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Matriarcat
Parmi tous les lieux communs dont on nous assomme, il en est un qui me tape de plus en plus sur les nerfs, c'est l'idée reçue selon laquelle nous vivrions dans une société matriarcale.
Je ne sais pas pour vous, mais honnêtement, moi, dans ma famille (parents) et même ma famille élargie (oncles et tantes), j'ai toujours vu, lors des réceptions, les femmes aux cuisines à s'affairer tandis que les gars restaient bien écrasés avec leurs bières en attendant de se faire servir.
Qui plus est, je ne crois pas que l'hypersexualisation des adolescentes soit le reflet d'une société matriarcale, mais bien d'une société de plus en plus machiste. Si on écoute les textes des chansons rap, sauf de rares exceptions comme Queen Latifa ou Loco Locass, c'est assez sexiste et même carrément dégradant pour la gent féminine.
Aujourd'hui, se dire féministe, c'est se dire automatiquement se dire radicale ou se dire castratrice. Est-il possible d'être une féministe libérale et ouverte d'esprit, et d'en être fière, et de le revendiquer haut et fort ? Comme disait de Beauvoir : "Se vouloir libre, c'est vouloir l'autre libre."
Merci de m'avoir laissé faire ma montée de lait et si vous n'êtes pas d'accord avec moi, je suis ouverte à votre point de vue.
Parmi tous les lieux communs dont on nous assomme, il en est un qui me tape de plus en plus sur les nerfs, c'est l'idée reçue selon laquelle nous vivrions dans une société matriarcale.
Je ne sais pas pour vous, mais honnêtement, moi, dans ma famille (parents) et même ma famille élargie (oncles et tantes), j'ai toujours vu, lors des réceptions, les femmes aux cuisines à s'affairer tandis que les gars restaient bien écrasés avec leurs bières en attendant de se faire servir.
Qui plus est, je ne crois pas que l'hypersexualisation des adolescentes soit le reflet d'une société matriarcale, mais bien d'une société de plus en plus machiste. Si on écoute les textes des chansons rap, sauf de rares exceptions comme Queen Latifa ou Loco Locass, c'est assez sexiste et même carrément dégradant pour la gent féminine.
Aujourd'hui, se dire féministe, c'est se dire automatiquement se dire radicale ou se dire castratrice. Est-il possible d'être une féministe libérale et ouverte d'esprit, et d'en être fière, et de le revendiquer haut et fort ? Comme disait de Beauvoir : "Se vouloir libre, c'est vouloir l'autre libre."
Merci de m'avoir laissé faire ma montée de lait et si vous n'êtes pas d'accord avec moi, je suis ouverte à votre point de vue.
J'ajouterais aussi que des mouvements
masculinistes tels que Fathers For Justice sont
assez menaçants. Pour ne prendre en exemple que ce
dernier mouvement, notons que la plupart des pères
qui font partie de cette organisation se sont vus
ôter la garde de leurs enfants pour d'excellentes
raisons, et non pas parce que nous vivons dans une
société qui favorise les femmes.
C'est du moins ce qu'arguait Marc Cassivi, chroniqueur à la Presse, et comme il est assez rigoureux dans ses informations, je n'ai aucune raison de ne pas le croire.
Qu'un père irresponsable, violent, alcoolique, drogué ou incestueux aille accuser notre supposée société matriarcale d'être la cause pour laquelle on lui enlève le droit de voir ses enfants, c'est faire preuve d'un manque d'introspection révoltant.
Faudrait pas être assez naïves pour se laisser manipuler.
Euphroi-phroi-la-fru.
C'est du moins ce qu'arguait Marc Cassivi, chroniqueur à la Presse, et comme il est assez rigoureux dans ses informations, je n'ai aucune raison de ne pas le croire.
Qu'un père irresponsable, violent, alcoolique, drogué ou incestueux aille accuser notre supposée société matriarcale d'être la cause pour laquelle on lui enlève le droit de voir ses enfants, c'est faire preuve d'un manque d'introspection révoltant.
Faudrait pas être assez naïves pour se laisser manipuler.
Euphroi-phroi-la-fru.
Je suis d'accord avec toi en grande partie.
Par contre, je pense qu'il faut s'entendre sur le sens de matriarcal : tu veux parler du pouvoir de décision dans la société, ou dans la famille?
Dans la famille en général, je ne crois pas que ce soit la femme qui prenne les décisions à tous points de vue. En fait, souvent, c'est encore elle qui prend les décisions concernant l'éducation des enfants, puisque c'est souvent elle qui est en charge des enfants très tôt. Et on s'entend, ça fait l'affaire de bien des femmes! (Et de bien des hommes...)
Par contre, sur d'autres plans c'est souvent l'homme qui gère.
Je pense que tu veux dire qu'on délègue encore souvent à la femme le rôle de nourrir, de "prendre soin" et celui de l'éducation de la marmaille. Pourtant, ceux qui disent que c'est ce qui rend la société matriarcale n'ont pas idée de ce qu'est une société matriarcale. (Nos dirigeants sont encore pratiquement tous masculins à ce que je sache!!!)
Le féminisme, c'est simplement prôner l'égalité entre l'homme et la femme... Trop de gens l'ont associé aux extrémistes qui brûlaient leur brassière en pitchant des roches aux hommes et en souhaitant leur extermination... C'est pourquoi on délaisse un peu ce féminisme je pense.
Les hommes qui font partie de father for justice réclament un peu trop fort, comme l'ont fait les féministes avec leurs brassières... Je reste d'avis que certains n'ont pas tort : un peu trop vite, parfois, on laisse la garde à la femme, on laisse des hommes de côté en prenant pour acquis que c'est la femme qui doit s'occuper des enfants. OUI, c'est vrai, certains hommes ne devraient pas avoir la garde de leur enfant. MAIS certaines femmes ne sont pas mieux. C'est souvent la femme qui a une grande partie de la garde des enfants : une fin de semaine sur deux pour l'homme... c'est pas beaucoup. D'ailleurs, j'ai été étonnée de constater que tous les chèques que nous recevons du gouvernement pour les enfants sont AUTOMATIQUEMENT envoyés au nom de la mère. Preuve qu'on délègue cette responsabilité à la maman...
Bref, je suis certaine qu'on gagnerait à mettre sur un même pied d'égalité l'homme et la femme dans leur rôle de parents et de ne pas prendre pour acquis que la mère est la seule qui puisse s'occuper convenablement de son enfant. Il y a des abuseurs, il y a des incestueux, mais il y a aussi des mères inaptes... ET des pères formidables...
Par contre, je pense qu'il faut s'entendre sur le sens de matriarcal : tu veux parler du pouvoir de décision dans la société, ou dans la famille?
Dans la famille en général, je ne crois pas que ce soit la femme qui prenne les décisions à tous points de vue. En fait, souvent, c'est encore elle qui prend les décisions concernant l'éducation des enfants, puisque c'est souvent elle qui est en charge des enfants très tôt. Et on s'entend, ça fait l'affaire de bien des femmes! (Et de bien des hommes...)
Par contre, sur d'autres plans c'est souvent l'homme qui gère.
Je pense que tu veux dire qu'on délègue encore souvent à la femme le rôle de nourrir, de "prendre soin" et celui de l'éducation de la marmaille. Pourtant, ceux qui disent que c'est ce qui rend la société matriarcale n'ont pas idée de ce qu'est une société matriarcale. (Nos dirigeants sont encore pratiquement tous masculins à ce que je sache!!!)
Le féminisme, c'est simplement prôner l'égalité entre l'homme et la femme... Trop de gens l'ont associé aux extrémistes qui brûlaient leur brassière en pitchant des roches aux hommes et en souhaitant leur extermination... C'est pourquoi on délaisse un peu ce féminisme je pense.
Les hommes qui font partie de father for justice réclament un peu trop fort, comme l'ont fait les féministes avec leurs brassières... Je reste d'avis que certains n'ont pas tort : un peu trop vite, parfois, on laisse la garde à la femme, on laisse des hommes de côté en prenant pour acquis que c'est la femme qui doit s'occuper des enfants. OUI, c'est vrai, certains hommes ne devraient pas avoir la garde de leur enfant. MAIS certaines femmes ne sont pas mieux. C'est souvent la femme qui a une grande partie de la garde des enfants : une fin de semaine sur deux pour l'homme... c'est pas beaucoup. D'ailleurs, j'ai été étonnée de constater que tous les chèques que nous recevons du gouvernement pour les enfants sont AUTOMATIQUEMENT envoyés au nom de la mère. Preuve qu'on délègue cette responsabilité à la maman...
Bref, je suis certaine qu'on gagnerait à mettre sur un même pied d'égalité l'homme et la femme dans leur rôle de parents et de ne pas prendre pour acquis que la mère est la seule qui puisse s'occuper convenablement de son enfant. Il y a des abuseurs, il y a des incestueux, mais il y a aussi des mères inaptes... ET des pères formidables...
Je suis pas sûre...on dirait que le ''pouvoir''
décisionnel est très féminin dans les chaumière
mais dès qu'on sort des murs des maisons de
banlieues....hop là par exemple, les femmes sont
plus rarement aux postes décisionnels.
Mais de décider du menu du jour, de l'heure à laquelle on fait les devoirs, du temps de séchage des draps...est-ce que c'est du pouvoir....je ne sais quoi penser....mais je suis très loin de penser qu'on est dans une société matriarcale!
Mais de décider du menu du jour, de l'heure à laquelle on fait les devoirs, du temps de séchage des draps...est-ce que c'est du pouvoir....je ne sais quoi penser....mais je suis très loin de penser qu'on est dans une société matriarcale!
| MarieCharlo a écrit |
| C'est souvent la femme qui a une grande partie de la garde des enfants : une fin de semaine sur deux pour l'homme... c'est pas beaucoup. |
En effet, sauf que lorsqu'une telle décision est prise, on la perçoit souvent comme étant faite en faveur de la mère et au détriment du père. Mais n'est-ce pas plutôt une décision prise dans l'intérêt de l'enfant avant tout, et ce, sans que la compétence du père ne soit nécessairement remise en cause?
J'ai vu un reportage il y a quelque temps dans lequel des spécialistes affirmaient qu'il fallait éviter la garde partagée pour des enfants de moins de 6 ans. À cet âge, ils ont besoin de stabilité, et non de se promener entre deux maisons chaque semaine. La majorité des enfants vont bien s'accommoder de la garde partagée malgré tout, mais d'autres sont plus sensibles et vont réagir fortement à ce changement continuel de « chez soi », dans ce cas-là il est préférable qu'un seul parent ait la garde à temps plein. Et comme en bas âge c'est souvent la mère qui est la principale pourvoyeuse de soins, c'est pour ça qu'elle a plus souvent la garde (lorsqu'elle est apte à le faire, bien sûr) et que le père voit son enfant une fin de semaine sur deux seulement. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne mérite pas de voir son enfant plus souvent ou qu'il est incapable de s'en occuper, seulement, ce sont les besoins de l'enfant qui sont d'abord pris en considération. Même si c'est plate pour le père qui voit son enfant moins souvent.
Pour le reste, je suis tout à fait d'accord avec toi.
MarieCharlo
:
Mosus que je m'entends bien avec toi ! Je suis très contente des nuances que tu apportes. C'est vrai que certaines femmes sont aussi violentes (plus souvent psychologiquement, mais c'est aussi pire) que d'autres hommes violents.
Je ne crois pas que Father For Justice soit une association crédible, mais en effet, je suis d'accord avec toi pour dire que la garde devrait sans doute être mieux partagée.
Pour ce qui est des féministes, beaucoup oublient que l'acception du dictionnaire est : "Qui est en faveur de l'extension des droits de la femme en société." Donc, le droit d'aller travailler si elle le désire, le droit d'être payée à salaire égal pour travail égal, le droit de voter, le droit d'avoir un compte en banque (C'est pas des farces : du temps de ma mère, mon père devait signer pour qu'elle ait le droit d'ouvrir un compte à la caisse !
)
Mosus que je m'entends bien avec toi ! Je suis très contente des nuances que tu apportes. C'est vrai que certaines femmes sont aussi violentes (plus souvent psychologiquement, mais c'est aussi pire) que d'autres hommes violents.
Je ne crois pas que Father For Justice soit une association crédible, mais en effet, je suis d'accord avec toi pour dire que la garde devrait sans doute être mieux partagée.
Pour ce qui est des féministes, beaucoup oublient que l'acception du dictionnaire est : "Qui est en faveur de l'extension des droits de la femme en société." Donc, le droit d'aller travailler si elle le désire, le droit d'être payée à salaire égal pour travail égal, le droit de voter, le droit d'avoir un compte en banque (C'est pas des farces : du temps de ma mère, mon père devait signer pour qu'elle ait le droit d'ouvrir un compte à la caisse !
| mamammelanie a écrit |
Mais de décider du menu du jour, de l'heure à laquelle on fait les devoirs, du temps de séchage des draps...est-ce que c'est du pouvoir....je ne sais quoi penser....mais je suis très loin de penser qu'on est dans une société matriarcale! |
AH !
Ça mérite réflexion, en effet !
Pas sûre sûre, moi non plus, que ce soit un très grand "pouvoir".
| Marie-Lili a écrit |
En effet, sauf que lorsqu'une telle décision est prise, on la perçoit souvent comme étant faite en faveur de la mère et au détriment du père. Mais n'est-ce pas plutôt une décision prise dans l'intérêt de l'enfant avant tout, et ce, sans que la compétence du père ne soit nécessairement remise en cause? J'ai vu un reportage il y a quelque temps dans lequel des spécialistes affirmaient qu'il fallait éviter la garde partagée pour des enfants de moins de 6 ans. À cet âge, ils ont besoin de stabilité, et non de se promener entre deux maisons chaque semaine. La majorité des enfants vont bien s'accommoder de la garde partagée malgré tout, mais d'autres sont plus sensibles et vont réagir fortement à ce changement continuel de « chez soi », dans ce cas-là il est préférable qu'un seul parent ait la garde à temps plein. Et comme en bas âge c'est souvent la mère qui est la principale pourvoyeuse de soins, c'est pour ça qu'elle a plus souvent la garde (lorsqu'elle est apte à le faire, bien sûr) et que le père voit son enfant une fin de semaine sur deux seulement. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne mérite pas de voir son enfant plus souvent ou qu'il est incapable de s'en occuper, seulement, ce sont les besoins de l'enfant qui sont d'abord pris en considération. Même si c'est plate pour le père qui voit son enfant moins souvent. |
Je suis plus ou moins d'accord. Je dirais que c'est du cas par cas. C'est plate à dire, mais je dirais qu'entre deux maux, il faut savoir choisir le moindre, et que d'être trimballé représente parfois un moindre mal...
Ceci dit, j'ai un de mes amis, divorcé, dont l'ex-femme est alcoolique et suicidaire et sans vouloir la juger, je trouve assez ordinaire la décision du juge d'avoir accordé la garde partagée. Dans ce cas précis, la garde aurait dû revenir au père, du moins en attendant que la mère règle ses problèmes, non ?
| Marie-Lili a écrit |
En effet, sauf que lorsqu'une telle décision est prise, on la perçoit souvent comme étant faite en faveur de la mère et au détriment du père. Mais n'est-ce pas plutôt une décision prise dans l'intérêt de l'enfant avant tout, et ce, sans que la compétence du père ne soit nécessairement remise en cause? J'ai vu un reportage il y a quelque temps dans lequel des spécialistes affirmaient qu'il fallait éviter la garde partagée pour des enfants de moins de 6 ans. À cet âge, ils ont besoin de stabilité, et non de se promener entre deux maisons chaque semaine. La majorité des enfants vont bien s'accommoder de la garde partagée malgré tout, mais d'autres sont plus sensibles et vont réagir fortement à ce changement continuel de « chez soi », dans ce cas-là il est préférable qu'un seul parent ait la garde à temps plein. Et comme en bas âge c'est souvent la mère qui est la principale pourvoyeuse de soins, c'est pour ça qu'elle a plus souvent la garde (lorsqu'elle est apte à le faire, bien sûr) et que le père voit son enfant une fin de semaine sur deux seulement. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne mérite pas de voir son enfant plus souvent ou qu'il est incapable de s'en occuper, seulement, ce sont les besoins de l'enfant qui sont d'abord pris en considération. Même si c'est plate pour le père qui voit son enfant moins souvent. |
C'est vrai, tu me fais voir un autre côté de la médaille. En évitant la garde partagée, en évitant de bardasser son enfant, c'est probablement mieux pour lui.
Mais.. d'un autre côté, je me questionne encore. Je pense que c'est trop souvent automatiquement à la mère que revient la garde. Même si c'est souvent elle la pourvoyeuse de soins, je considère que le père devrait avoir une place importante dans la vie de l'enfant.
En fait... je ne sais pas ce qui est le plus dommageable : se faire trimballer d'une maison à l'autre une semaine sur deux, ou être privé de son papa et de tout ce que son rôle (différent de celui de la mère) doit et peut apporter à l'enfant...? Et que dire du fait d'être privé de la relation avec un des deux parents? Dans la mesure où les deux parents sont aptes à s'occuper de l'enfant, il me semble que la privation d'un des 2 est pire que l'instabilité, non?
Allo les filles
Je pense que le matriarcat est très subtil...outre le temps de séchage des draps..... N'oublions pas que quantité de compagnies font dans leurs politiques de marketing...des efforts inconditionnels afin de répondrent aux exigeances des femmes...car ce sont elles qui décident de la couleur de la nouvelle voiture...ce sont elles qui décident de l'aménagement paysager...les grosses dépenses d'une famille passent toujours par l'oeil décisionnel de la mère......Aussi...lorsqu'on dit à notre mari laisse faire le 5 à 7 "awouye" à la maison....bien des maris..."écoutent"...qui décide où et quand on part en vacances...etc...etc...
Notre matriarcat est historique.....des premiers colons jusqu'à nos jours...les abcenses prolongées des époux aux chantiers, dans les champs.... nous avons un modele de femme aussi Métisse amérindienne qui prenaient une part non négligeable des décisions de leur communauté.....les femmes québécoises se sont retroussées les manches afin de faire rouler la maisonnée depuis fort longtemps
Nous avons toujours de vieilles luttes à finir en lien avec la condition de la femme dans la société moderne....Car oui effectivement la condition de la femme est encore malmenée dans certaines sphères...par ailleurs je reproche personnellement à certains groupes de lutte d'être effectivement castrantes
Je suis fière d'être une "matriarcale"
Nelly
Je pense que le matriarcat est très subtil...outre le temps de séchage des draps..... N'oublions pas que quantité de compagnies font dans leurs politiques de marketing...des efforts inconditionnels afin de répondrent aux exigeances des femmes...car ce sont elles qui décident de la couleur de la nouvelle voiture...ce sont elles qui décident de l'aménagement paysager...les grosses dépenses d'une famille passent toujours par l'oeil décisionnel de la mère......Aussi...lorsqu'on dit à notre mari laisse faire le 5 à 7 "awouye" à la maison....bien des maris..."écoutent"...qui décide où et quand on part en vacances...etc...etc...
Notre matriarcat est historique.....des premiers colons jusqu'à nos jours...les abcenses prolongées des époux aux chantiers, dans les champs.... nous avons un modele de femme aussi Métisse amérindienne qui prenaient une part non négligeable des décisions de leur communauté.....les femmes québécoises se sont retroussées les manches afin de faire rouler la maisonnée depuis fort longtemps
Nous avons toujours de vieilles luttes à finir en lien avec la condition de la femme dans la société moderne....Car oui effectivement la condition de la femme est encore malmenée dans certaines sphères...par ailleurs je reproche personnellement à certains groupes de lutte d'être effectivement castrantes
Je suis fière d'être une "matriarcale"
Nelly
| Euphroisine a écrit |
| MarieCharlo : Mosus que je m'entends bien avec toi ! |
Quand les sujets lancés sont intéressants et les personnes ouvertes d'esprit, il est facile de bien s'entendre!!
| Euphroisine a écrit |
| Ceci dit, j'ai un de mes amis, divorcé, dont l'ex-femme est alcoolique et suicidaire et sans vouloir la juger, je trouve assez ordinaire la décision du juge d'avoir accordé la garde partagée. Dans ce cas précis, la garde aurait dû revenir au père, du moins en attendant que la mère règle ses problèmes, non ? |
Je suis d'accord, évidemment que c'est du cas par cas. Sauf que selon le reportage (c'était à Enjeux je crois), à compétence parentale égale, l'enfant en bas âge est mieux avec sa mère. À partir de 5-6 ans, la garde partagée n'a plus autant d'impact.
Nelly : C'est vrai que les femmes décident
beaucoup de choses, en général au sein d'un
couple... C'est souvent elle qui porte les
culottes
... quitte à passer pour
contrôlante. Et ce, depuis très longtemps... C'est
peut-être un matriarcat dissimulé? Parce qu'au
sein de la société, nous restons quand même la
femme derrière l'homme.
| Marie-Lili a écrit |
| À partir de 5-6 ans, la garde partagée n'a plus autant d'impact. |
Ah, intéressant..!
Nelly :
sauf que le matriarcat des amériendiennes
(Huronnes), il était bien souvent assez
désavantageux pour la femme, qui se tapait le gros
du boulot pendant que l'homme se reposait.
Qu'on me dise que je suis matriarcale parce que je choisis la couleur de la chambre à coucher, je ne trouve pas que ce soit une très grande avancée pour moi. Reste que dans les faits, la femme est encore bien souvent victime de préjugés. Encore aujourd'hui, une femme aux moeurs plus légères sera dite "salope" et un homme dans la même situation sera dit "séducteur".
Les femmes dont tu parles, les "enweye à maison", je n'en connais pas beaucoup dans mon entourage proche. Peut-être quelques-unes, c'est vrai. Reste que mes tantes, ma mère, les femmes de cette génération-là (dans ma famille, du moins), sont plutôt des femmes assez méprisées, pour employer le mot juste. À titre d'exemple, une d'entre elle s'est fait jeter un t-shit sale à la figure de la part de son mari avec ordre de le laver.
Mon père, quand il s'adresse à ma mère, ne prend jamais la peine de dire "s'il vous plaît" ou "merci", même si c'est ce qu'il nous a enseigné. Il utilise l'impératif, et un ton assez peu affable.
Je ne généralise pas. Je parle des femmes que je connais. Parce que de celles-là, on ne parle jamais. À entendre le discours populaire, toutes les femmes sont des "Gère-Mène". Je trouve que c'est nuire aux autres femmes, celles qui se la ferment parce que c'est ce qu'elles ont appris.
***
C'est facile de juger d'un couple de l'extérieur, mais on ne sait jamais ce qui se passe réellement une fois les rideaux tirées. J'en connais, moi, des femmes, qui donnent l'impression de s'affirmer quand, en fait, elles sont victimes de violences psychologiques (menaces, cris, insultes, dénigrement, manipulation...) L'une veut sauver la face, l'autre cache bien son jeu...
***
Je ne veux pas sombrer dans le discours misandre comme quoi tous les hommes sont des agresseurs potentiels. C'est faux. C'est ridicule. Mon chéri, et bien d'autres que je connais, sont des hommes bons, loyaux, honnêtes et francs. Le hic, c'est que de prétendre que toutes les femmes québécoises sont émancipées et que tous les hommes québécois se sentent écrasés, je trouve que c'est un discours qui n'a rien à voir avec la réalité et ça me révolte (je ne parle pas de toi, ici, Nelly, mais plutôt de ce que j'ai entendu moult fois dans les médias)
***
Quant aux castratrices, il y en a peut-être, mais reste à savoir de qui tu parles, ainsi je pourrais te dire si je suis d'accord ou non. Il existe certes des misandres. J'en connais personnellement. Mais il existe aussi des misogynes. Ça aussi, j'en connais personnellement.
Je me souviens d'être atterie sur un site masculiniste extêmiste et laissez-moi vous dire que les blagues qui y figuraient promouvaient réellement le mépris et la haine des femmes.
Je n'ai pas perdu mon temps à réagir à ces conneries, c'eût été trop bête.
Qu'on me dise que je suis matriarcale parce que je choisis la couleur de la chambre à coucher, je ne trouve pas que ce soit une très grande avancée pour moi. Reste que dans les faits, la femme est encore bien souvent victime de préjugés. Encore aujourd'hui, une femme aux moeurs plus légères sera dite "salope" et un homme dans la même situation sera dit "séducteur".
Les femmes dont tu parles, les "enweye à maison", je n'en connais pas beaucoup dans mon entourage proche. Peut-être quelques-unes, c'est vrai. Reste que mes tantes, ma mère, les femmes de cette génération-là (dans ma famille, du moins), sont plutôt des femmes assez méprisées, pour employer le mot juste. À titre d'exemple, une d'entre elle s'est fait jeter un t-shit sale à la figure de la part de son mari avec ordre de le laver.
Mon père, quand il s'adresse à ma mère, ne prend jamais la peine de dire "s'il vous plaît" ou "merci", même si c'est ce qu'il nous a enseigné. Il utilise l'impératif, et un ton assez peu affable.
Je ne généralise pas. Je parle des femmes que je connais. Parce que de celles-là, on ne parle jamais. À entendre le discours populaire, toutes les femmes sont des "Gère-Mène". Je trouve que c'est nuire aux autres femmes, celles qui se la ferment parce que c'est ce qu'elles ont appris.
***
C'est facile de juger d'un couple de l'extérieur, mais on ne sait jamais ce qui se passe réellement une fois les rideaux tirées. J'en connais, moi, des femmes, qui donnent l'impression de s'affirmer quand, en fait, elles sont victimes de violences psychologiques (menaces, cris, insultes, dénigrement, manipulation...) L'une veut sauver la face, l'autre cache bien son jeu...
***
Je ne veux pas sombrer dans le discours misandre comme quoi tous les hommes sont des agresseurs potentiels. C'est faux. C'est ridicule. Mon chéri, et bien d'autres que je connais, sont des hommes bons, loyaux, honnêtes et francs. Le hic, c'est que de prétendre que toutes les femmes québécoises sont émancipées et que tous les hommes québécois se sentent écrasés, je trouve que c'est un discours qui n'a rien à voir avec la réalité et ça me révolte (je ne parle pas de toi, ici, Nelly, mais plutôt de ce que j'ai entendu moult fois dans les médias)
***
Quant aux castratrices, il y en a peut-être, mais reste à savoir de qui tu parles, ainsi je pourrais te dire si je suis d'accord ou non. Il existe certes des misandres. J'en connais personnellement. Mais il existe aussi des misogynes. Ça aussi, j'en connais personnellement.
Je me souviens d'être atterie sur un site masculiniste extêmiste et laissez-moi vous dire que les blagues qui y figuraient promouvaient réellement le mépris et la haine des femmes.
Je n'ai pas perdu mon temps à réagir à ces conneries, c'eût été trop bête.
| MarieCharlo a écrit |
| En fait... je ne sais pas ce qui est le plus dommageable : se faire trimballer d'une maison à l'autre une semaine sur deux, ou être privé de son papa et de tout ce que son rôle (différent de celui de la mère) doit et peut apporter à l'enfant...? Et que dire du fait d'être privé de la relation avec un des deux parents? Dans la mesure où les deux parents sont aptes à s'occuper de l'enfant, il me semble que la privation d'un des 2 est pire que l'instabilité, non? |
Je ne sais pas trop quoi répondre, je ne fais que rapporter ce que j'ai vu dans ce reportage, je suis loin d'être spécialiste en la matière. Je dirais que tant que l'enfant reste en contact avec l'autre parent, ce dernier peut jouer son rôle auprès de l'enfant...
Mon mari a toujours eu la garde de ses filles une fin de semaine sur deux depuis qu'elles ont 3 ans (entendu à l'amiable avec son ex), mais a toujours été très présent pour elles et n'hésite pas à les voir en dehors de ses fins de semaine de garde lorsqu'elles en font la demande. Il faut dire qu'il est resté en bons termes avec son ex, ça aide!
| MarieCharlo a écrit |
| Au sein de la société, nous restons quand même la femme derrière l'homme. |
Vrai. Vrai. Vrai.
(D'ailleurs, l'expression "au sein" de la société, pour parler des femmes, c'est judicieusement bien choisi
| Marie-Lili a écrit | ||
Je suis d'accord, évidemment que c'est du cas par cas. Sauf que selon le reportage (c'était à Enjeux je crois), à compétence parentale égale, l'enfant en bas âge est mieux avec sa mère. À partir de 5-6 ans, la garde partagée n'a plus autant d'impact. |
En effet, intéressant, pour paraphraser Mariecharlo.
| MarieCharlo a écrit | ||
Quand les sujets lancés sont intéressants et les personnes ouvertes d'esprit, il est facile de bien s'entendre!! |
Moi pas savoir quelle binette mettre en réponse à ce gentil commentaire :
Je discutais dernièrement avec une Cambodgienne
vraiment charmante. Elle me disait que selon elle,
la société cambodgienne était matriarcale, parce
que (grosso modo) elle mettait la femme sur un
piedestal. Or, je me suis rendue compte que pour
rester sur ce piedestal, la femme devait observer
certaines règles de comportement très strictes,
comme (entre autres choses) rester pure et vierge.
L'homme, lui, n'étant pas sur ce foutu piedestal,
peut se permettre de forniquer et de fréquenter
les prostituées (des sous-femmes, il va sans dire
: la femme qui se prostitue est une moins que
rien, mais son client demeure un homme
respectable).
Et pour revenir à l'argument historique, je ne ferais que souligner que l'Histoire est loin d'être une science exacte, et qu'elle a été le plus souvent consignée par des hommes, car eux étaient lettrés tandis que les femmes, elles, ne l'étaient pas...
Aussi ont-ils souvent voulu démontrer qu'une femme au pouvoir était une chose peu souhaitable (Catherine de Médicis) en omettant de démontrer que les hommes au pouvoir n'étaient franchement pas mieux (Louis XIV).
Comme disait l'autre "Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument" (et ce, indifféremment du sexe, ajouté-je).
Et pour revenir à l'argument historique, je ne ferais que souligner que l'Histoire est loin d'être une science exacte, et qu'elle a été le plus souvent consignée par des hommes, car eux étaient lettrés tandis que les femmes, elles, ne l'étaient pas...
Aussi ont-ils souvent voulu démontrer qu'une femme au pouvoir était une chose peu souhaitable (Catherine de Médicis) en omettant de démontrer que les hommes au pouvoir n'étaient franchement pas mieux (Louis XIV).
Comme disait l'autre "Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument" (et ce, indifféremment du sexe, ajouté-je).
Euphroisine, vois-tu, j'ai longtemps pensé que
notre société était matriarcale, je dois dire que
tes arguments me font réfléchir, ils sont
pertinenents. C'est très vrai que si je regarde
autour de moi, je dois admettre que ce n'est pas
un phénomène palpable. Même si je vois bien des
jeunes couples don la jeune fille mène, gère tout
et traine son chum comme un petit chien, je ne
crois pas que ce sois une généralité. En fait, ce
que je remarque c'est que beaucoup de jeunes
hommes se féminisent, et franchement, je trouve ça
très triste.
L'endroit ou je déplore le matriarcat c'est dans les écoles, je crois qu'il n'y a plus d'équilibre, ce sont presque juste des femmes qui les dirigent, les jeunes garçons, je crois, sont brimés dans leur nature. Je pense que la présence d'hommes équilibrés au sein de la direction d'un école est importante. Marie-Charlo, sachant que tu es prof, j'aimerais entendre ton point de vue la dessus. Il doit y avoir de bonnes écoles, c'est sur, mais ce que j'entend autour de moi est tout a fait déplorable. Certaines écoles vont jusqu'a empêcher de jour au ballon chasseur, ou encore, dans une école pas loin d'ici, les enfants n'ont pas le droit de courrir dans la cour de cette dernière, ça pourrais être dangereux...
Pour ce qui est de la garde partagée, je trouve qu'un enfant en bas de 6 ans ne devrais pas vivre ça. La situation étant ce qu'elle est, il n'y a malheureusement pas de solution parfaite.
Il y a de bonnes et mauvaises mères, comme il y a de bons et mauvais pères.
J'ai entendu une fois un histoire très touchante, un couple qui se séparaient, ne voulaient pas faire vivre a leurs enfants les déménagements continus, ils se sont dit, le conflit est entre nous et nous tenterons minimiser l'impact sur ces derniers. Ils ont alors décidé de garder enssemble la maison ou ils habitaient et de louer un appartement conjointement, de cette façon c'est eux qui déménagaient chacun a leur tour dans la maison pour être avec les enfants et vice versa avec l'appartement. De cette facon, les enfants sont demeurés sur place en tout temps. Bon, tout le monde ne pourrais pas faire ça, mais j'ai trouvé que c'était plein de bon sens.
Bref, je suis avant tout pour l'équilibre et le respect entre les sexes.
Voilà,
Hélo
L'endroit ou je déplore le matriarcat c'est dans les écoles, je crois qu'il n'y a plus d'équilibre, ce sont presque juste des femmes qui les dirigent, les jeunes garçons, je crois, sont brimés dans leur nature. Je pense que la présence d'hommes équilibrés au sein de la direction d'un école est importante. Marie-Charlo, sachant que tu es prof, j'aimerais entendre ton point de vue la dessus. Il doit y avoir de bonnes écoles, c'est sur, mais ce que j'entend autour de moi est tout a fait déplorable. Certaines écoles vont jusqu'a empêcher de jour au ballon chasseur, ou encore, dans une école pas loin d'ici, les enfants n'ont pas le droit de courrir dans la cour de cette dernière, ça pourrais être dangereux...
Pour ce qui est de la garde partagée, je trouve qu'un enfant en bas de 6 ans ne devrais pas vivre ça. La situation étant ce qu'elle est, il n'y a malheureusement pas de solution parfaite.
Il y a de bonnes et mauvaises mères, comme il y a de bons et mauvais pères.
J'ai entendu une fois un histoire très touchante, un couple qui se séparaient, ne voulaient pas faire vivre a leurs enfants les déménagements continus, ils se sont dit, le conflit est entre nous et nous tenterons minimiser l'impact sur ces derniers. Ils ont alors décidé de garder enssemble la maison ou ils habitaient et de louer un appartement conjointement, de cette façon c'est eux qui déménagaient chacun a leur tour dans la maison pour être avec les enfants et vice versa avec l'appartement. De cette facon, les enfants sont demeurés sur place en tout temps. Bon, tout le monde ne pourrais pas faire ça, mais j'ai trouvé que c'était plein de bon sens.
Bref, je suis avant tout pour l'équilibre et le respect entre les sexes.
Voilà,
Hélo






