Mon garçon joue à la fille
Exit les voitures ou les dinosaures, votre garçon préfère les robes de princesse, les poupées et les fées. Le comportement de votre fils vous inquiète? Pas de panique, c’est bien normal.
Existe-t-il un réel problème à ce qu’un petit homme s’amuse avec des poupées, préfère la compagnie des filles et n’a d’yeux que pour des princesses? Il est normal que ce comportement soulève chez vous plusieurs questionnements, car il ne correspond pas à l’idée qu’on se fait des jeux pour un gars. Et aussi, vous craignez qu’à la garderie – et plus tard à l’école – que votre enfant soit la risée des autres petits copains ou même catalogué de plusieurs sobriquets peu flatteurs. Toutes les mamans peuvent un jour ou l’autre se demander si leur petit n’a pas un « défaut de fabrication ».
Pourtant, il n’en est rien. Les jouets n’ont pas de sexe. Fiston joue à la poupée? En fait, il se projette dans un rôle de papa. Les pères s’investissent de plus en plus dans les gestes quotidiens auprès des enfants, il est bien normal que les petits garçons les imitent. Et c’est très bien ainsi! Pourquoi vouloir un papa impliqué et réprimer notre jeune homme s’il a envie de faire comme son modèle?
Et rien ne laisse envisager que ses jeux d’aujourd’hui aient une répercussion sur sa future identité sexuelle ou sa masculinité. En fait, ce que vous devez y comprendre c’est que pour le moment, votre garçon a plus d’affinité avec le tempérament des filles. Qui a dit qu’il devait absolument aimer les épées, les super héros, les voitures ou la bataille? Certains enfants sont intimidés par ces jeux plus physiques et préfèrent retrouver des jeux plus typiquement associés aux filles.
Mais il reste que jusqu’à 4 ans, environ, les enfants s’intéressent aux mêmes jeux et autant les fillettes construisent des maisons que les garçons servent le thé avec de la vaisselle en plastique. Ils sont curieux et ont besoin d’explorer toutes les possibilités. Ne soyez pas gênée de les laisser jouer avec des jouets de l’autre sexe.

Pour eux, tout est matière à jouer et à découvrir! Ensuite, les façons de jouer diffèrent et les préférences deviennent plus marquées. Les gars préférant les jeux où l’action prime et où tout est en mouvement. Les filles? Elles aiment surtout les jeux de rôle. Vers 6 ans, lors de l’entrée à l’école, les préférences socialement associées à leur sexe s’accentuent davantage.
Les filles peuvent être des garçons manqués… mais les gars ne peuvent pas jouer aux filles
Aujourd’hui, les mères décrivent leurs filles comme des battantes et leurs fils comme des tendres. Pour les pères, leurs filles sont d’adorables petites princesses et leurs fils sont des bricoleurs turbulents. Les filles, des battantes, sont des garçons manqués, ce qui flatte les deux parents. Elles ont donc accès à la fois aux jouets traditionnellement masculins, aux métiers masculins (il y a des femmes flics pères) et aux sports virils comme le foot, le rugby ou même la boxe.
Allant encore plus loin, les parents encouragent leurs fillettes à se battre (les filles doivent savoir se défendre… sinon c’est des chochottes) et même à participer à des expériences extrêmes (… ça forge la personnalité).
En revanche, il en va tout autrement pour les garçons qui n’ont accès aux jouets de filles que sous certaines conditions. Soit le garçon a une sœur qui lui sert d’alibi, soit son comportement avec le jouet doit rester masculin ou neutre. (Moi je suis à l’aise parce que j’ai les 2 sexes à la maison et ils jouent avec les mêmes jouets.)
Demeurent cependant quasi interdits aux garçons :
- Les poupées, sauf détournées de leur fonction (s’il joue avec une poupée et qu’il lui casse la tête, on est rassuré.)
- Les jouets électroménagers, sauf consommés avec modération (s’il me demande un fer à repasser OK, mais s’il me demande 10 fois des jouets de filles, je ne sais pas).
- Les sports féminins, type la danse classique, surtout pour les mères (moi je suis prête à l’influencer et je lui proposerai autre chose). Les pères, même s’ils sont gênés, sont plus à l’aise avec cette idée (ça dépend si c’est une idée fixe).
Source : l’étude Les jouets ont-ils encore un sexe?, réalisée par ABC+ pour l’Observatoire Fisher-Price sur les attitudes des parents face à la différence des jouets filles/garçons








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