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Les femmes qui accouchent accroupies souffrent moins que les autres

Vous vous préparez à accoucher assise afin d’être en position verticale et de faciliter le travail? Bonne idée. Mais il serait peut-être intéressant d’aller encore plus loin et d’envisager d’accoucher agenouillée!

Selon une étude suédoise qui vient de paraître dans l’International Journal of Obstetrics and Gynecolgy accoucher accroupie sur les genoux serait moins douloureux que dans une position assise.

La position la plus fréquemment proposée à la femme, lors de la phase d'expulsion, est l'allongement sur table. Or selon une étude italienne comparant les différentes positions adoptées par la femme pendant la phase d'expulsion, les femmes assises accouchent plus rapidement, ont moins de lésions du périnée et moins d’épisiotomies. La position verticale augmente en effet l'angle de poussée et diminue le temps du travail. Elle diminue aussi le recours aux ocytociques (médicaments ayant une action semblable à celle de l’ocytocine, l’hormone qui déclenche les contractions) et aux analgésiques. Aucune étude n’a en revanche comparé les deux types de position verticale : assise et accroupie sur les genoux.

Le Dr Inga Ragnar et ses collègues de l’Université de Malardalen en Suède ont suivi 271 jeunes femmes en bonne santé qui accouchaient pour la première fois. La moitié d’entre elles a suivi une préparation à l’accouchement en position assise. L’autre moitié s’est préparée à accoucher agenouillée. Après la naissance de leur enfant, les mamans ont répondu à un questionnaire sur leur accouchement.

Verdict : pas de différence significative entre les deux groupes en ce qui concerne la durée de l’accouchement. En revanche, les expériences sont très différentes d’un groupe à l’autre : les femmes en position assise ont rapporté un très haut niveau de douleur, moins de confort et « des sentiments plus fréquents de vulnérabilité » que celles qui étaient accroupies. Ces différences pourraient s’expliquer par la plus grande flexibilité de la position accroupie lorsqu’il s’agit de bouger le bas du dos, permettant de détourner une partie de la pression sur les lombaires.

Source : le Journal Santé, 8 mars 2006

 



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