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Sexualité et grossesse

Les relations sexuelles en grossesse doivent-elles être permises ou non? Est-ce qu’elles peuvent mettre en danger la grossesse, d’une manière ou d’une autre? Y a-t-il des précautions à prendre?

 Y a-t-il des conditions où il serait plus prudent de s’abstenir des relations sexuelles durant la grossesse?

Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre en nous fiant, non pas aux qu’en-dira-t-on, aux mythes ou au folklore de différentes cultures, mais bien selon les données qui existent dans la littérature médicale, chez ceux qui se sont donné la peine de faire des études à ce sujet.

En parlant de sexualité et de grossesse, nous ferons continuellement un parallèle entre l’aspect physiologique et l’aspect psychologique de la sexualité. Le rôle du conjoint sera également abordé régulièrement.

Premier trimestre de la grossesse

Le premier trimestre de la grossesse s’étend de la première à la 14e semaine de la grossesse. Le premier trimestre est marqué par une augmentation continuelle des hormones qui sont surtout dominantes en progestérone à ce stade-ci. Dès le deuxième ou le troisième jour de retard dans les menstruations, chez les femmes qui sont régulières, cette augmentation en hormones se manifeste de façon caractéristique par une sensibilité au niveau des seins, par une sensation qu’ils sont toujours congestionnés, par une augmentation de la sensibilité du bout des seins et, souvent, par une augmentation de leur volume. De plus, environ 50 % à 70 % des femmes présentent des nausées et le tiers d’entre elles auront des vomissements, souvent le matin, alors qu’elles sont à jeun. De plus, cette augmentation d’hormones entraîne une augmentation de la fréquence des mictions urinaires, une sensation de fatigue, le jour, qui nécessite souvent de se mettre au lit à une heure plus précoce qu’à l’habitude et des pertes vaginales qui seront plus abondantes. Finalement, certaines femmes sont plus sujettes aux maux de tête à ce stade de la grossesse.

Sur le plan psychologique, il est évident que si la femme est affectée par ses nausées, par la fatigue et que ses seins sont très sensibles, il risque d’y avoir un impact négatif sur le désir en ce qui concerne la sexualité. Toutefois, chez les femmes qui ne sont pas continuellement affectées par ces symptômes, et c’est la majorité d’entre elles, l’annonce d’une nouvelle grossesse entraîne un besoin de se rapprocher de son conjoint et de vivre pleinement sa sexualité, la grossesse étant le résultat direct, lorsqu’elle est planifiée, des actes sexuels. Si plusieurs femmes n’ont pas de restrictions sur le plan physique à poursuivre les activités sexuelles, il en va autrement des restrictions sur le plan folklorique. Plusieurs femmes ont, à tort, une crainte de nuire à la grossesse lors des relations sexuelles et craignent que la pénétration puisse augmenter les risques de faire une fausse couche. Le taux de fausses couches est, en moyenne, de 15 % à 20 % chez les femmes et les activités sexuelles n’ont rien à voir avec ce pourcentage. Par contre, certaines femmes profiteront de la grossesse pour se rapprocher physiquement et confirmer le lien avec leur partenaire. D’autres femmes connaîtront une érotisation de leurs changements physiques, surtout en ce qui concerne l’augmentation du volume des seins.

Du côté de l’homme, ce sont surtout de vieux mythes qu’il faut remettre à leur place lorsque ces derniers se posent des questions à propos de la sexualité en grossesse. Dans certaines cultures, il est convenu que, dès qu’une femme est enceinte, son conjoint doit s’abstenir de tout contact sexuel et il est même suggéré « qu’il aille voir ailleurs ». Ceci ne correspond toutefois pas à nos critères occidentaux. Plusieurs hommes seront ambivalents face à l’annonce de la grossesse. Il y a une fausse crainte de blesser le bébé ou de blesser la mère ou de l’indisposer étant donné les inconforts qui accompagnent le début de la grossesse. De plus, l’inutilité et l’ignorance ressenties par certains hommes peuvent avoir un impact direct sur leur sexualité avec leur conjointe durant la grossesse.

Deuxième trimestre de la grossesse

Il s’agit de la période qui s’étend de la 14e semaine à la 28e semaine de grossesse (troisième au sixième mois). Physiquement, les symptômes désagréables qui accompagnent parfois le début de la grossesse sont en train de disparaître. Le taux d’hormones se stabilise et la femme enceinte s’habitue maintenant à ses changements et les tolère beaucoup mieux. Les seins, qui ont connu une augmentation de volume, sont beaucoup moins sensibles. Le vagin et la vulve connaissent une congestion des petits vaisseaux sanguins et ceci entraîne une augmentation de la production des pertes blanches. Malgré cette augmentation des pertes, la lubrification lors des activités sexuelles sera moins efficace. Ceci rend la paroi du vagin plus sensible lors des activités sexuelles par pénétration. Compte tenu de la modification en hormones, l’intérieur du vagin est beaucoup plus susceptible aux infections vaginales à champignons (Candida). La coloration de la paroi vaginale devient légèrement plus foncée. Durant cette période de la grossesse, - le mécanisme est plus ou moins connu - les rêves sont augmentés chez la patiente, elle est plus à risque de faire certains cauchemars et pour beaucoup de femmes, la capacité orgasmique sera augmentée durant cette période (Masters & Johnson, 1968).

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