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Message du sujet : ma fille de 13 ans s'est pendue
Pour une famille, vivre en harmonie signifie pour
moi que nous navigons sur un même bateau. Chaque
membre d'équipage est solidaire de l'autre, et se
soucie de l'autre. Bien sûr, il y a des moments de
fortes houles, des calmes plats, des soleils
radieux, des bans de brume ou de fortes tempêtes,
mais le bâteau avance sur le fleuve du temps, quoi
qu'on y fasse d'ailleurs. Parfois, certains
membres arrivent, d'autres partent vivre sur un
autre bateau. Il y a toujours le risque d'un
accident ou d'une maladie qui ferait quitter le
navire sans plus aucun espoir de retour. D'autres
navires sont là. On les regarde, on prend parfois
exemple sur eux, on les aide aussi. C'est certain,
cette vision de la famille est un idéal. Mais
peut-on vivre sans idéal ? En tout cas, c'était le
mien. Aujourd'hui, notre bateau est disloqué. Il a
toutes les peines du monde à se rassembler, à
retrouver un sens à sa navigation. Un membre
d'équipage a décidé, par désespoir (?), par rage
(?), par colère (?) d'un départ sans retour et les
autres n'ont rien vus.
Fort heureusement, à quelqu'âge que ce soit, il est toujours possible d'exprimer sa détresse. Quand je me souviens de mon adolescence, j'ai en mémoire une grande imprudence de "ballerine" dans les escaliers et je me suis retrouvée au bas de ceux-ci, une grosse bosse à la mâchoire. Cela aurait pu être plus grave. Aucun acte de désespoir, aucune envie de partir, juste attirer quelques instants l'attention de parents trop occupés par ailleurs. Je n'ai pas récidivé, la douleur subséquente m'en a dissuadée.
Dans les difficultés que vous traversez, vous avez la chance que l'école vous aie averti. Votre fille s'exprime, comme elle peut, avec son corps. Vous allez pouvoir l'aider même si rien n'est gagné. Vous pourrez jouer votre rôle de parent. Etre à l'écoute d'un aspect de sa personnalité dont vous n'aviez pas conscience.
Malheureusement, pour notre fille, malgré deux SMS d'adieux envoyés à ses copines, quelques semaines ou jours auparavant, personne ne nous a prévenu de rien. Elle ne maigrissait pas, mangeait normalement, avait de bons résultats scolaires et elle était "souriante"...Mais peut-être a-t-elle quand même exprimé à sa façon, et nous ne l'avons pas vu.
Je vous souhaite beaucoup de courage et dites à votre fille, combien vous l'aimez. Je pensais que ma fille le savait, mais jamais, on ne le dit assez.
Fort heureusement, à quelqu'âge que ce soit, il est toujours possible d'exprimer sa détresse. Quand je me souviens de mon adolescence, j'ai en mémoire une grande imprudence de "ballerine" dans les escaliers et je me suis retrouvée au bas de ceux-ci, une grosse bosse à la mâchoire. Cela aurait pu être plus grave. Aucun acte de désespoir, aucune envie de partir, juste attirer quelques instants l'attention de parents trop occupés par ailleurs. Je n'ai pas récidivé, la douleur subséquente m'en a dissuadée.
Dans les difficultés que vous traversez, vous avez la chance que l'école vous aie averti. Votre fille s'exprime, comme elle peut, avec son corps. Vous allez pouvoir l'aider même si rien n'est gagné. Vous pourrez jouer votre rôle de parent. Etre à l'écoute d'un aspect de sa personnalité dont vous n'aviez pas conscience.
Malheureusement, pour notre fille, malgré deux SMS d'adieux envoyés à ses copines, quelques semaines ou jours auparavant, personne ne nous a prévenu de rien. Elle ne maigrissait pas, mangeait normalement, avait de bons résultats scolaires et elle était "souriante"...Mais peut-être a-t-elle quand même exprimé à sa façon, et nous ne l'avons pas vu.
Je vous souhaite beaucoup de courage et dites à votre fille, combien vous l'aimez. Je pensais que ma fille le savait, mais jamais, on ne le dit assez.
Voici 21 mois qu'Elodie est partie. C'est très
difficile de continuer à vivre. Je voudrais tant
que tous mes regrets, mes remords, que toute mon
envie de comprendre ce qui s'est passé, la
ramènent à la vie. Je donnerai ma vie pour qu'elle
revienne. Mais j'ai beau me morfondre : sa chambre
est et demeurera vide. Elle aurait eu 16 ans, en
novembre. Pas de pitié pour une maman inattentive.
A peine ai-je eu le temps de la voir grandir, que
déjà elle m'avait quitté. Existe-t-il une façon
d'accepter cette vie dont je ne veux pas ? Y
a-t-il une lumière au bout de cet enfer ?
Ma soeur est décédée à 12 ans, pas pour les mêmes
raisons et ça se compare pas. Mais perdre
quelqu'un c'est toujours difficile.
Ça va faire 19ans au mois de mars! Et je me demande encore de quoi elle aurait l'air, quelle vie elle aurait?
Comment elle serais? C'est des questions sans réponses mais c'est sain de se les poser. Parce que c'est une personne que je vais toujours aimer même si elle n'est plus là!
Mes parents ont eu ça dur! Mais ils s'en on sortie... séparé, mais au moins ils ont des vies qu'ils aiment maintenant.
On ne peut rien contre la mort et contre le passé.
La peine reste, mais nous nous sommes vivants.
Je sais ce que c'est une famille disloqué et détruite.
Mais un jour tu verras la lumière au bout du tunnel.
Ça va faire 19ans au mois de mars! Et je me demande encore de quoi elle aurait l'air, quelle vie elle aurait?
Comment elle serais? C'est des questions sans réponses mais c'est sain de se les poser. Parce que c'est une personne que je vais toujours aimer même si elle n'est plus là!
Mes parents ont eu ça dur! Mais ils s'en on sortie... séparé, mais au moins ils ont des vies qu'ils aiment maintenant.
On ne peut rien contre la mort et contre le passé.
La peine reste, mais nous nous sommes vivants.
Je sais ce que c'est une famille disloqué et détruite.
Mais un jour tu verras la lumière au bout du tunnel.
Je suis tombée sur cette page de forum par hasard
et je tenais à y laisser un mot même si la
conversation est déjà assez vieille.
J'ai 17 ans. Et ce que je peux dire aujourd'hui c'est que la pire période de ma vie c'était 14 ans.
A cette époque j'ai tenté de me suicider, mais finalement je n'ai pas eu assez de courage et ça a tourné à la scarification. Pourtant je suis très proche de ma mère, et elle n'a rien vu, j'en porte encore quelques marques, elle ne sait pas et ce n'est pas faute de me couver.
On est tellement jeune à ce moment, et puis comment dire des choses pareilles? Surtout à sa mère?! Je ne pouvais, c'était impossible, j'ai tout caché et surtout je n'en ai jamais tenu rigueur à ma mère tout comme je n'au pensé aux répercussions qu'aurais pu avoir mon acte. On n'a pas la même logique à cet âge.
Je ne voudrais pas trop m'avancer mais je ne pense pas que ta fille avait vraiment conscience de la douleur qu'engedrerait son acte autour d'elle. Il n'y a rien à faire, et avoir des remord ne la fera pas revenir, d'une certaine façon elle est toujours là, ne serait-ce que par la doulur de son absence mais il faut apprendre à vivre avec cette nouveauté.
Désolé je m'embrouille, je vous souhaite beaucoup de courage.
Mélanie
J'ai 17 ans. Et ce que je peux dire aujourd'hui c'est que la pire période de ma vie c'était 14 ans.
A cette époque j'ai tenté de me suicider, mais finalement je n'ai pas eu assez de courage et ça a tourné à la scarification. Pourtant je suis très proche de ma mère, et elle n'a rien vu, j'en porte encore quelques marques, elle ne sait pas et ce n'est pas faute de me couver.
On est tellement jeune à ce moment, et puis comment dire des choses pareilles? Surtout à sa mère?! Je ne pouvais, c'était impossible, j'ai tout caché et surtout je n'en ai jamais tenu rigueur à ma mère tout comme je n'au pensé aux répercussions qu'aurais pu avoir mon acte. On n'a pas la même logique à cet âge.
Je ne voudrais pas trop m'avancer mais je ne pense pas que ta fille avait vraiment conscience de la douleur qu'engedrerait son acte autour d'elle. Il n'y a rien à faire, et avoir des remord ne la fera pas revenir, d'une certaine façon elle est toujours là, ne serait-ce que par la doulur de son absence mais il faut apprendre à vivre avec cette nouveauté.
Désolé je m'embrouille, je vous souhaite beaucoup de courage.
Mélanie
Merci de ton témoignage
J'aimerai que d'autres comme toi me racontent leur histoire.
C'est vrai qu'Elodie est constamment avec moi, malheureusement un peu trop sans doute. Je n'arrive pas à croire qu'elle se soit mise une sangle au cou et qu'elle ait sauté d'une branche d'un arbre qui faisait face à la maison, alors que nous la cherchions partout.
La culpabilité continue à m'oppresser. C'est très difficile d'admettre que ni moi, ni son père, ni son frère...ses amies, même son chien, rien ne la fait reculer. Je m'en veux de ne pas lui avoir donné l'envie de vivre. Je suis toujours aussi perdue, désamparée mais je m'accroche... Ca ne ressemble plus tout à fait à une vie.
Pour toi, ta famille, je suis heureuse que tu aies eu le courage de vivre. Il n'y a pas vraiment de courage pour se suicider, il n'y a qu'à se laisser aller.
J'aimerai que d'autres comme toi me racontent leur histoire.
C'est vrai qu'Elodie est constamment avec moi, malheureusement un peu trop sans doute. Je n'arrive pas à croire qu'elle se soit mise une sangle au cou et qu'elle ait sauté d'une branche d'un arbre qui faisait face à la maison, alors que nous la cherchions partout.
La culpabilité continue à m'oppresser. C'est très difficile d'admettre que ni moi, ni son père, ni son frère...ses amies, même son chien, rien ne la fait reculer. Je m'en veux de ne pas lui avoir donné l'envie de vivre. Je suis toujours aussi perdue, désamparée mais je m'accroche... Ca ne ressemble plus tout à fait à une vie.
Pour toi, ta famille, je suis heureuse que tu aies eu le courage de vivre. Il n'y a pas vraiment de courage pour se suicider, il n'y a qu'à se laisser aller.
Votre avis m'intéresse
A l'occasion du suicide de deux jeunes, un membre de l'association de prévention du suicide était interrogé par un journaliste, notamment sur les facteurs favorisant le risque de suicide chez les adolescents.
En résumé, il estime que le mode de gestion des émotions est différent des adultes en ce sens qu'ils ne parviennent pas à relativiser. C'est tout ou rien.
De plus, les adolescents seraient plus impulsifs.
Dès lors face à des situations que nous considérerions comme anodines, l'adolescent les ressent vivement, en souffre et peut ne trouver d'échappatoire à sa souffrance que dans la mort.
Cette souffrance ressentie n'est pas exprimée parce que l'adolescent craint que l'adulte la banalise.
Il est vrai que quelques semaines avant son geste fatal, Elodie s'était plainte d'un ballon reçu sur le bras, d'une dispute avec une copine pour un livre prêté...Sans les avoir banalisés, nous n'avons sans doute pas apporté à notre fille l'attention et la réponse qu'elle attendait face à ces histoires anodines. Mais, par rapport à mon époque, ce qui me frappe, c'est la difficulté actuelle des adolescents à admettre une frustration. C'est tout, et tout de suite. J'ai le sentiment que l'adolescent actuel qui ne vit pas la même chose que ses ami(e)s ou n'a pas la même chose qu'eux, éprouve plus de difficultés à accepter d'attendre que sa vie future lui apporte, ce qu'il n'a pas aujourd'hui. L'une des phrases que je disais occasionnellement à ma fille et qui l'agaçait, c'est : "Chaque chose en son temps" ou encore "Il y a un temps pour tout". Ce sont ses phrases que me répétait ma mère car à 13 ans, j'étais loin de vivre ce que je voulais et d'avoir ce que je désirais. N'ayant pas réussi à faire accepter à ma fille, les frustrations de la vie, n'ayant pas réussi à lui inspirer la confiance nécessaire aux confidences, elle est partie et elle me manque tellement.
A l'occasion du suicide de deux jeunes, un membre de l'association de prévention du suicide était interrogé par un journaliste, notamment sur les facteurs favorisant le risque de suicide chez les adolescents.
En résumé, il estime que le mode de gestion des émotions est différent des adultes en ce sens qu'ils ne parviennent pas à relativiser. C'est tout ou rien.
De plus, les adolescents seraient plus impulsifs.
Dès lors face à des situations que nous considérerions comme anodines, l'adolescent les ressent vivement, en souffre et peut ne trouver d'échappatoire à sa souffrance que dans la mort.
Cette souffrance ressentie n'est pas exprimée parce que l'adolescent craint que l'adulte la banalise.
Il est vrai que quelques semaines avant son geste fatal, Elodie s'était plainte d'un ballon reçu sur le bras, d'une dispute avec une copine pour un livre prêté...Sans les avoir banalisés, nous n'avons sans doute pas apporté à notre fille l'attention et la réponse qu'elle attendait face à ces histoires anodines. Mais, par rapport à mon époque, ce qui me frappe, c'est la difficulté actuelle des adolescents à admettre une frustration. C'est tout, et tout de suite. J'ai le sentiment que l'adolescent actuel qui ne vit pas la même chose que ses ami(e)s ou n'a pas la même chose qu'eux, éprouve plus de difficultés à accepter d'attendre que sa vie future lui apporte, ce qu'il n'a pas aujourd'hui. L'une des phrases que je disais occasionnellement à ma fille et qui l'agaçait, c'est : "Chaque chose en son temps" ou encore "Il y a un temps pour tout". Ce sont ses phrases que me répétait ma mère car à 13 ans, j'étais loin de vivre ce que je voulais et d'avoir ce que je désirais. N'ayant pas réussi à faire accepter à ma fille, les frustrations de la vie, n'ayant pas réussi à lui inspirer la confiance nécessaire aux confidences, elle est partie et elle me manque tellement.
Oui on veut tout et tout de suite, pour la simple
raison qu'à cet âge (et c'est encoe mon cas à 17
ans) il parrait abérant de continuer comme ça.
M'imaginer ne serait qu'à 20 est quasi impossible?
Moi à 20 ans? Ca n'existe pas, quelle drôle
d'idée!
J'espère quand même que tu avances vers le mieux, et ne t'en veut pas de ne pas lui avoir inspiré de confidences, ce genre de chose ne se dit pas à sa mère et ce quelque soit son attitude. On n'avoue pas ça parce que quand même c'est elle qui t'as fait, ça met mal de dire que tu as essayer de te briser!
Je te souhaite encore une fois beaucoup de courage!
J'espère quand même que tu avances vers le mieux, et ne t'en veut pas de ne pas lui avoir inspiré de confidences, ce genre de chose ne se dit pas à sa mère et ce quelque soit son attitude. On n'avoue pas ça parce que quand même c'est elle qui t'as fait, ça met mal de dire que tu as essayer de te briser!
Je te souhaite encore une fois beaucoup de courage!
Bonsoir une maman effondre,
Il y avait bien longtemps que je n'etais pas venue sur le post de deuil. je me souviens que votre histoire m'avait profondement touche.
Je crois que la generation d'adolescent actuelle est impregne des valeurs changeante de notre societe. Et aussi teinte de notre education. Bien que je suis mantenant agee d'un gros 30 ans, je me souviens que je n'etais pas necessairement impatiente a l'adolescence, je ne voulais pas tout tout de suite et je pouvais aussi me projeter dans le futur, me voir plus vieille et me batir un plan de vie. Au contraire de mon copain de l'epoque, a 15 ans (qui est devenue mon mari), qui lui en etait incapable.
Lorsque j'observe la generation d'ado actuelle, je voie l'oppose de ce que j'etais et une agravation de comment etait mon mari. Il est vrai de dire que j'observe beaucoup d'impatience, desir d'obtenir immediatement quelque chose et surtout, imiter ses pairs. Vouloir la meme chose que les amis, ne pas etre exclu du groupe (bien que cela soit aussi universelle a l'adolescence, mais je crois que cela peut etre nuance selon les epoque, la culture et notre societe).
Par exemple, une petite fille que je gardais quand j'etais ado est elle-meme presentement une ado. 4 de ses amies sont tombe enceinte presque au meme moment. Elle a commence a parle d'un desir d'enfant, elle aussi voulait un petit ange, un tresor a cajoler etc..... (sans penser aux autres aspect que ce qu'est d'avoir un enfant) et elle n'avait pas de petit copain. et bien elle s'est fait mettre enceinte par une baise d'un soir a qui elle avait dit prendre la pillule (et evidement comme a cet age on ne pense pas au ITS, le petit garcon pas plus brillant a fait l'amour sans protection). Donc resultat, elle a eu la meme chose que ses amies, un bebe dans le bedon, sans papa, et elle la eu tout de suite, pour faire pareil.
Ceci n'est qu'un exemple, aussi, nous sommes maintenant dans une societe de performance, nous devons etre rapide, fonctionnel, performant. Etre toujours pret, une societe de rapidite sans repos ou nous exigeons plus que le 100% des gens. Soyez en sante, mais ne perdez pas de temps a dormir, car vous devez etre productif et surtout, ne venez pas vous plaindre et exprimer vos emotions car vous etes faible si vous le faites.
Je crois que cela vient aussi renforcir la crainte que peuvent avoir certains ado a s'exprimer, a vivre en societe, a parler et a s'ouvrir.
D'ou l'importance de bien les encadrer, faire de notre mieu pour les ecouter, mais malheureusement, il ne faut pas oublier que nous sommes tous des etre humains. Nous ne sommes pas infallible et ne pouvons pas tout decoder. Parfois nos ado peuvent aussi etre indecodable.
Mon mari travaille en sante mental, nous parlons souvent ensemble et justement son pere est devenu suicidaire suite a la mort de sa mere en hivers dernier. Nous avons discute ensemble de l'evaluation, le type de questions a poser, comment intervenir aupres de ces personnes, et comme il m'a dit. Parfois une personne qui est bien decide ou qui reagira sur le coup d'une emotion qu'elle ne peut gere (donc non planifie) ne laissera aucun signe precurseur.
Il s'agit donc d'une problematique qui restera toujours fragile et qui en feront soufrir plus d'un amlheureusement.
Comment vivez-vous au quotidien depuis le depart d'Elodie? Avez-vous un reseau de support pour vous aider, je pense a vous et reviendrais voir ce post un peu plus souvent.
Une Elodie qui pense a vous
Il y avait bien longtemps que je n'etais pas venue sur le post de deuil. je me souviens que votre histoire m'avait profondement touche.
Je crois que la generation d'adolescent actuelle est impregne des valeurs changeante de notre societe. Et aussi teinte de notre education. Bien que je suis mantenant agee d'un gros 30 ans, je me souviens que je n'etais pas necessairement impatiente a l'adolescence, je ne voulais pas tout tout de suite et je pouvais aussi me projeter dans le futur, me voir plus vieille et me batir un plan de vie. Au contraire de mon copain de l'epoque, a 15 ans (qui est devenue mon mari), qui lui en etait incapable.
Lorsque j'observe la generation d'ado actuelle, je voie l'oppose de ce que j'etais et une agravation de comment etait mon mari. Il est vrai de dire que j'observe beaucoup d'impatience, desir d'obtenir immediatement quelque chose et surtout, imiter ses pairs. Vouloir la meme chose que les amis, ne pas etre exclu du groupe (bien que cela soit aussi universelle a l'adolescence, mais je crois que cela peut etre nuance selon les epoque, la culture et notre societe).
Par exemple, une petite fille que je gardais quand j'etais ado est elle-meme presentement une ado. 4 de ses amies sont tombe enceinte presque au meme moment. Elle a commence a parle d'un desir d'enfant, elle aussi voulait un petit ange, un tresor a cajoler etc..... (sans penser aux autres aspect que ce qu'est d'avoir un enfant) et elle n'avait pas de petit copain. et bien elle s'est fait mettre enceinte par une baise d'un soir a qui elle avait dit prendre la pillule (et evidement comme a cet age on ne pense pas au ITS, le petit garcon pas plus brillant a fait l'amour sans protection). Donc resultat, elle a eu la meme chose que ses amies, un bebe dans le bedon, sans papa, et elle la eu tout de suite, pour faire pareil.
Ceci n'est qu'un exemple, aussi, nous sommes maintenant dans une societe de performance, nous devons etre rapide, fonctionnel, performant. Etre toujours pret, une societe de rapidite sans repos ou nous exigeons plus que le 100% des gens. Soyez en sante, mais ne perdez pas de temps a dormir, car vous devez etre productif et surtout, ne venez pas vous plaindre et exprimer vos emotions car vous etes faible si vous le faites.
Je crois que cela vient aussi renforcir la crainte que peuvent avoir certains ado a s'exprimer, a vivre en societe, a parler et a s'ouvrir.
D'ou l'importance de bien les encadrer, faire de notre mieu pour les ecouter, mais malheureusement, il ne faut pas oublier que nous sommes tous des etre humains. Nous ne sommes pas infallible et ne pouvons pas tout decoder. Parfois nos ado peuvent aussi etre indecodable.
Mon mari travaille en sante mental, nous parlons souvent ensemble et justement son pere est devenu suicidaire suite a la mort de sa mere en hivers dernier. Nous avons discute ensemble de l'evaluation, le type de questions a poser, comment intervenir aupres de ces personnes, et comme il m'a dit. Parfois une personne qui est bien decide ou qui reagira sur le coup d'une emotion qu'elle ne peut gere (donc non planifie) ne laissera aucun signe precurseur.
Il s'agit donc d'une problematique qui restera toujours fragile et qui en feront soufrir plus d'un amlheureusement.
Comment vivez-vous au quotidien depuis le depart d'Elodie? Avez-vous un reseau de support pour vous aider, je pense a vous et reviendrais voir ce post un peu plus souvent.
Une Elodie qui pense a vous
ce jour-là, un dimanche
Comme tous les dimanches, le coeur est lourd.
Je repense à ces quelques vers d'Aragon
"Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer"
J'aurai tant voulu lui apporter l'équilibre de vie nécessaire pour qu'elle trouve son bonheur. Elle me manque. Le pire que l'on puisse me dire en regardant l'une de ses photos, c'est : "comme elle te ressemblait".
Plus personne ne me ressemblera jamais. Je reste là, sous cet arbre, à jamais son corps et son coeur dans mes bras.
Désolée, pas trop le moral !
Comme tous les dimanches, le coeur est lourd.
Je repense à ces quelques vers d'Aragon
"Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer"
J'aurai tant voulu lui apporter l'équilibre de vie nécessaire pour qu'elle trouve son bonheur. Elle me manque. Le pire que l'on puisse me dire en regardant l'une de ses photos, c'est : "comme elle te ressemblait".
Plus personne ne me ressemblera jamais. Je reste là, sous cet arbre, à jamais son corps et son coeur dans mes bras.
Désolée, pas trop le moral !
Je vis la même situation
Je ne sais pas si vous pourrez lire ce message, mais je vis la même chose depuis le suicide de ma fille de 24 ans en octobre 2008. Je suis tombée en dépression 1 an après à la date d'anniversaire de sa mort et je crois bien que j'ai tout fait pour éloigner les gens qui tentaient de m'aider: Il ne peuvent pas comprendre cette douleur atroce, je suis devenue méfiante et susceptible à tous ce qu'on me disait pour tenter de m'aider...oubliant que mon grand besoin était d'en parler et juste de parler d'elle.
Elle se manifeste souvent au petit matin, je sens mes draps qui bougent et ca je n'y croyais avant d'être touché par la mort d'une personne aussi proche que son enfant, maintenant je sais qu'elle occupe encore notre maison. Une médium a dit à mon autre fille, a quel point elle était collé à moi et je la sens bien.
Ca me réconforte lorsqu'elle se manifeste et 1 fois je l'ai senti mais je ne la voyais pas alors je lui ai demandém de se faire voir, elle m'est apparu l'espace d'un instant avec le sourire de quelqu'un qui vient de te donner un cadeau que tu n'espérais plus ce fut un moment magnifique, j'en pleurais de joie.
Ce sont de petites apparitions qui durent à peine 10 secondes, mais combien elle me font du bien. Je n'ose en parler car ce ne sont pas des sujets que les gens ordinaires peuvent croire, il faut avoir souffert de la perte d'un enfant et surtout de façon aussi tragique.
Je vous souhaite de retrouver la paix et la sérénité dans ce que vous vivez, un jour nous retrouverons nos amours
Huguette Mailhot
Je ne sais pas si vous pourrez lire ce message, mais je vis la même chose depuis le suicide de ma fille de 24 ans en octobre 2008. Je suis tombée en dépression 1 an après à la date d'anniversaire de sa mort et je crois bien que j'ai tout fait pour éloigner les gens qui tentaient de m'aider: Il ne peuvent pas comprendre cette douleur atroce, je suis devenue méfiante et susceptible à tous ce qu'on me disait pour tenter de m'aider...oubliant que mon grand besoin était d'en parler et juste de parler d'elle.
Elle se manifeste souvent au petit matin, je sens mes draps qui bougent et ca je n'y croyais avant d'être touché par la mort d'une personne aussi proche que son enfant, maintenant je sais qu'elle occupe encore notre maison. Une médium a dit à mon autre fille, a quel point elle était collé à moi et je la sens bien.
Ca me réconforte lorsqu'elle se manifeste et 1 fois je l'ai senti mais je ne la voyais pas alors je lui ai demandém de se faire voir, elle m'est apparu l'espace d'un instant avec le sourire de quelqu'un qui vient de te donner un cadeau que tu n'espérais plus ce fut un moment magnifique, j'en pleurais de joie.
Ce sont de petites apparitions qui durent à peine 10 secondes, mais combien elle me font du bien. Je n'ose en parler car ce ne sont pas des sujets que les gens ordinaires peuvent croire, il faut avoir souffert de la perte d'un enfant et surtout de façon aussi tragique.
Je vous souhaite de retrouver la paix et la sérénité dans ce que vous vivez, un jour nous retrouverons nos amours
Huguette Mailhot
Encore un dimanche !
C'est encore un dimanche que je réponds au dernier message.Je ne partage pas vos convictions Huguette. Je ne crois pas qu'il existe une vie après la mort. La vie que nous respirons à la naissance, nous ne pouvons la vivre seul mais en partage. Qu'on le veuille ou non, toute notre vie est en interaction avec les autres. Elodie m'a laissé un bien lourd héritage : celui de sa souffrance non dite, non partagée alors que nous étions là, prêt d'elle et qu'elle pouvait mettre en oeuvre bien des stratagèmes avant de recourir à cette issue finale. Mais elle n'a pas voulu communiquer sa souffrance, ou si peu, l'a très bien masquée, croyant que nous ne la comprendrions pas. Peut-être, mais elle n'a guère essayé. Cette souffrance, sa mort empoisonnement mon existence au quotidien. Ce n'est peut-être que justice pour une maman qui n'a pas su la laisser s'exprimer, ou l'inviter à le faire. Hier encore, je croyais à la vie, à l'espérance, aujourd'hui, je souffre tant que je ne sais plus croire ni espérer. La personne qui se suicide n'est pas que son propre assassin, elle est aussi celui de sa famille, qu'elle le veuille ou non.
C'est encore un dimanche que je réponds au dernier message.Je ne partage pas vos convictions Huguette. Je ne crois pas qu'il existe une vie après la mort. La vie que nous respirons à la naissance, nous ne pouvons la vivre seul mais en partage. Qu'on le veuille ou non, toute notre vie est en interaction avec les autres. Elodie m'a laissé un bien lourd héritage : celui de sa souffrance non dite, non partagée alors que nous étions là, prêt d'elle et qu'elle pouvait mettre en oeuvre bien des stratagèmes avant de recourir à cette issue finale. Mais elle n'a pas voulu communiquer sa souffrance, ou si peu, l'a très bien masquée, croyant que nous ne la comprendrions pas. Peut-être, mais elle n'a guère essayé. Cette souffrance, sa mort empoisonnement mon existence au quotidien. Ce n'est peut-être que justice pour une maman qui n'a pas su la laisser s'exprimer, ou l'inviter à le faire. Hier encore, je croyais à la vie, à l'espérance, aujourd'hui, je souffre tant que je ne sais plus croire ni espérer. La personne qui se suicide n'est pas que son propre assassin, elle est aussi celui de sa famille, qu'elle le veuille ou non.
Il faut être forte, y'a pas vraiment le choix.
Elle ne voulait pas rendre tout le monde
malheureux.
C'est le printemps! J'espère que ça participera à vous remonter le moral!
C'est le printemps! J'espère que ça participera à vous remonter le moral!
en cherchant sur le net
Il existe d'autres forums réservés aux personnes endeuillées. Sans y être inscrite, je vais parfois les lire pour essayer de comprendre comment d'autres mamans ont pu tenir le coup. Parfois cela m'aide, parfois cela me déprime encore plus.
Dernièrement, j'ai trouvé un texte intéressant. Le voici :
J'ai trouvé sur internet un texte intéressant.
Une chose que tous nous devrions comprendre, c'est que les «handicaps du caractère», malheureusement, ça ne se voit pas, c'est difficile à diagnostiquer, et souvent, ça ne PEUT PA SE CORRIGER!
Quelqu'un qui nait avec un bras, une jambe, ou avec une déformation quelconque, nous pouvons tous le voir, et le principal intéressé peut difficilement le nier. Quelqu'un qui nait avec un handicap physique sévère, malgré les progrès de médecine, souvent meurt quelques années après la naissance.
Naître avec un handicap du caractère, de la personnalité, ça ne se voit pas, ça peut prendre des années à se manifester et si le handicap est majeur, c'est souvent incurable.
Faudrait se sortir des clichés du genre «le suicide c'est juste une dépression passagère», «le suicide c'est juste un petit problème grossi par le malade», et autres lénifiantes banalités voulant que «l'envie du suicide ça se guérit», et reconnaître qu'une personne née avec un sévère handicap de la personnalité va un jour ou l'autre mettre fin à ses jours.
Un tel handicap, ça ne se guérit pas plus qu'une naissance où l'enfant n'a pas de cerveau, de colonne vertébrale, ou de système nerveux.
Bien sûr, il y a des cas où l'envie du suicide ne découle que d'un malaise passager, et il faut traiter ces personnes.
Mais croire que TOUS les suicides sont évitables, que si on avait agi à temps, il aurait pu être évité, que le suicide d'un être cher est dû à notre incapacité d'avoir trouvé le bon plan d'action, c'est de condamner un tas de gens à se culpabiliser pour le reste de leur vie.
Malheureusement, il y a des gens qui souffrent du handicap de l'incapacité de vivre.
Contre ça, y'a rien à faire.
2011-11-28 19:36:22
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Il existe d'autres forums réservés aux personnes endeuillées. Sans y être inscrite, je vais parfois les lire pour essayer de comprendre comment d'autres mamans ont pu tenir le coup. Parfois cela m'aide, parfois cela me déprime encore plus.
Dernièrement, j'ai trouvé un texte intéressant. Le voici :
J'ai trouvé sur internet un texte intéressant.
Une chose que tous nous devrions comprendre, c'est que les «handicaps du caractère», malheureusement, ça ne se voit pas, c'est difficile à diagnostiquer, et souvent, ça ne PEUT PA SE CORRIGER!
Quelqu'un qui nait avec un bras, une jambe, ou avec une déformation quelconque, nous pouvons tous le voir, et le principal intéressé peut difficilement le nier. Quelqu'un qui nait avec un handicap physique sévère, malgré les progrès de médecine, souvent meurt quelques années après la naissance.
Naître avec un handicap du caractère, de la personnalité, ça ne se voit pas, ça peut prendre des années à se manifester et si le handicap est majeur, c'est souvent incurable.
Faudrait se sortir des clichés du genre «le suicide c'est juste une dépression passagère», «le suicide c'est juste un petit problème grossi par le malade», et autres lénifiantes banalités voulant que «l'envie du suicide ça se guérit», et reconnaître qu'une personne née avec un sévère handicap de la personnalité va un jour ou l'autre mettre fin à ses jours.
Un tel handicap, ça ne se guérit pas plus qu'une naissance où l'enfant n'a pas de cerveau, de colonne vertébrale, ou de système nerveux.
Bien sûr, il y a des cas où l'envie du suicide ne découle que d'un malaise passager, et il faut traiter ces personnes.
Mais croire que TOUS les suicides sont évitables, que si on avait agi à temps, il aurait pu être évité, que le suicide d'un être cher est dû à notre incapacité d'avoir trouvé le bon plan d'action, c'est de condamner un tas de gens à se culpabiliser pour le reste de leur vie.
Malheureusement, il y a des gens qui souffrent du handicap de l'incapacité de vivre.
Contre ça, y'a rien à faire.
2011-11-28 19:36:22
Et vous, qu'en pensez-vous ?











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