besoin de 16 heures sur 24, sans que cela soit anormal. Cependant, comme les réveils des premiers jours sont essentiellement agités (il ressent dorénavant la faim), un nouveau-né qui dort peu est souvent un bébé qui pleure beaucoup, situation potentiellement pénible pour les parents.
La relation au sommeil se crée dès la naissance et les habitudes de sommeil qui seront mises en place doivent favoriser l’autonomie du bébé dans sa capacité à s'endormir. Malheureusement, comme il n'y a pas de manuel d'instruction en pièce jointe à l'arrivée de notre petit trésor, des difficultés de parcours se produisent. Il convient donc d’éviter de tomber dans certains pièges face au sommeil du nourrisson et de mettre en place des stratégies qui vont lui permettre de se créer des conditions d'endormissement propres à lui. Ainsi, toute la famille pourra en bénéficier!
Piège à éviter : l’impression de réveil lors du sommeil agité
Dans les premières semaines de vie, lorsque le bébé est en sommeil agité (sommeil contenant majoritairement des rêves), son visage est particulièrement expressif avec de multiples mimiques. Il ne paraît pas vraiment endormi, mais plutôt traversé de moments de malaise, de douleur et puis aussi de bien-être. Il peut gazouiller, carrément pleurer ou même ouvrir les yeux.







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