Imprimer Fermer
Santé

Infections à méningocoque: quand faut-il s’inquiéter?

Lorsque notre enfant souffre d’une forte fièvre, nous sommes nombreux à redouter une infection à méningococcie comme la méningite. Une fois les symptômes reconnus, quels sont les traitements et surtout, quelles mesures prendre pour la prévenir? 

Un pédiatre nous indique ce qu’il faut savoir sur cette bactérie méconnue, rare, mais potentiellement dangereuse.

Méningo… quoi?
 
Le besoin de sensibilisation à la méningococcie est réel. En effet, selon un récent sondage Isos mené auprès des parents canadiens d’enfants de moins de quatre ans, 72% des répondants ont affirmé ne pas en savoir assez sur les différentes souches bactériennes responsables de la méningococcie et sur les dommages que la maladie peut causer.

En mots simples, le monocoque est une bactérie dont la présence peut nous amener à développer des maladies bénignes, mais qui peut aussi s’attaquer au sang ou au cerveau de manière violente. On parle alors de possibles infections sévères que sont la septicémie et la méningite, lesquelles peuvent entraîner des complications graves. Cinq principaux groupes de bactéries (A, B, C, W-135 et Y) sont responsables de pratiquement tous les 200 cas de méningococcie invasive qu’on recense au pays chaque année.

Règle générale, le traitement de la maladie s’effectue par injection intraveineuse d’antibiotiques.

Repérer la fièvre préoccupante et agir


Selon le pédiatre, le parent qui connaît bien son enfant doit être attentif lors des épisodes de fièvre: « Il faut observer l’état général de l’enfant. S’il est abattu, mal en point, s’il ne mange plus, ne joue plus et qu’on a le sentiment que quelque chose cloche, il faut aller aux urgences. »

Parmi les complications et séquelles possibles des infections à méningocoque, citons l’amputation des mains ou des pieds après nécrose dans le cas d’une septicémie ; la surdité, le retard de développement mental, la paralysie, pour ce qui est de la méningite, potentiellement mortelle. Malgré la gravité de ses séquelles possibles, le pédiatre se fait rassurant : « Ces infections ne sont pas à prendre à la légère, mais elles se développent rarement de nos jours, car nos campagnes de vaccination fonctionnent. Il y a beaucoup moins de cas et notre système de surveillance [pour éviter la propagation] est bien développé. »

Un cas à ma garderie

Lorsque des cas d’infection de méningococcie sont rapportés, l’Agence de la santé publique du Canada intervient et informe les parents concernés (école, quartier, etc.) de la marche à suivre.

Pour que notre enfant soit à risque, il doit avoir été en contact avec les sécrétions respiratoires de l’enfant malade, indique le pédiatre : « Si tel est le cas, certains enfants sont traités avec des antibiotiques à titre préventif, mais on n’administrera pas le médicament systématiquement pas tous les enfants de la garderie, par exemple, cela n’est pas nécessaire. Certains membres de l’entourage rapprochés peuvent également être traités, car il existe une possibilité qu’ils soient colonisés par la bactérie. »
Prévention et incidence


La vaccination contre le méningocoque du groupe C fait partie du calendrier régulier d'immunisation québécois. Une dose est administrée à l’âge d’un an suivi d’un rappel en secondaire 3.

Le vaccin prévenant les infections pour le sérogroupe B, l’origine de près de 60 % de tous les cas au pays, est offert par le biais des médecins de famille ou des cliniques de pédiatrie, mais non remboursé par le gouvernement provincial (à noter qu'il peut être remboursé par certaines compagnies d'assurances au privé). Une campagne de vaccination massive a été effectuée au Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis 2014 contre cette même souche, en raison d’une incidence plus élevée.

Selon le pédiatre interrogé, on observe deux pics dans l’apparition de la méningococcie : chez les nourrissons, puis chez les étudiants, du secondaire jusqu’à l’université. La faute? « Les sécrétions. Avec les baisers passionnés que s’échangent les jeunes, le risque de propagation de la maladie est accentué! »
 
Pour en apprendre d'avantage sur la méningococcie, ses symptômes et les moyens de la prévenir, nous vous invitons à lire l'article Tout ce qu’il faut savoir de la méningococcie
 
Ce billet a été commandité par GSK. Les opinions ici exprimées sont les nôtres. Ce billet ne sera pas géré par GSK. Si vous avez une plainte concernant un produit GSK, merci de nous joindre au 1-800-387-7374.
Par Mamanpourlavie.com

Cette semaine

Commentaires

Suivez-nous

Facebook Twitter Pinterest Google+ Instagram Youtube RSS

Mamanpourlavie.tv

Comment soutenir le développement cognitif de mon enfant?

2407 vues / 0 commentaire

Bulletin Ma Grossesse

Abonnez-vous dès maintenant.

Bulletin Bébé grandit!

Abonnez-vous dès sa naissance!

Nos partenaires