Santé

Le TDAH et les troubles du sommeil

On estime que tout près d’un enfant sur quatre aurait des difficultés de sommeil. C’est déjà beaucoup. Mais chez les enfants atteints d’un TDAH, cette statistique grimpe en flèche.

En effet, la très grande majorité des enfants souffrant d’un TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité) ont des difficultés de sommeil. Ce qui est doublement dérangeant, c’est que le manque de sommeil a la fâcheuse tendance à accroître les symptômes du trouble. Diverses fonctions sont grandement affectées par les nuits trop courtes et perturbées, comme les fonctions opérationnelles, la capacité de concentration ou encore l’autocontrôle. En d’autres mots, la privation de sommeil peut être associée à de l’hyperactivité, de l’inattention ou encore de l’impulsivité.

Un sommeil perturbé

D’entrée de jeu, on ne s’entend pas encore sur le pourcentage des enfants atteints d’un TDAH souffrant aussi de troubles du sommeil. Certains spécialistes soutiennent que 25 à 50% des enfants TDAH seraient affectés, alors que d’autres croient plutôt que ce pourcentage oscillerait aux alentours de 90%! Une chose est certaine : TDAH rime pour plusieurs avec troubles du sommeil.

Certains de ces problèmes peuvent se manifester de plusieurs façons.

  • sommeil fragmenté
  • difficultés d’endormissement
  • réveils matinaux précoces
  • somnambulisme, terreurs noctures, cauchemars
  • troubles respiratoires ou apnées du sommeil
  • somnolence durant la journée
  • syndrome des jambes sans repos (sensation de picotement et gêne au niveau des membres inférieurs)
  • mouvements périodiques du sommeil (séries de mouvements involontaires)

Pourquoi? Plusieurs raisons peuvent l’expliquer. D’une part, l’anxiété vécue par certains de même que l’hyperactivité des pensées viennent troubler la sérénité d’une bonne nuit de sommeil. De plus, ces troubles peuvent aussi être un effet secondaire de certains médicaments sous prescriptions.

Horloge interne déréglée

D’autres cliniciens croient, pour leur part, que c’est les rythmes circadiens irréguliers des patients TDAH qui sont en cause. Les rythmes circadiens sont des changements physiques, mais aussi mentaux, qui suivent un rythme de 24 heures : il s’agit de notre horloge biologique, quoi! Ces rythmes sont principalement régis par la luminosité. Dans le même ordre d’idées, certaines études récentes prouveraient un lien entre le TDAH et l’ensoleillement. Ainsi, il y aurait moins de cas de TDAH dans les régions plus ensoleillées, et on observerait une variation de la prévalence allant de 34 à 57% entre les différentes régions.

Des pistes de solutions

S’il est difficile de mettre le doigt sur la cause exacte des troubles du sommeil, et si tous les experts y vont de leur propre théorie, tous s’entendent pour dire qu’une bonne routine et des habitudes de sommeil saines sont importantes, et tout particulièrement lorsqu’un enfant souffre de TDAH.

  1. On instaure une routine de dodo stable. Cela signifie qu'on se couche et qu’on se lève à des heures régulières, de manière à ce que notre enfant dorme le nombre d’heures nécessaires selon son âge. Une routine de dodo devrait commencer une heure avant d’aller au lit : on baisse les lumières, on prend un bain, on met le pyjama, on écoute de la musique calme, on se brosse les dents, on lit une histoire relaxante…
  2. On surveille son alimentation. Bien entendu, on évite les trop gros repas avant d’aller se coucher. Et on ne touche pas aux excitants (chocolat, boisson gazeuse...) après 17 heures.
  3. On réserve notre chambre au sommeil. Notre lit ne devrait être fait que pour dormir... Donc pas de jeu vidéo, de télévision, de tablette sous la couette! De toute façon, l’usage de ces appareils (téléphones, tablettes, consoles, ordinateurs, en somme, les écrans) perturbe l’endormissement.
  4. On crée une ambiance propice au sommeil. Il est préférable de dormir dans un endroit tranquille, loin des bruits ambiants, dans lequel il fait sombre et frais. Pour certains, même la lumière d'une veilleuse contribue à fragiliser le sommeil. Vous pourriez aussi opter pour des sons d’ambiances (mers, pluie, forêts) qui aident certains à s’endormir plus rapidement.
  5. On s’exerce à respirer. Il n’est jamais trop tôt pour faire des exercices respiration. Intégrer le yoga, la méditation ou la visualisation à votre routine. Au début, vous devrez bien entendu pratiquer différentes techniques de respiration avec votre enfant, mais peu à peu il en constatera lui-même les bienfaits et il apprendra à mieux respirer lorsqu’il ressentira le besoin de se calmer.
  6. On fait de l’exercice régulièrement. Il est important pour tous les enfants de se dépenser, ce qui est d’autant plus vrai pour ceux qui sont atteints d’un TDAH. On s’efforce donc de bouger un minimum de 20 à 30 minutes par jour. Préférablement, l'exercice physique est pratiqué au moins deux heures avant l’heure du dodo.
  7. On se relève, au besoin. Lorsque le sommeil tarde à venir, au lieu de tourner sans cesse dans son lit, il peut être judicieux de se lever un peu et lire quelques pages de notre livre (une vingtaine de minutes) avant d’éteindre à nouveau.
  8. On garde cette routine le weekend. Bien sûr, on aime déroger de la routine lorsqu’on en a l’occasion. Mais il est cependant préférable de conserver cette routine dodo intacte, le plus possible, et ce, même le week-end.
Par Marie-Eve Bourassa

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