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Gérer ses frustrations

Comment un enfant si petit peut-il nous rendre aussi nerveux quand vient le temps de lui demander de faire quelque chose? Devrions-nous mieux gérer ses frustrations?

Votre enfant apprend à toute vitesse. Le petit poupon qui semblait si reconnaissant d’être protégé et nourri par sa maman pleine d’amour et de tendresse voit soudainement son monde d’un autre œil alors qu’il apprend à marcher et qu’il découvre le monde qui l’entoure. De mère aimante qui comprenait immédiatement ses besoins et ses envies, vous êtes devenue un obstacle qui l’empêche de jouer, de prendre certaines choses, d’arracher les plantes, de tirer la nappe, de descendre les escaliers et qui l’oblige à dormir! De temps en temps, vous êtes la « méchante maman ». De temps en temps, votre enfant pique une colère spectaculaire qui vous inquiète et vous révolte et vous vous sentez piégée et impuissante. Que doit-on faire afin d’apaiser cet enfant tout en sachant qu’il ne pourra pas éternellement avoir tout ce qu’il veut?

Un enfant est un enfant

Tout d’abord, lorsque vient le moment d’exprimer un refus, n’oubliez jamais que votre enfant n’est pas un adulte. Il ne comprend pas les sous-entendus, l’ironie ou le sarcasme. Il ne comprendra pas que quand vous dites « Oui, bien sûr que tu peux te coucher à minuit, franchement! », vous voulez simplement dire « non ». Simplifiez les choses et dites-lui « non ». Ce sera moins stressant pour lui et il aura davantage tendance à croire ce que vous lui dites et à vous écouter si vos propos sont cohérents à ses yeux. Des consignes claires et l’assurance de toujours comprendre le message que vous voulez faire passer diminueront ses frustrations.

Il est également préférable d’éviter les « d’accord? », « ça va comme ça? », « tu veux bien? » Votre enfant qui se fait poser une question suppose qu’il a le droit de dire non. « Le “D’accord?” final signe la demande d’acquiescement et laisse la porte ouverte au désaccord : “‘Non’, peut répondre l’enfant” », dit Véronique Guérin, psychosociologue et auteure. Soyez ferme et clair, offrez des choix qui vous conviennent comme par exemple, « Veux-tu prendre un bain ou une douche » et évitez de surprotéger votre enfant. Il sera plus confiant quand il constatera que se laver, se coucher ou ranger ses jouets n’est pas aussi difficile qu’il le croyait.

Grandir

Gérer les frustrations est une partie importante de la croissance d’un enfant et figure parmi les plus difficiles pour une maman. Vous qui voulez son bonheur à tout prix vous sentez responsable de son malheur et de sa peine. Pourtant, vous ne devriez pas vous sentir coupable.

Toujours selon Véronique Guérin, « L’adulte qui cherche à épargner l’enfant, l’empêche de trouver sa force intérieure et de devenir le héros qui “survit” aux frustrations, séparations et autres épreuves de la vie. » Apprendre à gérer ses frustrations permettra à votre enfant de gérer sa colère et à accepter les échecs. Évidemment, les parents bienveillants culpabilisent en refusant à leur enfant de petites choses qui, après une demi-heure de crise, semblent bien anodines, mais, aussi tentant que ce puisse être de céder à la tentation de le calmer en lui donnant ce qu’il veut, il faut se rappeler que cet apprentissage est un cadeau bien plus grand qui lui servira toute sa vie.

Éviter les dérapages

Un enfant frustré peut dire des méchancetés, crier, frapper, lancer des objets et se jeter par terre dans des crises spectaculaires qui étonnent, inquiètent et peuvent vous mettre en colère. N’oubliez jamais que c’est lui l’enfant et vous l’adulte. S’il vient à bout de votre patience, assurez-vous qu’il est en sécurité, avec un autre adulte par exemple, et éloignez-vous pendant un moment. Ceci pourrait même briser l’atmosphère de confrontation et vous aider à discuter avec lui plus calmement.

Ces crises permettent à votre enfant d’extérioriser une colère passagère qu’il n’a pas encore appris à s’expliquer et à rationaliser. Puisque ces frustrations lui semblent déjà insurmontables, évitez de mettre votre affection dans la balance quand il a déjà le sentiment que tout lui est toujours refusé. En sachant que vous serez toujours là pour discuter après ses excès de colère, il sera rassuré et sera davantage en mesure d’apprendre à se contrôler.

Par Anne Costisella

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