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Portrait du programme OLO

Vous connaissez assurément l'acronyme OLO - œuf, lait, orange -, mais savez-vous comment cette approche d'intervention alimentaire contribue à la santé des mamans et de leur bébé à naître?

Alors que la Fondation OLO soufflait cette année sa 20e bougie, le programme OLO lui, ou plutôt son approche nutritionnelle, contribue à faire une différence dans la vie de milliers de nouveau-nés depuis maintenant plus de 70 ans. Qu’en est-il, aujourd’hui, de ce programme qui vient annuellement en aide à une dizaine de milliers de femmes enceintes au Québec? Qui peut y avoir accès? Comment pouvons-nous nous assurer la pérennité de ce programme? La Fondation OLO répond aujourd’hui aux questions les plus fréquemment posées par les nouvelles et futures mamans d’ici.

Qu’est-ce que le Programme OLO?

Un suivi personnalisé offert par une nutritionniste ou une infirmière combiné à :

  • 1 œuf
  • 1 litre de lait entier
  • 1 verre de jus d’orange
  • ... ainsi qu’un supplément de vitamines et de minéraux.

Consommés chaque jour, les aliments OLO permettent de :

  • Combler la totalité des besoins quotidiens de la femme enceinte en calcium, en vitamine D et en vitamine C;
  • Fournir un apport énergétique supplémentaire d’environ 750 kcal ainsi qu’un apport protéique supplémentaire d’environ 40 g.

Toute simple, la « Recette OLO » contribue à réduire le taux de naissances prématurées et aide à combattre l’insuffisance pondérale à la naissance (bébé de petit poids).

C’est ce qu’a démontré la diététiste Agnès Higgins qui, dans les années 1940, s’est intéressée à une approche nutritionnelle efficace pour intervenir auprès des femmes vivant leur grossesse dans un contexte de pauvreté. Au fil des ans et au moyen de nombreuses recherches, le Dispensaire diététique de Montréal confirmait le bien-fondé de cette intervention personnalisée et de la combinaison de trois aliments à la fois sains, économiques et facilement intégrables à l’alimentation quotidienne des femmes qui les reçoivent. 

Aujourd’hui, le programme OLO se déploie à travers la très grande majorité des CLSC et des CSSS du Québec par l’intermédiaire de nutritionnistes et d’infirmières qui écoutent, conseillent et soutiennent les quelque 17 000 mamans qui, annuellement, y sont admises.

Des répercussions sur la santé des bébés... et bien plus!

En plus de contribuer à réduire les effets, chez le nouveau-né, de la pauvreté vécue pendant la grossesse, l’approche OLO permet aux jeunes familles :

  • de profiter des conseils personnalisés offerts par des professionnels qui les aideront à acquérir de bonnes habitudes alimentaires;
  • de découvrir et d’avoir accès à d’autres ressources qui leur permettront de mieux se préparer à leur nouveau rôle de parents;
  • de développer des liens solides avec leur enfant.
Qui est admissible au Programme OLO? Comment ce programme fonctionne-t-il?

Le comité scientifique de la Fondation OLO recommande aux femmes enceintes vivant sous le seuil de faible revenu de commencer le programme OLO dès leur 12e semaine de grossesse. Une fois admises, celles-ci reçoivent gratuitement et quotidiennement des suppléments de vitamines et de minéraux ainsi que les coupons alimentaires échangeables dans la plupart des commerces du Québec contre un sac de 4 litres de lait entier ou 2 %, un litre de jus d’orange et une douzaine d’œufs de Calibre gros. Les « mamans OLO » bénéficient également de suivis personnalisés offerts par une nutritionniste ou une infirmière.

Bien que cette réalité s’applique dans la grande majorité des CSSS de la province, certains d’entre eux ont malheureusement du mal à répondre aux demandes de toutes les futures mamans.

En effet, faute de ressources humaines et financières suffisantes, plusieurs CSSS se doivent d’instaurer d’autres critères d’admissibilité en plus de celui du seuil de faible revenu. Dans certains cas, la scolarité (les femmes les moins scolarisées étant favorisées par rapport à celles qui le sont plus), l’âge ou les risques nutritionnels sont considérés dans l’analyse des demandes.

Beaucoup de demandes, ressources insuffisantes; autant de raisons qui expliquent pourquoi les établissements de certaines régions du Québec sont contraints d’inscrire sur une liste d’attente ou même de refuser l’accès au Programme OLO à certaines femmes qui vivent pourtant sous le seuil de faible revenu. Autres conséquences du manque de ressources; la durée du suivi OLO et la quantité de coupons remis aux mamans. Dans les faits, beaucoup de suivis doivent malheureusement débuter après la 12e semaine de grossesse et la quantité de coupons remis à chaque visite est parfois moindre que ce que recommande le comité scientifique de la Fondation OLO.

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