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Sécurité

Les pédiatres déconseillent les trampolines d’extérieur

D’après un nouveau document de principes de la Société canadienne de pédiatrie et de l’Académie canadienne de médecine du sport, les trampolines ne devraient pas être utilisés à la maison ou au terrain de jeux.

D’après un nouveau document de principes de la Société canadienne de pédiatrie et de l’Académie canadienne de médecine du sport, les trampolines ne devraient pas être utilisés à la maison ou au terrain de jeux. Le document de principes démontre que bien qu’il soit facile de se les procurer et qu’ils gagnent en popularité, les trampolines d’extérieur comportent des risques beaucoup trop élevés.

« Le trampoline ne constitue pas une activité récréative sécuritaire pour les enfants et les adolescents. Il ne devrait pas être utilisé au terrain de jeux, à la maison ou au chalet », affirme le docteur John Philpott, pédiatre de Toronto et coauteur du document de principes.

Les blessures liées au trampoline sont à la hausse, et la majorité d’entre elles touchent des enfants et des adolescents. Entre 1990 et 2001 au Canada, les blessures liées à l’usage du trampoline ayant exigé une hospitalisation ont augmenté de 56 %. « Nous nous inquiétons non seulement de l’augmentation de blessures liées au trampoline, mais également de la gravité de ces blessures, précise le docteur Claire LeBlanc, présidente du comité d’une vie active saine et de la médecine sportive. Les enfants subissent souvent des fractures ou des dislocations et doivent souvent se faire opérer. Les traumatismes crâniens sont aussi fréquents, et dans certains cas, les blessures au cou ou au dos provoquent une paralysie ou même la mort. »

Bien des blessures se produisent lorsque plus d’un enfant partagent le trampoline, lorsqu’un enfant fait des tentatives de cascades comme des figures acrobatiques ou des pirouettes ou qu’il tombe du trampoline, mais la majorité d’entre elles ont lieu lorsque l’enfant glisse ou tombe sur le trampoline même. « Malgré l’adoption de mesures de sécurité, telles que la supervision d’un parent, la présence de surveillants compétents ou l’installation d’un filet de sécurité, rien ne garantit qu’on évitera les blessures. Les enfants peuvent se blesser en chutant sur le trampoline même, ajoute le docteur Lynne Warda, présidente du comité de prévention des blessures de la SCP. Les trampolines peuvent être très dangereux. »

D’autres recommandations :

  • Les trampolines ne doivent pas être perçus comme du matériel de jeu et ne doivent pas être intégrés aux terrains de jeux extérieurs.
  • Les médecins devraient préconiser l’adoption de lois exigeant l’apposition d’étiquettes énumérant les dangers du trampoline sur le produit.
  • Il faudrait mener des recherches plus approfondies sur les blessures liées au trampoline subies en milieu supervisé, comme à l’école, au club de gymnastique ou dans le cadre de programmes d’entraînement, afin d’évaluer le risque de blessures dans de tels contextes.

La Société canadienne de pédiatrie est une association nationale de professionnels qui représente plus de 2 500 pédiatres et prône les besoins de santé des enfants et des adolescents. Son journal révisé par des pairs, Paediatrics & Child Health, est diffusé dix fois l’an auprès de 15 500 professionnels de la santé des enfants et des adolescents. L’Académie canadienne de médecine du sport est un organisme de médecins visant l’excellence dans l’exercice de la médecine en ce qui a trait à tous les aspects de l’activité physique.

Pour obtenir de l’information pour les parents au sujet des trampolines, consultez les pages www.cps.ca/francais/enonces/IP/IP07-01.htm et www.soinsdenosenfants.cps.ca/securite/Trampolines.htm.

Source : Société canadienne de pédiatrie, 20 août 2007

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