Enfant

L'éducation positive en 8 étapes

Approche qui gagne de plus en plus en popularité, la consigne positive se résume à enrayer le fameux « non » de notre vocabulaire. Possible? Il parait. Efficace? Plusieurs ne jurent plus que par elle!

Ah! Le fameux « non »! Lorsqu’on a des enfants, et quand ceux-ci commencent à se mouvoir et à explorer, puis à tester et demander, il apparaît. Pour être franc, en tant que parent, on a parfois l’impression que c’est tout ce que l’on dit. Non, non, non...

Et pourtant, ce mot est empreint de négativité. On le sait: il est important de fixer des limites aux enfants et de les faire respecter. De plus, ce mot de trois lettres est la plupart du temps le premier qui nous vient à l’esprit pour faire respecter son autorité, mais aussi de protéger l’enfant qui s’apprête à faire quelque chose de dangereux. Et si, à force de l’entendre, le « non » perdait de son pouvoir?

C’est une poupée, qui dit…

C’est un peu l’idée derrière l'éducation positive (aussi appelée la parentalité positive ou la consigne positive), qui veut que ce déferlement de « non » sur l’enfant soit, entre autres choses, à la base même de la phase du non, aussi appelée phase d’affirmation. « En de nombreuses occasions, en tant que parents, nous devons contrecarrer les désirs de nos enfants », écrivent Faber et Mazlish, auteures de Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent. « Certains enfants perçoivent le simple “non” comme un appel aux armes, comme une attaque directe à leur autonomie. Ils mobilisent toute leur énergie pour contre attaquer. Ils crient, font des crises lancent des injures, deviennent maussades. Ils bombardent leurs parents d’un déluge de : “Pourquoi pas ?/ Tu es méchant(e) !/ Je te déteste!” »

De surcroit, plusieurs croient, comme la Dre Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse : repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau), que d’entendre constamment ce non contraignant aurait pour effet de prolonger la phase d’affirmation.

Pourquoi? Parce que la formule négative, souvent employée sur un ton anxieux, occasionne du stress chez l’enfant. Dès lors, soit l’enfant (ou l’adolescent) s’oppose, soit il se soumet, au risque de ne pas s’affirmer. En effet, pour que l’enfant s’épanouisse, sa curiosité et son désir de découvrir doivent être stimulés, ce que la consigne négative aurait tendance à affecter. La Dre Gueguen s’est par ailleurs intéressée aux effets que ces consignes négatives pouvaient avoir sur le cerveau de l’enfant; dans ses ouvrages on apprend donc qu’une attitude ouverte et positive permettrait au cerveau de l’enfant de maturer de façon optimale.

Ne plus dire « non » (ou moins souvent), c’est possible!

Oui : enrayer les consignes négatives, c’est possible... mais pas nécessairement facile. Voici, concrètement, et selon les écrits de Faber et Mazlish, comment on peut y arriver en huit étapes.

  1. Donnez des renseignements et des informations
    Au lieu de répondre tout simplement à la négative, on explique plutôt ce qui motive notre refus. En connaissant nos raisons, l’enfant a, d’une part, l’impression qu’on le respecte, et deuxièmement, plus de chance de comprendre votre raisonnement. Par exemple, si votre enfant vous demande s’il peut manger un biscuit, répondez-lui simplement : « On passe à table dans quelques minutes. »
     
  2. Accueillir les sentiments et les émotions de l’enfant
    Ses larmoiements et crises peuvent vous sembler enfantins, mais la peine que votre enfant ressent est bien vraie. Il est donc préférable de lui montrer que vous le comprenez (« Tu as de la peine parce que… ») plutôt que tenter de le raisonner (« Franchement, ce n’est rien… »)
     
  3. On remplace « non » par « oui »… quand c’est possible
    De la même manière qu’on remplace « si » par « quand ». Par exemple : « Oui, tu pourras faire ceci, quand tu auras terminé cela… »
     
  4. Prendre le temps de réfléchir
    De dire à notre enfant « laisse-moi y penser », c’est aussi lui faire savoir que sa demande est importante et qu’on la traite avec sérieux.
     
  5. Donner des choix
    Par exemple, à l’heure du dodo, offrez-lui des options : « Tu peux jouer cinq minutes avec tes figurines, ou on peut lire un livre ensemble. Après, c’est dodo. » Le « c’est toi qui choisis » a fait ses preuves!
     
  6. Traiter les enfants avec respect
    C’est vrai pour tout le monde : lorsqu’on nous traite avec respect, on devient plus enclin à faire ce qui demander de nous.
     
  7. Chercher la solution ensemble
    Parfois, on a tout de même de la difficulté à s’entendre. En tenant compte des points précédents, il peut s’avérer judicieux de s’asseoir et de trouver conjointement une solution. On écoute les points de l’enfant, il écoute les nôtres. On retient ce qui convient aux deux partis.
     
  8. S’exprimer au « je », et utiliser l’humour
    Tous les signaux envoyés à l’autre sont alors beaucoup plus positifs!
On poursuit la réflexion

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent, Faber et Mazlish, Éditions du Phare, ISBN 9782981161062, 24$

Pour une enfance heureuse : repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau,  Catherine Gueguen, Pocket, ISBN 9782266254090, 14,95$

Par Marie-Eve Bourassa

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