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Activités parascolaires : oui ou non?

Les bienfaits des cours parascolaires sont nombreux. Mais peut-il y avoir une limite? Un moment où on doit dire « non » à ces activités?

Difficile d’être contre les activités parascolaires. Vraiment. Plusieurs études nous en vantent les bienfaits et il est vrai qu’ils sont nombreux.

Les cours parascolaires….
  • exercent une bonne influence sur le rendement scolaire.
  • développent le sentiment d’appartenance à un groupe, ce qui fait que ces enfants ont moins tendance à décrocher ou à être délinquant.
  • permettent la découverte ou le développement des talents personnels de l’enfant.
  • influencent positivement sa socialisation et favorisent son adaptation scolaire et sociale.
  • améliorent l’estime de soi de l’enfant.

Plus encore, il faut considérer le simple sentiment de bien-être que nous procure une période consacrée à une activité plaisante. Comme parent, on sait le bonheur que nous procure une heure à notre cours de Zumba ou pour notre conjoint sa partie de hockey hebdomadaire. Pour les enfants, c’est la même chose. Souvent, ils ont besoin de cette activité pour se sentir totalement bien. Mais une variable importante doit être au cœur de cette démarche, la même qui agit sur nous : le plaisir. Il faut d’abord et avant tout que notre enfant ait du plaisir à pratiquer cette activité. Autrement, elle devient une corvée, une obligation et presque une tâche, et il n’en retirera aucun bénéfice. Plusieurs oublient que le but premier des activités parascolaires, c’est d’offrir un moment agréable à l’enfant. Le plaisir doit donc être au centre des décisions : si on choisit (ou non!) une activité, laquelle choisit-on, l’horaire, etc.

Trop, c’est trop!

Il y existe des familles qui ne mettent aucune limite quant au nombre de cours parascolaires. Les enfants se retrouvent donc avec un horaire ultra chargé, générateur de stress bien souvent, et les parents ont l’impression de n’être que des taxis. Aussi, avoir trop d’activités parascolaires peut engendrer des conséquences négatives sur le rendement scolaire de l’enfant en plus de possiblement perturber son sommeil. Il faut donc trouver le bon milieu pour que l’équilibre école-activités parascolaires-loisir-détente soit bien respecté. 

Réel intérêt de l’enfant

Papa n’a pas été le footballeur qu’il aurait voulu et voilà qu’il « pousse » son garçon dans cette discipline alors que fiston est plus du genre artiste? Même chose pour une mère qui aurait aimé faire de la danse classique – mais n’en a jamais fait – et qui fait porter ses rêves à sa fille. Pour qu’une activité parascolaire ait de réels effets positifs pour l’enfant, il faut qu’elle colle à ses intérêts à lui et non à ceux de ses parents. Autrement, le vrai plaisir est bafoué!

Pression de performance

Votre enfant excelle en natation. Il vous épate et vous en êtes particulièrement fière. Pas de souci jusque-là. Mais attention de ne pas voir en lui un futur athlète olympien alors que pour lui la natation lui permet tout simplement de se défouler. Rien ne sert de trop exiger d’un enfant durant ses cours parascolaires. Ceci ne veut pas dire le laisser abandonner au moindre échec ou de ne pas l’encourager, mais ayez toujours en tête de favoriser son sain développement. Des danseuses étoiles, de grands comédiens, des athlètes professionnels : ça existe, c’est vrai, mais ce sont plutôt des exceptions. Un enfant doit prendre plaisir à jouer au hockey, sans sentir qu’il doit absolument être le meilleur de son équipe. Lui mettre inutilement de la pression pour performer, c’est ternir son plaisir. On a parfois de la difficulté comme parents à modérer nos élans, mais c’est important d’y arriver et de remettre le plaisir global au centre de nos intérêts.

Vie de famille

Chaque enfant a une activité bien à lui, tout comme ses parents. Chacun développe ses talents dans le plaisir; tout est parfait! Mais arrivez-vous encore à passer du temps en famille? Aller au musée, faire du ski, partir en randonnée, etc. ce sont des moyens aussi pour se découvrir et avoir du plaisir. Si rajouter des activités parascolaires alourdit trop notre quotidien familial, on peut s’accorder une pause. Et toutes les raisons sont valables : un changement de travail, une rentrée en première année (on ne sait pas comment va réagir notre enfant), un budget plus serré, une série d’obligations familiales, etc. La pause devient donc bénéfique le temps qu’on se remette sur les roues! On explique simplement aux enfants qu’on reprendra plus tard. Si on persiste malgré tout, ce sera toute notre vie de famille qui en souffrira.

Par Nadine Descheneaux

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