L’acupuncture pour faciliter l’accouchement
On dispose de plusieurs mois pour se préparer à son accouchement et plusieurs en profitent pour intégrer les médecines douces comme l'acupuncture au processus. Voici le témoignage d'une nouvelle maman.
Je me présente Anne Morin, 34 ans, nouvelle maman depuis quelques mois d’un beau garçon qui se nomme Laurent. J’ai décidé d’écrire ce simple article pour vous faire part de mon expérience physique ainsi qu’émotionnelle, lors de mon accouchement naturel, accompagné de la médecine traditionnelle et douce; soit l’acupuncture.
Pendant ma grossesse, je me suis beaucoup informée sur le sujet traitant du soulagement de la douleur. J’ai lu toutes les informations pertinentes et accessibles sur les méthodes traditionnelles, ainsi que bien d’autres… Mes sources étaient bien différentes des belles expériences vécues par ma sœur et mes amies au cours prénatal qu’offrent les Relevailles de Montréal (yoga prénatal, BB s’en vient, ainsi que plusieurs autres formations périnatales). Après avoir pris connaissance de toutes ces informations et suite à quelques discussions avec mon conjoint Philippe, j’ai pris ma décision. Je voulais vivre un accouchement naturel, tout en restant consciente que désirs et réalité sont parfois très différents.
Philippe toujours aussi présent et participatif me rappelait souvent que je n’allais pas toujours avoir le contrôle de la situation durant les neuf mois de ma grossesse. Alors, j’ai compris et j’ai lâché prise, ce qui n’est pas toujours facile pour moi, car, disons-le, je suis une personne très organisée et j’aime bien prévoir tout à l’avance…
Pour différentes raisons de santé, j’ai déjà vécu l’expérience de l’acupuncture et je suis convaincue de ses bienfaits. Au début de ma grossesse, j’y ai eu recours pour soulager des maux de cœur quotidiens et après seulement deux traitements, j’en étais libérée. Disons que je suis une candidate qui a une bonne réceptivité au traitement. Donc, je me suis dit que ça pourrait être une bonne idée d’être accompagnée d’un acuponcteur lors de mon accouchement.
Brièvement, l’acupuncture peut aider à réduire le temps de travail, soulager les douleurs postérieures, antérieures et latérales, stimuler la descente fœtale, traiter les ralentissements du travail, favoriser l’assouplissement du périnée, régulariser les contractions, faire descendre le bébé pour accélérer le processus du travail, réduire les risques de césariennes et les souffrances associées, diminuer les médications (notamment la péridurale) écourter la période de délivrance et traiter la rétention placentaire. Donc, ma décision est prise, après quelques démarches et formalités, c’est confirmé, Fanie sera de notre trio pour l’arrivée de bébé.
Le jour venu, je perds mes eaux à 7h20, nous avons deux heures pour nous rendre à l’hôpital. Les examens de contrôle sont faits, mais je n’ai pas de contractions, donc nous devons marcher dans les couloirs pour essayer de déclencher le travail. Fanie est en chemin pour nous rejoindre et elle arrive vers 10h30.

Immédiatement, elle débute avec un traitement d’une durée de vingt minutes. Les infirmières sont curieuses et compréhensives à nos désirs et à notre démarche. Les heures passent et toujours pas de contractions, Fanie continue ses traitements aux heures, mais rien… Il est maintenant 16 h et la docteure nous rencontre pour nous expliquer la situation. J’ai perdu mes eaux depuis plusieurs heures déjà et elle comprend que je ne veux pas avoir recours au Pitocin, mais les faits sont que la voie bactérienne est ouverte, que cela pourrait affecter mon futur poupon. La docteure est très permissive par rapport à l’acupuncture, mais maintenant on ne peut plus vraiment attendre.
Je crois que toutes les mamans ont peur du médicament de l'induction (pitocin ou syntocinon), car il y a quelques années on donnait une dose très élevée dès le départ à la maman. Cela faisait en sorte que les contractions s'installaient rapidement et devenaient de plus en plus violentes. Mais de nos jours, on administre cette hormone synthétique en petite dose et mon expérience a été surprenante. D’abord, le dosage est fait doucement par intraveineuse, la dose fut augmentée tant que je pouvais la tolérer. Ensuite, je suis allée dans le bain-tourbillon et après le contrôle de routine, j’ai fait une heure de ballon, et ce, toujours avec les traitements d’acupuncture (sauf dans l’eau).
L'ocytocine est l'hormone naturelle, physiologiquement sécrétée par la femme enceinte lorsque son bébé est prêt à naître. Cette hormone est nécessaire au déclenchement des contractions, au début du travail. Si les femmes n’en sécrètent pas par elles-mêmes, dans les délais alloués par le gynécologue ou l’omnipraticien traitant, elles doivent subir une induction. L'induction est une intervention obstétricale où l'on provoque des contractions d'une femme enceinte en lui administrant, par intraveineuse, une hormone synthétique remplaçant l'hormone naturelle qui induit les contractions. Le pitocin et le syntocinon sont les hormones synthétiques utilisées en centre hospitalier pour déclencher le travail. Si le fœtus se porte bien, si le placenta remplit toujours ses fonctions, et que la quantité de liquide amniotique est encore bonne, l’induction ne devrait pas être pratiquée avant la 42e semaine de grossesse, surtout si le col de l'utérus de la femme enceinte n'est pas mature. On détecte la maturité du col par sa texture plus molle, son emplacement vers l'avant, le pourcentage d'effacement, ainsi que par sa dilatation. Une induction sur un col immature pourrait rendre le processus du travail physiologique très long avec risque d'avoir recours à plusieurs autres interventions médicales.








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