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Moi, Papa?

Avril 2006

Le processus de parentalité se déroule différemment chez le futur père que chez la future mère. Un papa nous livre en toute candeur ses réflexions sur sa nouvelle vie de père.

Comment parler de son expérience de la paternité? Par où commencer? Pourquoi pas par la grossesse? Sans chercher à faire pitié, car il faut rendre à César ce qui appartient à Chérie, il faut reconnaître que l’expérience de la grossesse peut être déconcertante pour le père aussi. Pour ma part, je crois que le plus difficile est que durant toute la période qui s’étend de la conception à l’accouchement, on se sent impuissant, car on ne peut pas faire grand-chose pour aider sa douce trois-quarts, à part bien sûr, l’accompagner et la supporter moralement, avec des résultats variables, selon ses humeurs. Une fois passée la surprise du choc initial, avec les mois qui passent et le ventre de sa copine qui s’arrondit, on commence à réaliser que c’est réellement vrai et que notre vie va changer complètement. Et puis quand on sent bouger le petit bout, c’est un sentiment tout à fait descriptible. C’est merveilleux!

L'accouchement

L’accouchement est sans doute l’un des plus beaux moments, mais aussi l’un des plus perturbants de notre vie. Là, le sentiment d’impuissance atteint vraiment son paroxysme, car mis à part se faire broyer la main en regardant notre copine souffrir atrocement, le seul rôle que l’on peut jouer est celui d’un très mauvais coach, terrassé par l’angoisse. Et sans vouloir désacraliser la chose, l’acte sacré de donner la vie n’est pas ce que l’on peut voir de plus beau, c’est même plutôt l’inverse. Car, à travers nos larmes, notre copine contractée par le travail et le petit poupon mauve tout fripé et recouvert de schmu n’ont pas fière allure. Il faut avoir le cœur bien accroché et faire confiance à sa conjointe et au personnel qualifié qui en prend soin, des gens qui ont eu la drôle d’idée de faire ça tous les jours de leur vie.

Et ce n’est vraiment qu’après l’arrivée du petit poupon, qui prend tranquillement une couleur plus humaine, que se produit le changement le plus considérable de notre état d’esprit. D’inutile et impuissant, on devient soudainement la personne la plus importante et la plus utile du monde et c’est un sentiment formidable. Même si le poids de nos nouvelles responsabilités nous ramène sur terre, on sait que le petit dépend de nous et compte sur nous pour faire de notre mieux. Et il ne faut pas envisager cette tâche comme une montagne. Même si la paternité fait peur à bien des hommes, car ils sont généralement mal à l’aise avec les bébés, c’est une étape normale et naturelle de la vie et si on y met du sien, tout se déroule drôlement bien. 

Papa
Deux p’tites syllabes, un mot usé
Et te voilà réinventé
Tu te sens tout à coup comme un roi
Parce qu’un p’tit boutte t’appelle papa…

Yvon Deschamps

Juin 2008

Évidemment, chaque expérience de parent est différente, car chaque enfant est différent. Cependant, il y a des constantes et il faut s’attendre à certaines choses. Dans les premiers mois par exemple, attendez-vous à une abondance de sommeil et à une vie sexuelle trépidante! Vous allez devoir également filtrer la « visite » qui veut venir voir le bébé. C’est bien la visite, mais quand ça fait deux semaines que tu n’as pas dormi, ça énerve plus qu’autre chose. Et puis les biberons, et puis les couches, et puis le brassage du bébé pour l’aider à digérer (en espérant que son souper ne finisse pas sur le plancher et sur votre chemise) et puis s’endormir (ahahahahahahahahaha!). Et puis quand il dort enfin, on se lève quand même pour aller voir s’il respire encore.

Et que dire de l’allaitement!

Le point positif c’est que notre copine parade ses seins énormes et nus. Le point négatif, c’est qu’ils ne sont plus justes pour nous. On doit maintenant les partager, ce n’est pas évident! Mais le plus beau dans l’histoire, c’est que si votre copine allaite, c’est elle qui doit se lever pour les boires de nuit et pas vous! La nature est bien faite quand même!

Et puis le temps avance et avant que vous vous en aperceviez, vous n’avez plus un bébé, mais un petit enfant qui change tellement vite d’une semaine à l’autre que vous en êtes émerveillé. Sitôt qu’il peut marcher, il se met à courir partout dans la maison en rasant de se tuer toutes les deux minutes. C’est là qu’on réalise que notre environnement de vie est un milieu dangereux et qu’il faut coussiner les coins de tables et mettre les saudites barrures en plastique sur les portes d’armoire.

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