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Message du sujet : Bébé aux besoins intenses
Carolina
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Localisation : Montréal, bébé Arthur arrivé le 23 juin 2008
J'espère qu'au moins à partir du moment où ils marchent, ils commencent à apprécier la poussette et le fait de pouvoir s'assoir un peu !!
Face contre moi, paradoxalement, Arthur tolère ça dans l'écharpe (dehors en marchant) mais jamais en dehors de ce contexte ! C'est vraiment bizarre ce que ça fait l'écharpe, à mon avis c'est l'effet de la pression sur tout le corps, il doit se sentir contenu, comme "groundé", enfin je sais pas trop.
Ici on a un pic de reflux ces dernières semaines, malgré le Prevacid. Arthur peut régurgiter des dizaines de fois par jour, et ce sont ces journées-là qu'il pleure le plus aussi.
Je suis très fatiguée ces jours-ci, et plus je suis fatiguée, plus je déprime, c'est linéaire... J'aimerais tellement qu'on me dise que ces bébés là peuvent aller à la garderie sans que ce soit la fin du monde, peuvent dormir à la garderie, etc. Je ne voudrais pas que les éducatrices se sentent en colère contre lui, s'énervent contre lui et ne puissent pas combler ses besoins affectifs énormes !
Je me demande aussi des fois si je n'ai pas gâché ma vie
Je ne peux pas mettre Charlotte en Bouddha, elle ne veut rien savoir de se plier. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle ne marche pas à 4 pattes : sur le ventre, elle étire ses jambes et ne veut rien savoir de les replier. Si je le fais pour elle, elle hurle à mort, comme si je lui cassais la jambe... Pas besoin de vous dire que le 4 pattes, je commence royalement à m'en foutre!
Pour la poussette, ça toujours été des up and downs : elle en voulait, n'en voulait plus, en voulait, n'en voulait plus... pas trop stable la poulette : pis moi fallait que je devine. Le plus difficile fut vers 5 mois, quand elle a commencé à s'asseoir : là, plus question de baisser le dossier de la poussette, hurlements assurés. Mais bon, ce fut une passe qui dura quelques mois... Elle dort dans la poussette parfois maintenant... Elle dort aussi dans le sac à dos quand on va marcher dans le bois. La poussette, par contre, ne dure pas longtemps, elle veut marcher et se promener comme nous... on s'entend que ça ne va pas vite vite avec une puce de 11 mois... Alors je l'ai souvent dans les bras finalement.
Pour ce qui est de la garderie, il ne faut pas que tu imagines ton gars tel qu'il est présentement... il va changer beaucoup et ils nous épatent, nos cocos! La mienne adoooooore la garderie, ben plus de trucs à faire qu'à la maison. Et depuis qu'elle y est à temps plein, elle ne fait qu'une seule sieste en pm et elle s'endort avec sa suce dans le parc. (Heu... elle ne fait pas ça ici!?!) Elle tripe ben raide, sauf quand je quitte la garderie, elle crie, mais ça ne dure pas.
Pour ce qui est des journées de travail, on s'y fait. On trouve l'énergie je ne sais pas où. Charlotte se réveille encore plusieurs nuits par semaines, alors moi je me couche tôt.
C'est sûr que la vie n'est pas facile avec nos intenses, et il faut accepter de s'oublier un bon 8 mois. Ta vie n'est pas gâchée, elle est seulement temporairement hypothéquée. Tu verras, elle sera bientôt enrichie des rires et états d'âme de ton gars. Et ça fait du bien de retrouver le travail et un semblant de vie normale
Pour ma part, c'est la dernière fin de semaine que je passe avec mon chum... Il recommence à travailler toutes les fins de semaines, ark. Je les aimais, moi, nos fins de semaines familiales!
Je suis une de celles qui n'est pas venu depuis quelques temps...
Je vais essayer de vous transmettre un message d'espoir...
Mais un bébé intense deviendra un enfant intense...
Pour ma part, mon intense est tout simplement merveilleux, ses périodes de crises se sont transformés en petit hurlement de temps a autres. Tout son intensité a évolué, il est devenu un garcon intelligent, tres conscient de son environnement, émerveillé, avec un vocabulaire enrichie pour son jeune àge. Je suis tellement fière de lui. Il s'amuse seul de longues périodes, par contre il me suit partout en tout temps,il ne reste jamais seul dans une pièce. Il joue de courte période et vient me faire des calins tres régulièrement. Je me suis plus obligé de le prendre dans mes bras sans arrêt. Il écoute des consignes simples. Il a une excellente dextérité manuel. Je le trouve tout simplement adorable. J'ai déjà oublier l'enfer que nous avons vécu pendant la première année de vie. Car ma vie au quotidien avec lui est tellement belle, il est automne, enjoué, doté d'une intelligence vive, tres affectueux. Il me comble de bonheur.
Autant avant que je recevais des commentaires plates des gens et aujourd'hui les gens sont surpris de rencontrer ou voir un enfant si intelligent, si débrouillard, si dévelloppé, si affectueux, si conscient de son environnement. Il s'est tellement ce qu'il veut c'est incroyable. Il ne perd plus patience, il essaie, il trouve des facons pour parvenir a ses fins, il est tres perpicace, persévérant. Il n'a rien a son épreuve. Il passe son temps a venir faire des calins a ma bedaine, il dit bébé bouge. On fait des dessins, des casse-tête, de la lecture. C'est un garcon passionné, attentif.
Je suis heureuse de son évolution, fière de moi, de mon couple, d'avoir passé a travers cette épreuve si difficile mais tout le monde est passé a travers. On a tellement appris avec lui, a lacher prise, vivre au présent, apprécier les petits bonheur du quotidien, on a grandit avec lui.
J'ai vécu pour lui pendant un an, j'ai souffert du manque de sommeil, des douleurs lombaires a cause de l'écharpe et surtout des douleurs nerf cervical et au épaules car j'ai du dormir en cueillière avec lui sans bouger jour et nuit pendant 1 an. Je lui est tout donné, tout la patience que j'avais, tout l'amour, tout mon temps et aujourd'hui il me le redonne a sa facon. Je suis fière de moi, car je me sens un peu responsable, car j'ai pris le temps de l'écouter, d'aller a son rythme a lui, de l'accepter, de combler ses moindres désirs. Meme si j'ai parfois j'avais terriblement peur d'y laisser ma peau, ma santé mentale, mon couple. Tout cela est derrrière moi.
C'est certain que lorsque je vous lis, il me reviens des souvenirs précis, des moments précis mais c'est le passé et je préfére vivre le présent. Mais c'est certain que j'ai plusieurs appréhension envers le futur bébé ...
C'est certain qu'il a besoin de routine strict, des siestes régulières, sinon les soirées sont interminables. Ce n'est pas toujours facile, entre les rv médicales pour lui, pour ma fille, les séjours a l'hosto, les rv pour ma grossesse a risque.
Ces jours-ci j'ai essayé de faire la transition de la couchette au lit d'appoint. Nous avons essayé un soir, nous avons eu le droit a des crises d'hystérie qui c'est transformé en spasme de sanglot durant des heures. J'ai re-essayé le lendemain pour la sieste meme scénario de plus il se lance en bas. J'ai abandonné l'idée bien assez vite, j'ai laissé le lit dans sa chambre, pour lui laisser le temps d'apprivoiser le nouveau venu. On va y aller a son rythme. En plus, depuis quelques temps les peurs ont fait leur apparition, il a peur d'une peluche qui rebondi, peur d,une vache en plastique qui essaie de beugler, un ourson en peluche qui donne des bisous et dit I love you.
Pour celles qui ont des plus vieux, comment c'est dérouler la transition dans le lit de grand garcon ???
Je suis devenu maman a la maison car mon fiston ne peut pas fréquenté aucun services de gardes qu'elle qu'il soit a cause de sa santé fragile et des ses allergies. Je suis tres heureuse d'avoir la chance d'etre une maison a la maison, en plus ca m'a permit de retomber enceinte. Donc les questions concernant une intégration en garderie ne me concerne pas. Par contre, dans mon ancienne vie j'étais éducatrice en garderie et je le sais que mon fils serait tres malheureux en garderie pas seulement parce que c'est un bébé intense.
J'aimerais tellement cela vous dire que cela est aussi facile avec ma fille... car je suis en train de perdre espoir c'est pas croyable comment on se sent déminu envers elle, impuissant et imcompétent. Meme ma mère m'a demande des informations concernant la proposition d'un placement. Et que dire de son parcours scolaire, elle est en echec avec une moyenne de 30 %. Vous aie-je parler de ses nouvelles passes d'insommies et de ses repas nocturnes ???
Non, décidément, je pense qu'il ne faut pas s'inquiéter pour le futur, on se gâche la vie à penser à plus tard... S'il y a quelque chose que ma fille m'a appris, c'est bien ça. Prendre tout au fur et à mesure.
Pour ce qui est de ta fille, tu sais, ce n'est pas le même cas... C'est une maladie qu'elle a, le syndrome de la Tourette... ce n'est pas une question d'éducation... Tout ce que je peux te dire, en tant qu'ancienne éduc qui en a vu passer quelques uns, c'est d'essayer de travailler une seule chose à la fois avec elle. Mais je sais qu'en pratique, c'est vraiment pas évident!!! Et je sais que ce conseil doit te paraître tellement dérisoire, inutile... que j'aurais peut-être dû même pas l'écrire... Mais bon... Sache que je comprends que ça ne soit pas facile. Je te trouve forte, aussi, je te l'ai déjà dit, de garder le moral malgré ces deux enfants si différents. C'est quoi l'histoire des bouffes nocturnes?!
De mon côté, Charlotte s'est pété solidement la gueule ce soir... elle a une grosse prune qui a poussé en 2 min sur le front. Ce n'est pas la première fois qu'elle tombe... et pas la dernière... mais je me suis inquiétée, cette fois, vue la grosseur de la prune.
C'est fou de constater à quel point elle comprend des mots maintenant... Je lui donne des petites consignes : mets-le sur ta tête, donne-le à maman, touche tes cheveux, touche le nez à maman, fais une grimace, accote ta tête... Elle fait tout ça! C'est fou de voir l'intelligence se développer, la communication se développer... C'est fou comme je n'aurais jamais pensé qu'un bébé pouvait tant communiquer sans mots...! (J'ai l'impression qu'elle parle, ma fille... pourtant elle ne parle pas encore... mais elle communique tellement de choses maintenant!)
Les maman qui ont des jeunes bébés, quel bilan faites vous de la première année?
Moi j'en sors complètement épuisée, vidée, pu de jus. Il me reste 2 mois avant le retour au travail, une chance. Je vais tenter de reprendre des forces. Mon fils va mieux, il commence a dormir et la la fatigue sort. J'ai été sur l'adrénaline 10 mois et la elle vient de me lacher.... Ouffffffffffffffff
Imaginez vous donc que mon conjoint et moi avons été foudroyé par la gastro ! Je vous épargne les détails mais je me demande si il n'y a pas quelqu'un sur cette terre qui m'en veut. J'avais tellement pas besoin d'un virus pour me "decrisser" encore plus (s'cuser le language mais là il faut que ça sorte.) Je sais pas si on va passer à travers tout ça... Notre couple est très fragile. Je lis les textes des filles qui ont des intenses plus vieux (9 mois et plus) et on dirait que je n'y arriverai jamais. Je me sens poche comme mère, comme femme. J'ai introduit un autre biberon et je me sens coupable (avec la gastro j'ai manqué d'énergie et de forces...et de patience). Je sais que ça va en s'améliorant mais ...je trouve ça vraiment difficile.
Demain je vais à une rencontre pour les bébé difficiles, j'espère bien y retrouver un peu d'empathie, de trouver une mère qui vit la même chose que moi. Il y a toujours quelqu'un quelque part (soit dans ma famille ou ma belle-famille) qui me dit :" ah oui mon enfant aussi était comme ça...." et là le discours commence... Non mais sérieux tout le monde sur la terrre a eu des enfants de même???? Personne en a parler à personne... ou c,est peut-etre moi le problème. Je suis pas assez maternelle !!! Ah je capote....et je vous redonne des nouvelles de ma rencontre (je mise beaucoup là-dessus en ce moment)
Tu sais, quand les gens nous disent que leur bébé aussi faisait ça et ça, ce n'est pas toujours "vrai"... Oui, tout le monde vit des difficultés avec leur bébé... mais nos intenses font ce que les autres bébés ont fait de pire, mais pendant toute leur première année ou presque... Alors plusieurs donnent des conseils et jugent un peu à travers leur chapeau, en pensant être meilleurs, en pensant avoir fait mieux, en pensant qu'on exagère, en pensant que c'est juste notre perception qui est biaisée... et on en vient nous-mêmes à douter de nous. Très peu comprennent vraiment. Et j'ai appris avec le temps à choisir à qui je parle... à ne parler qu'à mes amies proches... et à limiter mes commentaires avec les autres. Sinon, tu te fais dire plein d'affaires ridicules et démoralisantes.
Et ne te culpabilise pas, stp... Même si tu perds patience, même si ce n'est pas le bonheur actuellement, même si tu ne ressens pas ce que tu penses "devoir" ressentir... Tout ça, ça va venir! Il n'y a pas de meilleure mère que toi pour ton enfant, peu importe ce qu'en disent les autres. Et ta relation avec ton chum va se replacer, comme ta relation avec ton bébé va se placer aussi.
As-tu essayé de partir avec ton chum, un soir par semaine, pour vous retrouver un peu? Ça semble souvent impossible... mais j'te jure, ça fait teeeeeeeeeellement de bien!
Et pis le biberon!!! Aye!!! Trouve autre chose pour te culpabiliser!!! Ton bébé en sera heureux quand même, ses besoins sont plus que comblés quand même, et toi, ça te permet de te reposer un peu et de retrouver un peu de patience... Tu fais ce qu'il y a de mieux, il faut juste que tu le voies. On a assez de problèmes avec nos intenses, ne te culpabilises pas EN PLUS!
Qu'est-ce qui est important présentement? Que ta santé mentale soit préservée pour que le reste de la famille ne soit pas bouleversé... Si donner un biberon peut aider, aye, donne-lui en des biberons!
Ne te décourage pas, un jour à la fois et tu te réveilleras plus reposée un matin!
(J'ai noté sur un calendrier, cet hiver, chaque jour : un bonhomme sourire si ça allait bien en général, un bonhomme neutre si ça allait moyen, et un bonhomme triste si ça n'allait pas bien... Ça m'avait permis de relativiser un peu et de voir l'amélioration de semaines en semaines... ça paraît cucul... mais ça m'avait aidé à passer un jour à la fois à travers et de voir la montagne un peu moins grosse...)
Merci ....D'accord j'arrête de me culpabiliser pour les biberons mais mon "idéal" d'allaitement ne se passait pas comme ça dans ma tête et je suis déçu, mais ma tête n'avait pas imaginée un bébé intense, alors je suis kit avec ma tête !
Pour la rencontre bien oui ça fait du bien... Il y avait 3 ou 4 filles qui vivait les mêmes choses que moi. C'est réconfortant tout de même.
Pour le calendrier "intense", eh bien j'y avais pensé mais je le l'avais pas mis en pratique, je crois que je vais essayé. Ça va m'aider à trouver su positif (parce que je suis de nature négative....).
Question : Mon bébé intense ne trouve pas le sommeil aussi facilement qu'un bébé disons "normal" (vous me voyiez toute étonnée... hey, je suis sacartisque!) Il faut que je la brasse légèrement dans les bras, ou le porte-bébé ou etc. etc. Mais là ma mère me téléphone hier pour me dire que je devrais l'installer dans son confortablement et la laisser pleurer 5 ou 10 minutes pour qu'elle tombe endormie par elle-même. J'ai lu le Dr. Sears et je sais bien que, selon lui , cette méthode est à proscrire. Je ne suis pas fervente de cette idée, et je crois pas que ma fille va apprécier. Bref ma question est, est-ce que l'une d'entre-vous à déjà essayé cela avec un intense, le laisser pleurer, un peu, pour qu'il trouve sommeil ???
Ta mère ne vit pas avec ton bébé. Toi seule peut savoir ce dont a besoin ton bébé. Pourquoi penses-tu qu'elle s'endort difficilement? Inconfort? Il se peut qu'elle ait besoin de son lit, tu peux l'essayer... Mais tu sais, brasser un peu un bébé pour qu'il dorme n'est pas si peu ordinaire, la plupart des bébés ont ce besoin, de retrouver le mouvement de quand ils étaient dans ton ventre (pour ça que le ballon d'exercices est fabuleux...)... elle va apprendre doucement à ne plus avoir besoin de ce mouvement pour dormir, mais tout est une question de temps... La mienne a pleuré longtemps, pas mal plus que 5-10 minutes avant de s'endormir... il faut que tu acceptes de l'entendre, ta cocotte, si tu prends cette décision... parce que la plupart des intenses me semblent assez tenaces. (Rappelle-moi son âge? C'est aussi déconseillé de le faire en bas de 4-6 mois. Avant cet âge, et c'est une moyenne, on dit de toujours être là pour bébé s'il pleure... pour le calmer et le réconforter. Moi, je pense que cette moyenne va pour les bébés plus calmes que la mienne... 8 mois était un minimum pour ma fille.)
Carolina
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En plus je ne peux m'empêcher de penser au désespoir qu'il y aurait dans sa tête s'il n'y a pas de réponse à ses pleurs, en soi et parce que ce n'est jamais arrivé. Je ne veux pas qu'il apprenne que le monde est un endroit désespérant où l'on ne peut compter sur personne (même si ça devait finir par le faire taire effectivement).
Je veux vous partager une lecture que j'ai faite récemment, par contre, et qui me rend confuse/me faire sentir vraiment coupable. Je me sens tellement perdue !
Il s'agit de la théorie développée par Aletha Solter (élève de Piaget...). Vous connaissez ?
Je résume mais le débat se retrouve facilement sur Internet.
Selon elle, les pleurs servent à la guérison de traumatismes passés et il est néfaste de chercher à les faire taire. Quand on le fait (peu importe la manière : suce, tétée de réconfort, promenade en écharpe ou dehors, etc, etc.), on empêche notre bébé de s'exprimer et de guérir, on le bâillonne. Pire même, au sein, on lui apprend à manger ses émotions, apprentissage qui perdurera pour la vie entière ensuite.
Elle préconise de tenir le bébé dans nos bras quand il pleure (ne jamais le laisser pleurer seul), mais sans chercher à le faire taire, en lui communiquant notre amour, notre compréhension, notre ouverture face à ce qu'il exprime. Que si on se sent en colère ou peiné quand il pleure, c'est que nous-mêmes nous avons été brimés comme bébés et que nous avons encore ces blessures.
Je dois avouer que moi, quand mon bébé pleure dans mes bras, je me sens souvent en colère, je suis intolérante et je déteste ça. C'est tellement désagréable de ne pas arriver à le consoler, et de se sentir rejetée (car il fait la banane dans mes bras, bien sûr). Mais au fond, c'est vrai que ces pleurs ne m'expriment sûrement pas "j'ai besoin que tu fasses tout pour me faire arrêter de pleurer".
Alors que faire ? Je ne sais plus, c'est vrai que je préfère quand mon bébé ne pleure pas, et s'il pleure, que ce soit le moins longtemps possible. Suis-je en train de le brimer ?
Même le suçage de pouce (ou autres moyens d'auto-réconfort...) seraient des "automatismes de contrôle", bref des auto-bâillons, que trouvent les bébés à force qu'on cherche à les faire taire.
J'ai essayé quelques fois cette semaine le matin quand, 1h après avoir pris un gros boire, je me suis dit que non, il ne pouvait vraiment pas avoir encore faim, et que je ne lui donnerais pas le sein. La crise a atteint des sommets assez impressionnants et j'ai fini par lui donner le sein. Ensuite il a dormi. Ça me faisait vraiment pitié...
J'aimerais savoir ce que vous en pensez.
Eve-Line : comment as-tu trouvé un tel groupe ? Wow, ça doit vraiment faire du bien (au lieu des classiques rencontres avec d'autres mères de bébés parfaits...).
MarieCharlo : Merci pour le truc du calendrier, je vais essayer ça.
Ici aussi Arthur, en crise, est totalement inaccessible à tout : la voix, le toucher, la vue... Il faut le prendre. D'ailleurs quand il est en crise dans mes bras, et que je reste effouerrée sans bouger, je ne suis même pas sûre qu'il se rende compte qu'il est dans mes bras... Il est dans son monde, loin, loin, loin...
Je ne sais pas si je brime ma fille en tentant de la distraire quand elle pleure, en tentant de la réconforter, en tentant de la rendre plus confortable... Mais il me semble que je pourrais aussi écrire une théorie qui dit que si on laisse notre bébé pleurer dans nos bras sans tenter quelque chose pour le rendre un peu mieux dans ce monde si dur pour lui au départ, c'est la mère qui se sentira incompétente parce que le rôle d'une maman, c'est de réconforter, de nourrir... et non de laisser pleurer. On est supposément programmées pour réagir même physiquement quand notre bébé pleure : j'avais des montées de lait chaque fois... Alors, on serait programmées pour nuire à notre enfant?
Je ne laisse pas pleurer mes amies sans rien faire, quand elles ont de la peine. J'essaie de les réconforter... Bon, je ne leur donne pas une suce
En le laissant pleurer dans nos bras, d'un autre côté, on lui apprend que la vie n'est pas si pire que ça, et qu'il n'a besoin d'aucun "extra" pour s'apaiser.
Mais il me semble qu'il a du temps devant lui pour apprendre ça, non?
Et cette théoricienne, que dit-elle de la santé mentale du parent qui tient ce bébé hurlant?
Je ne crois pas qu'il faille paniquer en entendant bébé pleurer. Il y a des pleurs nécessaires. Mais ne rien faire, c'est l'équivalent de dire : oui, tu es inconfortable, mais je ne t'aiderai pas.
On doit être une maudite bonne gang de fuckés, puisque depuis que la suce est suce que les mères les donnent... et depuis que le sein est sein que les mères s'en servent pour calmer les bébés...
timo
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Localisation : quebec, maman de maeva née le 3 mai 2006 et Romane née le 19 février 2008, bb3 en route, prévu pour le 26 juillet 2009
comment ca terminer tout ca: a 1an elle faisait ses nuit, jai arreter de lallaiter a 13 mois, et ma technique pour les dodo de jour etait la suivante: je faisais ce qui marchait point a la ligne.... donc poussette meme a -30, je la laissait dormir dehors, moniteur sur elle, avec plein de couverte et une grosse couverte qui recouvrait la poussette au complet, auto et je laissait dormir dedans en mettant le moniteur je faisait
timo
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je faisais mes commisisions as es heure de dodos, et pour la nuit, on rentrait des fois la poussette dans la maison, sinon, on a tranquilelement amener a dormir seule dans son lit, elle dormait dans notre lit, ensuite dans sa couchette a cote de notre lit, ensuite au bout de notre lit, ensuite dans sa chambre et nous a cote de sa chambre, ensuite seul dans chaque chAmbre.
Maintenant, elle a 2 ans et demi, et tout ca est du passe, elle a confiance en elle et est epanouie (plusieurs me font le comentaire dailleurs, quelle degage une confiance en elle), et je suis persuadee que cest parce que jai tente de repondre rapidement a ses pleurs, meme si ca semblait pas marcher sue le coup, car elle pleurait pareil...
jai aujourd
Carolina: as-tu essayé ? Crois-tu en cette théorie ? (je suis curieuse)
Pour le groupe d'entraide, et bien, au début je suis allée voir la maison de la famille dans mon coin (lac st-jean) où il y a un groupe de personne qui aide les jeunes mamans pour l'allaitement. En jasant avec, plus d'une fois, vu mon découragement, elle me disait qu'elle avait un groupe de discussion (pas seulement sur les bébé intenses,) où il y avait 3 ou 4 mamans qui avait des bébés difficiles et que je devrais y aller. C'était bien. Mais j'ai tout de même proposée à l'organisatrice que faire des rencontres pour celles qui ont des bébés intenses seraient surement d'un grand réconfort.
Carolina
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On peut vérifier que ses autres besoins sont comblés, comme changer la couche, vérifier qu'il n'a ni chaud ni froid ni inconfort, le prendre dans nos bras... Si ça fonctionne c'est bien, le besoin est comblé ! (Ceci dit, il me semble que vérifier que les besoins sont comblés, c'est aussi offrir le sein, en quel cas mon bébé se montre très intéressé et n'est plus en crise après !)
Mais sinon c'est que le bébé aurait besoin de s'exprimer, de décharger ses tensions, et on l'en empêche quand on se met à sauter sur un ballon, se promener de long en large, etc, etc.
Comme je disais, pour moi, cette méthode est difficile à mettre en application. Arthur se met dans des états pas possibles, je pense qu'il VEUT vraiment le sein. Qui suis-je pour affirmer que ce n'est pas de la faim (au sein, ils ne boivent jamais tant que ça d'un coup...) ou que son besoin de tétée de réconfort n'est pas légitime ? Je n'arrive pas à faire face à ces crises et je le mets au sein, ce qui l'apaise instantanément.
Mais peut-être que je n'y arrive pas parce que je suis trop pleine de bibittes moi-même, on ne le saura jamais ;)
Est-ce que j'y crois ? Bonne question. Je pense que oui, en partie, ça vient me chercher en tout cas, c'est même assez culpabilisant. Quand tous les besoins qu'une mère peut combler sont comblés et qu'il pleure encore, c'est peut-être des douleurs physiques (en quel cas on a raison d'insister pour lui changer les idées, ainsi ça fait moins mal, non ?), peut-être de la maturation neurologique (hypothèse des coliques), mais pourquoi ce ne serait pas un besoin d'exprimer et de vivre sa peine, sa frustration, son inconfort... Tous les pleurs ne sont peut-être pas un signal envoyé à la mère en vue d'une réponse. Et ceci dit, l'accompagner dans les pleurs (en le prenant dans les bras - même s'il se débat, dit-elle !!) n'est pas si sans coeur que ça. Même si moi je n'ai pas l'impression qu'il se rende compte qu'il est dans mes bras, dans ses crises...
Elle argumente que quand on pleure, même nous, ça nous fait du bien et on ne veut pas que les autres cherchent à nous faire taire à tout prix. Ça je ne sais pas trop, car quand je pleure, je me sens vraiment mal et j'ai juste envie de ne plus me sentir comme ça... Ceci dit, je suis sûrement pleine de bibittes et je cherche juste à réprimer mes émotions, peut-être ;)
Bref, c'est trop dur pour moi de rester ferme devant mon enfant qui pleure : "non tu n'auras pas le sein car tu l'as eu il y a une heure" ? Il se met dans de tels états...
Je dois encore réfléchir sur le sujet...
Mais ne dis pas que c'est toi qui es pleine de bibittes... Ne pas laisser son bébé hurler n'est pas être pleine de bibittes, c'est être humaine! A-t-elle eu des bébés, cette femme? En a-t-elle eu qui pleuraient beaucoup? Sait-elle l'inquiétude que l'on peut vivre pour proposer de laisser pleurer un bébé qui hurle, qui se tord? Et connait-elle l'impatience, celle qu'on peut vivre en entendant constamment les hurlements de bébés? Sait-elle les dommages qu'ils peuvent faire sur la mère ET sur l'enfant du même coup?
Je pense qu'il faut laisser notre enfant pleurer dans certaines circonstances : il s'exprime et c'est normal qu'il pleure. (Mais de là à le laisser hurler dans nos bras jusqu'à ce que ça cesse tout seul... C'est comme si je laissais ma chum pleurer sans rien lui dire, en attendant que ça passe? Non... je peux la réconforter : réconforter ne veut pas dire étouffer!!!!) Mais je ne crois pas qu'il ait des "traumatismes" à évacuer... peut-être un trop-plein d'énergie? Mais pas un traumatisme... Et je ne pense pas que tu sois en train de traumatiser ton fils, Carolina. De toute façon, on s'entend qu'à la quantité de larmes qu'ils versent, nos intenses, ils ont ben l'occasion de les évacuer anyway, leurs "traumatismes"
Carolina
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J'ai remarqué que depuis quelques semaines, mon bébé ne pleure plus toujours "à la fin du monde". Des fois il crie parce qu'il s'impatiente, s'énerve, parce que quelque chose semble ne pas lui convenir (genre il ne veut pas qu'on reste assis...). On s'entend que ça ne le rend pas plus agréable à côtoyer. Mais à partir de quand considérer que c'est peut-être un désir et non un besoin, auquel on pourrait ne pas répondre, ou répondre lentement, et qu'il pourrait y comprendre quelque chose... Vous voyez ce que je veux dire ?
À part ça moi j'ai gardé 2 matins le bébé de 3 semaines d'une amie... Je vous jure que mon Arthur est intense et que ce n'est pas une vue de l'esprit ! La petite fille que j'ai gardée, à côté de ça, était un vrai charme : pas d'urgence dans les pleurs, pas de pleurs incessants, se laisse déposer facilement, boit déjà aux 4-6h... Pas chiante quoi ! À côté de ça, quand je repense à mon bébé à moi à cet âge-là, c'était le cauchemar (et même maintenant c'est pas jojo).
On se demande souvent si on l'invente notre intense, si c'est parce qu'on est trop négatif ou je ne sais quoi... Je suis maintenant sûre que non !
timo
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entk, bref, ce que je voulais dire, cest que moi, ce qui a le mieux marché apres tellelemtn de tentative, cest de faire ce qui marchait, peu importe cetait quoi...si cetait la mettre au sein, ben je la mettais au sein, si cetai de dormir collé avec nous, ben elle dormait avec nous...
le monde me trouvais presque folle de me chercher des truc a faire juste dans le but daller en voiture ou en poussette lors de ses dodos, ou meme de rentrer la poussette dans la maison, mais cest ce qui marchait pour quelle dorme, donc cest ce que je faisais.... jetais juste a son ecoute le plus possible.
Je pense que l'urgence devient moins urgente uniquement parce que les pleurs se diversifient. Et je pense qu'ils se diversifient plus lentement qu'avec un bébé normal... J'ai souvent dit que ma fille était on-off, très longtemps. Quand on commence à comprendre les nuances, on commence à sentir un peu moins l'urgence... mais il reste toujours l'urgence du fait qu'on sait que ça ne prend pas de temps que le chignage devient hurlage...
Timo : Je suis d'accord avec toi, il faut faire ce qui fonctionne... mais j'ajouterais : dans la mesure de nos capacités mentales... Si la maman n'est plus capable de donner le sein aux heures la nuit, qu'elle est sur le bord de virer dingue, il faut trouver une autre solution et pousser un peu pour qu'elle fonctionne elle aussi... Même si ça ne fait pas l'affaire du bébé.
Ma fille se laisse pousser les dents je crois, elle fait de la fièvre depuis 2 jours...
Carolina
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Localisation : Montréal, bébé Arthur arrivé le 23 juin 2008
Ceci dit, comme le dit même Dr. Sears : "If you resent it, change it".
Moi aussi, quand Arthur s'endort par mégarde en voiture, je continue le tour d'auto tant que dure sa sieste ! Quant aux balades en écharpe, je les fais spécifiquement pour qu'il dorme, je marche dehors au moins 2h par jour (pas d'affilées). J'en profite pour faire des petites commissions, et quand il ne m'en reste plus à faire, ben je prends des marches
MarieCharlo : Arthur, c'est exactement ça : on/off. Je ne les vois absolument pas venir, les crises. Mais si je le laisse vivre un peu de frustration, le chignage devient du hurlage ça ne prend pas de temps (et ne se console pas facilement). Aussi, on dirait que plus il se fait du fun (sourires, gazouillis) plus la crise qui suit est grosse.
Je ne comprends vraiment rien à toutes ces crises. C'est quoi ça ? Qu'est-ce qui le rend si malheureux alors que tout allait bien la seconde d'avant ?
Je t'ai vue demander à une autre fille si, rétrospectivement, il y a des choses qu'elle ferait différemment. Et toi, qu'en penses-tu, si c'était à refaire ?







