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Syndrome prémenstruel (SPM) et la naturopathie

Saviez-vous que le syndrome prémenstruel, communément appelé SPM, affecte entre 50 et 70 % des femmes qui ont des menstruations? Des solutions naturelles, ça vous intéresse?

Plusieurs femmes vivent avec des symptômes prémenstruels incommodants pendant des années en pensant que c’est normal, que les menstruations douloureuses sont des composantes inévitables de la vie d’une femme. J’entends souvent : « je suis comme ma mère, ma sœur, mes tantes, j’ai des SPM, c’est de famille ». Bien qu’il soit courant, la présence de SPM exprime un déséquilibre et devrait être traité afin de prévenir d’autres débalancements éventuels.

J’ai décidé d’écrire cet article, car je rencontre beaucoup de femmes en consultation avec plusieurs problèmes de santé qui ont souvent débuté par le syndrome prémenstruel lors de l’adolescence. Je me dis souvent que j’aurais aimé les voir avant, au tout début de leur débalancement hormonal afin de leur éviter d’autres problèmes. Je vous lance un cri du cœur, à toutes les jeunes filles qui débutent leurs règles, qui ont des problèmes de SPM, n’attendez pas plusieurs années avant de consulter un naturopathe agréé.

Les symptômes prémenstruels peuvent surgir de 7 à 14 jours avant les menstruations : baisse d’énergie, irritabilité, dépression, maux de tête, douleurs aux seins, diminution de la libido, douleurs aux dos, ballonnements, œdèmes surtout aux doigts et aux chevilles, changements dans l’appétit, rages de sucre, acné… etc.

Étant donné que toutes les hormones sont interreliées entre elles, plusieurs hormones peuvent être impliquées dans le syndrome prémenstruel. Par exemple, la glande thyroïde peut fonctionner au ralenti ou bien le niveau de cortisol peut être trop élevé (le cortisol est sécrété par les glandes surrénales, c’est l’hormone du stress). Ce sont des déséquilibres communs chez les femmes ayant un syndrome prémenstruel.

Mais le plus souvent, lors de syndrome prémenstruel, on dénote une augmentation du niveau d’œstrogènes dans le sang et par le fait même une diminution du niveau de progestérone. Le ratio œstrogène/progestérone est élevé. Le niveau d’estrogènes dépend principalement de comment l’œstrogène est métabolisé et éliminé dans le corps, et c’est le foie qui fait ce travail.

De plus, plusieurs facteurs influencent la production, le métabolisme, et l’équilibre des œstrogènes : une mauvaise alimentation, l’obésité, une consommation excessive d’alcool, un niveau d’insuline élevé, la prise de la pilule contraceptive, la surexposition aux produits toxiques dans les pesticides ou l’exposition aux hormones données aux animaux pour la consommation humaine.

Voyons plus en détail ce qui se passe

Le métabolisme des œstrogènes s’élimine par les voies métaboliques du foie Phase I (hydroxylation) et phase II (methylation et glucoronidation). Dans l’étape d’hydroxylation, il y a de bons métabolites (2-hydroxyestrone/ 2-OH) et des moins bons (16x-OH ou 4-OH). Le métabolite 2-OH est le bon œstrogène parce qu’il a une activité oestrogénique faible, contrairement aux métabolites 16x-OH et 4-OH qui ont une activité oestrogénique persistante qui peut promouvoir la croissance de tissus malsains. En réalité une femme qui métabolise les œstrogènes via le métabolite 16x-OH a un risque plus élevé de développer un cancer du sein.1

En d’autres mots, j’explique souvent en consultation que les voies métaboliques sont comme des autoroutes pour éliminer nos toxines, mais que si ces autoroutes sont congestionnées pour plusieurs raisons (manque de nutriments, foie surchargé, déséquilibre de la flore intestinale… etc.), alors les hormones prennent d’autres voies, s’accumulent sur différents récepteurs oestrogéniques qui se trouvent un peu partout dans le corps (sein, utérus, ovaire, os, etc.) et causent le syndrome prémenstruel.

Donc si le foie est hypothéqué, surchargé, fatigué, alors le mécanisme d’élimination se fera mal et au ralenti. De plus, l’équilibre de la flore intestinale est aussi important dans la détoxification des oestrogènes, car ils seront excrétés par les selles. Si la flore intestinale est déséquilibrée, certaines bactéries pourraient empêcher l’excrétion des estrogènes causant un surplus de ceux-ci. En résumé, un foie et un intestin en santé sont primordiaux pour éviter des symptômes prémenstruels. Pour le naturopathe agréé, les symptômes prémenstruels sont des signaux d’alarme d’un dysfonctionnement dont il devra identifier les causes. La première cause, celle que je vois le plus souvent en consultation, est un problème de détoxification des estrogènes, mais sachez qu’il peut y avoir d’autres causes comme un manque de progestérone, un taux de prolactine élevé, l’hypothyroïdie, le stress, la dépression ou une déficience nutritionnelle.

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